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de ce qu*ils disent, mais c'est une secte de menteurs*. » Montaigne est pris à partie et très-malmené. Si nous avions à indiquer la meilleure réponse au livre des Pensées, nous désignerions la logique de Port- Royal. Nous y ajouterions le beau Discours contenant en abrégé tes preuves natU" relies de Inexistence de Dieu et de Vimmortalité de tàme^. n parut en 1670^ un peu après les Pensées; et on dirait que Nicole avait en vue les arguments sceptiques de Pascal, lorsqu'il écrivait les lignes suivantes : a Je suis persuadé que ces preuves naturelles ne laissent pas d'être solides... Il y en a d^abstraites et de métaphysiques^ et nous ne voyons pas qu'il soit raisonnable de prendre plaisir à les décrier; mais il y en a aussi qui sont plus sensibles^ plus conformes à notre raison^ plus proportionnées à la plupart des esprits, et qui sont telles qu'il faut que nous nous fassions violence pour y résister... Quelque effort que fassent les athées pour effacer l'impression que la vue de ce grand monde forme naturellement dans tous les hommes^ qu'il y a un Dieu qui en est Fauteur^ ils ne sauraient l'étouffer entièrement; tant elle a des racines fortes et profondes dans notre esprit. Il ne faut pas se forcer pour s'y rendre, mais il faut se faire violence pour la contredire... La raison n'a qu'à suivre son instinct naturel pour se persuader qu'il y a un Dieu, o Un peu plus tard, en i67i, dans le premier volume des Essais y au traité de la faiblesse de l'homme, Nicole parle de Descartes en des termes qui contrastent fort avec ceux de Pascal et de Sacy : a On avait philosophé trois mille ans dijrant sur divers principes. Il s'élève dans un coin de la terre un homme qui
1 . La logique, ou Fart dépenser, édition de 1662. Discours sur le desein de cette logique, p. 18.