RAPPORT A L'ACADÉMIE FRANÇAISE
Ladaas tes féueei d« l«r ayril, iw mai, l«r juin, \n juillet, 1» aoftt 1842.
Plus d'une fois rAcadémie m'a entendu exprimer le vœu que^ pour préparer et soutenir son beau travail du dictionnaire historique de la langue française^ elle-même se chargeât de donner au public des éditions correctes de nos grands classiques, comme on le fait en Europe depuis deux siècles pour ceux de l'antiquité. Le temps est malheureusement venu de traiter cette seconde antiquité, qu'on appelle le siècle de Louis XIV, avec la même religion que la première, de l'étudier en quelque sorte philologiquement^ de rechercher avec une curiosité éclairée les vraies leçons, les leçons authentiques que le temps et la main d'éditeurs inhabiles ont peu à peu eJBfacées. Quand on compare la première édition de tel grand écrivain du