‹ Études sur PascalChapitre 49 sur 155 · I. Jinf 1 pmr · texte numérisé non relu

I. Jinf 1 pmr

MARUICBIt àXJVMMÂftaL, p. 8. ÉiMXjam.

l'existence d'une choee sans oonnoUie sa nature.

(P. 4. ) - (Desm. p. HO. B. i« p. ui, 1.)

Parlons maintenant selon les in- Parlons maintenant selon les lumières natarelles. S'il y a un Dieu, mières naturelles. S'il y a un Dieu, il est infiuiment incompTéhensible, il est inflniment incompréhensible» puisque, n'ayant ni parties ni bor- puisque, n'ayant ni parties ni bornes, il n'a nul rapport à nous : nés, il n*a nul rapport à nous, nous sommes donc incapables de Mous sonunes donc incapables de connoltre ni ce qu*il est, ni s'il est. oonnoitre ni ce qu'il est, ni s'il est. Gela étant , qui osera entreprendre Cela étant atrui, qui osera entrede résoudre cette question? Ce n'est prendre de résoudre cette question? pas nous, qui n'avons aucun rap- Ce n'est pas nous, qui n'avons auport à lui. cun rapport à lui.

(Desm. u. B. 2«p. xyii, 2, P«nêéea divenei.) Qui blâmera donc les chrétiens Qui blâmera donc les chrétiens de ne pouvoir rendre raison de leur de ne pouvoir rendre raison de créance, eux qui professent une re- leur créance, eux qui professent Ugion dont ils ne peuvent rendre une religion dont ils ne peuvent raison? Ils déclarent, en Texposant rendre raison? Ils déclarent, au au monde, que c'est une sottise, contraire, en l'exposant aux 6«iistultitiam; et puis vous vous plai- tiis^ que c'est une faite, ituititiam, gnex de ce qu'ils ne la prouvent pas! Et puis vous vous plaignes de ce . Slls la prouvoient, ils ne tien- qu'ils ne la prouvent pas! S'ils la dioient pas parole : c'est en man- prouvoient, ils ne tiendroient pas quant de preuves qu'ils ne man- parole; c'est en manquant de preu* quent pas de sens. Oui; mais encore vés qu'ils ne manquent pas de sens, que Cela excuse ceux qui l'offireot onî • mais encore que cela excuse telle, et que cela les 6te du blâme ceux qui l'oi&ent telle ^e//e €$t, de la produire sans raison, cela et que cela les ôte du bldme de la n'excuse pas ceux qui la reçoivent, produire sans raison, cela n'excuse

pas ceux qui,«ur r exposition qu'ils en font, réfutent de ia croireK Reconnoietez donc ia vérité de ia reii" gion dans V obscurité de la reiigion.

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INflNI. BIEN.

MA!<rSCfiIT AUrO€»ANIB, p. 4.

Examinons donc ce point et disons: Dieu est, ou il n'est pas.

Mais de qael côté pencheroDS-nous?

la raison n'y peut rien déterminer.

Il y a mi chaos infini qai nous sépare. Il se joue un jeu à Textrémité do cette distance infinie où il arrivera croix on pile. Que gagerez- Yous? par raison, vous ne pouvez faire m l'un ui l'aatre; par raison, vous ne pouvez défendre nul des deux.

Ne blâmez donc pas de fausseté ceux qui ont pris un choix : car vous n'en savez rien. — Non; mais

kniTioss.

dans le peu de lumières que nous en aoons, dans Findifférence que nous avons de la oonnoUre.

l P.-R. vu. B0S8. i* part, tu, 6.)

Je ne me servirai pas^ pour vous convaincre de son existence^ de la fi» par laquelle nous le (Dieu) eon^ naissons certainement, ni de toutes les autres preuves que nous en avonSf jnUsque vous ne les voulez poâ recevoir. Je ne veux agir avec vous que par vos principes mêmes ^ et je prétends vous fixire voir par la manière dont vous raisonnez tous les jours sur les choses de la moindre conséquence , de quelle sorte vous devez raisonner en celle" ci, et quel parti vous devez prendre dans la discussion de cette impor^ tante question de Vexistence de Dieu,

Vous dites donc que nous sommes inocules de connoîire s'il y a un Dieu, Cependant il est certain que Dieu est ou qu'il n'est pas ; i7 n'y a point de milieu. Mais de quel côté pencherons-nous? La Ta,mn, ditesvous ^ n'y peut rien déterminer. 11 y a un chaos infini qui nous sép^e. Il se joue un jeu à cette distance infinie où il arrivera croix on pile. Que gagerez-vous? Par raison vous ne pouvez assurer ni l'un ni Tautre; par raison vous ne pouvez nier aucun des deux.

Ne blâmez donc pas de fausseté ceux qui ont fiiit un choix; car vous ne savez pas s'ils ont tort, et

fNFINL R1£N.

MlHUfOUT AUT<MiA»BI, p. 4.

je les blftmffai d'aTotr iUI> boum choix, mais un etuAK; car enoara que celm qui prend croix et ramsa (pile) soient en pareille faaia» Ua sont toos denz en £ante : le jnste est do ne point parier.

Oui y mais il faut parier, ceb n'est pas volontaire; tous AteaemiNurqué^; lequel prendrea - tous donc? Voyons. Puisqu'il faut choisir, Toyons ce qui tous intéresse le moins. Vous arez deux choeee à perdre: le Trai et le bien, et deux choses à dégager* : votre raison et votre volonté, votre connolssanceet votre béatitude; et votre nature a deux choses à fuir, Terreur* et la misère. Votre raison n'est pas plus blessée, puisqu'il faut nécessaire»

ment choisir, en choisissant l'un que Tautre. Voilà un point vidé; mais votre béatitude?

Pesons le gain et la perte, en prenant croix que Dieu est. Estimons ces deux cas; si vous gagnez, vous gagnez tout; si voua perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu'il est, sans hésiter. Gela est admirable. Oui, il faut gager, mais je gage peut-être trop^ Voyons, puisqu'il y a pareil hasard de gain et de perte, si vous n'aviez

AMnoMi.

/Us wt mai cMii, Non, dirti-vcm^ mais Je les bUmerai d'avoir &it, non oe choix , mais un choix : et celui qui prend croix et celui fw prend jnU, ont tenu deux tort : le juste est de ne point parier.

Oni; mais il faut parier; cela n'est point v<doDtaire: vous êtes embarqué, et ne parier point que Dieu est, €^est parier q^il n'est pas.

Lequel proadrex-vons done?

Peoooe le gain ei k perte eu prenant h parti de croire que Dieu est. Si vous gagnez, voua gagnai tout; si vous perdea, vous ne perdes rien. Parie% donc qu'il est sans hésiter. Oui, il faut gager, mais je gage peut-être trop. Voyons: puisqu'il y a pareil hasard de gain et de perte, quand voue n'Avrifa que deux vies à gagner pour une, vous

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