‹ Études sur PascalChapitre 51 sur 155 · I. Lea deus copies , s. I*a>cal avait lui» d'abord · texte numérisé non relu

I. Lea deus copies , s. I*a>cal avait lui» d'abord

tard </• gpin tfut it /fertt.

mfSni.

Et mutumt ds &•- i. Celle derntèrr pluraie n'e»! qur li- n •uni» des longidételoppi-niciil* i]iii »oiil <-ti ir^.ird.

INFINI. RIElf.

■ANt'SCRiy AVTOGBAPU^ p. 7.'

Car il ne sert de rien de dire qu'il est hicertiin si on gagnera et qn*il «fit certain qu'on hasarde , et qne l'infinie distance qni est entre la certitude qu'on s'expose et l'incertitude de ee qu'on gagnera égale le bien fini qu'on expose certainement à rinfni qni 'est 'incertain.

Cela n'est pas ainsi; tout joueur hasarde ayee certitude pour gagner arec incertitude. Et néanmoins il hasarde certainement le fini pour gagner ineertainement le Ihii^ sans pécher contre la raison. Il n'y a pas infinité de distance entre cette certitude de ce qu'on «'expose et lincertitude du gain ; cela est faux. Il y a à la Térité infinité entre la certitude de gagner et la certitude de perdre; mais l'incertitude de gagner est proportionnée à la certitude de ce qu'on hasarde^ selon la proportion des hasards de gain et de perle; et de là Tient que 8^ y a autant de hasards d'un cMé que de l'autre, le parti est à jouer égal contre égal; et alors la certitude de ce qu'on t'expose est égale à l'inœrtitude du gain: tant s'en faut qu'elle en soit infiniment distante!

Et ainsi notre proposition est dans une force infinie^ quand il y a le fini à hasarder à un jeu où il y .1 pareils hasards de gain que de perte, et llnflni à gagner. Gela est démonstratif; et si les hommes sont capables de quelque vérité, ceUe-là Test.

(P. 4, à la marge.)

Je le confesse, je l'aToue, mais

xonioiu.

Car il n« sert de rien de dire qu'il est incertain si on gagnera et qu*il est certam qu'on hasarde, et que TinAnie distance, qui est entre te certitude de ce qu*on expose et llnoertitud» de ce que Ton gagnera, égale le bien fini qu'on expose certainement à l'infini qui est incertain. Gela n'est pas ainsi : tout joueur hasardetavec certitude pour gagner awc incertitude. Et néaa* moins il hasarde certaiaement le fini, pour gagner ineertainement le fiiii , sans pécher contre la raison, n n'y a pas infinité de distance entre cette certitude de ce qu'on expose et l'incertitude du gain; cela est faux, n y a à la vérité infinité entre la certitude de gagner et la certitude de perdre; mais l'incertitude de gagner est proportionnée à la certitude de ce qu*on hasarde»

selon la proportion ùsi& hasards de gain et de perte : et de là vient qne s*il y a autant de hasards d'un côté que de l'autre, le parti est à jouer égal contre égal; et alors la certitude de oe qu'on expoee est égale à l'incertitude du gain : tant s*en faut qu'elle en soit inteiment distante I Et ainsi notre proposition est dans une force infinie, quand il n'y a que le fini à hasarder à un jeu où il y a de pareils hasards de gain que de perte , et llnflni à gagner. Cela est démonstratif; et si les hoiumes sont capables de quelques véritér, ils le doivent être de ceUe-là.

Je le confesse. Je l'avoue. Mais encore n'y aunni-il point de moyen

904 INFINI. RIENr

VAiiuw;irr iinoGtAPBE, p. 4. iDinons.

«nooie n'y vtnil pa& wojea d« Toir 4e voir un peu cltàr? 0«i» par le

te dessous dij^ jeu ? — Oui ^ rÉcri- moye* d» rËcriture, et par t<mtet

tare, et le reste, etc. ief autre* preuoeg de la reUffim^

qiû mmi infUiie*.

Oni^ mais yù les mains liées e4 (Saiveat dans P.-R. I paragn^

la boûcbe muette; 09 me fioioe k fh^ tirés de différents endxoite du

parler^, et je ne suis pas en liberté; Mso., et un 4« : « Quel mal tous

ou ne me relAcba pas , et je sois lût amTCia-t-il en prenant oe parti... .»

d'une teUe sorte qua je ne pai» qui doit venir plus tard^ et que

croire. Que Toulezf^voue donc que Pascal a lui-même intitulé : Fm 4e

je fasse t ce dùcoun, )

(P.-R., ibid.)

Il est vrai; mais appienes «a Voue ditife qufi voue éiee fait de

moins votre impuissance à croire ' » t^e sorte que vous ne eauneit croire,

puisque la raison vous y porte , et Apprenez an moins votre impuis-

que néanmoins, vous ne le pouvex. sance à erQire> puisque la raison

Trava^lez donc non pae i vous vh)u« y p(»rte, et que néanmoins

convaincre par l'augmentation des ^ous ne le pouves. TravaiUez donc

preuvres de Dieu, mais par la di- ^ vous coi^vaincre. non pas par

minution de vos passions. Vous l'augmentation des preuves de Dieu,

voulez aller à la foi, et vous n'en mais, par la diminution de vos pas-

savez pas le chemin; voue vouiez siPAS. Vous vouiez aUer à la foi» et

vous guérir de l'infidélité, etvons ^^^ n'en savez paa le cbemin;

en demandez les remèdes. Appre- '^ons voulez vous guérir del*infidé-

nez (les) de ceux qui ont été liés lité, et vous en demandez les renè-

comme vous, et qui parient mainte* ^^' apprenez-les* de ceux qui ont

nant tout leujr Men* Ce sont gens ^^ ^^^ 9^ ^ous et qui n'ont pré-

qui savent un ehemin que vous eentement aucun doute, lis savent

voudriez suivre* et guéris d'un mat ce chemin que vous voudriez sui-

dont vous voulez guérir. Suivez la ^re, et Us sont guéris d'un mal

manière par où Us ont commencé; <lA^t vous voulez guérir. Suivez la

c'est en faisant tout comme s'ils manière par où ils ont commencé;

croyoient, en prenant de l'eau hé- i^^ten leurs actions êxtérieuÊres, si

nite, en faisant dire dee messes, etc. vous ne poimeit encore entrer dans

Naturellement même ceU vom fera t^^e di^posiUons mtériewee; quk»

a. Lft pffCwAp» «MpiiT» éà PumbI h: yti •ntan dan^la laMMBrtt : •. Mwa afiiKWMM vmiiit tint roire îwpwijwnw à croirv m.m«4

HAHTTSCBIT ADTOGIAHR^ p. 4. ÉDlTlOm.

croire et tous abêtira. — Mais c'est iei ces vains amusements qui vous ce qa§ je crains. -- Et ponrgnoi? occupent tout entier. qa*avez-TDii6 à perdre ?

Maispour TOUS montrer que cela ( P.- B. donne ici denxparagray mène, c'est que cela diminue les pbes étrangers à oe morcean : passions qni sont tos grands ol)8ta- « f aurais bimiôt quitté ces plai clés, etc. sirs.»)

Or, quel mal vottf arriTera-t>il Qnel mal voos anriTera4*il en en prenant ce parti? Yons seines prenant ce parti? Yons serez M^le, fidèle, honnête, hnmble, reconnois- honnête, hnmble, reconnoissant, sant, bienfaisant^ omt ^ sincère, yé- bienfaisant^ sincère, vâritable. A la ritable. À ïbl Térité tons ne serez yérité tous ne serez point dans les point dans les plaisirs empestés^ plaisirs empei^s, dans la gloire, dans la gloire, dans les délices; dans les délices. Mais n'en aureamais n'en anres-tons point d'au- tous point d'antres? Je vous dis très? Je Tons dis que rons y ga- qne voos gagnerez en cette vie; et gneres en cette Tie; et qu'à chaque qu'à chaque pas que tous ferez pas qne tous ferez dans ce chemin, dans ce diemin^ tous yerres tant ▼ous Terrez tant de certitude de de certitude de gain^ et tant de gain, et tant de néant de ce que ^^^^^ ^^""^ ce que tous hasardez^ TOUS hasardez^ que tous connoitrez ^^ ^^ka eonnoiiMS à la fin que à la fin que tous ayez parié pour ^^ms arei parié pour ime éhose une chose certaine^ infinie, pour <»rtân» «♦ infinie , H que tous laquelle tous n'aTez rien donné. n'arci^rien donné pour r obtenir,

(P. 4, à la marge.)

0 ce discours me transporte^ me raTit, etc.

Si ce discours tous plaît et tous semNé fort, iadkez qui! est fUit par un homme qni s'est mis à genoux auparaTaiit et «près, peut prier cet Être infini et sans parties, auquel il soumet tout le sien, de s6 soumettre auss le fôIre pow^mtre propre bien et pour sa gWl», et qu'ainsi la fowe s'aceonle aree cette bassesse.

1. D»i>« t« DiMaterivai dam Puiw d« eopiet, il y • uoa fiif vJe afret «m/.

■AllOSGirr ADTOOUFHB»

P^M bien ■uÏTica «t ipèi twrriDéw (P. »47.)

Voilà où nous mènent les connoifisances Datnrelles. Si celles-là ne 8on( véritables, il n'y a point de Térité dans l'homme; si elles le sont, il y tronye on grand snjet d'humiliation» forcé à s'abaisser d'une ou d'antre manière; et, puisqu'il ne pent subsister sans les ôrolre. Je souhaite^ avant que d'en* trer dans de plus grandes lecbercbes de la nature, qu'il la considère une fois sériensement et à loisir, qu'il se regarde aussi soi-même et juge s'il a quelque proportion ayec elle par la comparaison qu'il fera de ces deux <^jet8. (Cet alinéa est barré dans le lise.)

Que rbomme contemple donc la nature entière dans sa haute et pleine majesté; quil éloigne sa vue des objets bas qui l'environnent; qa*il regarde cette éclatante lumière mise comme une lampe éternelle pour éclairer Tunivers; • que la terre lui paroisse comme un

(Purt-Royal, ch. zxn. Connoissance générale de l'homme.)

LoL première chose qui Coffre à Chmrnme quand il se regarde^ <fest son corps^ (fesUà-dire une certaine portion de matière qui lui est propre. Mais pour comprendre ee quelle est, il faut qt/il la compare avec tout ce qui est au^ssus de lui et tout ce qui est au-dessous^ afin de reamnoUre ses justes bornes.

Qifil ne s^arré^ dooo pas à re- (farder simplement les objets qui l'e&Tironnent; quil contemple la nature entière dans sa haute et pleine majesté; qallconsidère cette éclatante lumière, mise comme une lampe étemelle pour éclairer Tunivers; que la terre lui paroisse

I. Ve>w l'etamen rfétaïUé 6m ea mcrecau , Mapfhal, (». tSS-a^é.

MANUSCRIT AUTOGIAPBS, P. 347-361.

point an prix du vaste tour que cet astre décrit^ et qn'il s*étonne de ce qne ce vaste tour lui-même n'est qa'm point très-délicat à l'égard de celni qne les astres qui roolent dans le firmament embrassent. Mais é notre Tue s'arrête là, qne l'imagination passe outre : elle se lassera plutdt de concevoir que la nature de fournir. Tout le monde visible n'est qu'un trait imperceptible dans l'ample sein« de la na* ture. Nulle idée n'en approche; nous avons beau enfler nos con^ ceptions au delà des espaces ima^ ginables, nous n'enfantons que des atomes au prix de la réalité des choses : c'est une sphère infinie dont le centre est partout, la circonférence nulle part. Enfin c'est le plus grand caractère sensible de la toute-puissance de Dieu que notre imagination se perde dans cette pensée.

Que l'homme étant revenu à sol, considère ce quil est an prix de ce qui est; qnll se regarde comme égaré dans ce canton détourné de la natare*^ et que, de ce petit cachot où il se trouve logé, j'entends l'univers, il apprenne à estimer la

comme un point au prix du vaste tour que cet astre décrit, et qu'il s'étonne de ce que ce vaste tour lui-même n'est qu'un point trèsdélicat à regard de celui que les astres qui roulent dans le firmament embrassent Mais si notre vue s'arrête là, que l'imagination passe' outre : elle se lassera plutêt de concevoir que la nature de fournir. Tout ce que fkms voyons du monde n'est qu'un trait imperceptible dans l'ample sein de la nature; nulle idée n'approche de rétendue de ses espaces; nous avons beau enfler nos conceptions, nous n'enfantons qne des atomes an prix de la réalité des choses : c'est une sphère infinie dont le centre est partout, la circonférence nulle part. Enfin c'est un des plus grands caractères sensibles de la toute»' puissance de Dieu que notre ima* gination se perde dans cette pensée.

Que l'homme, étant revenu à soi, considère ce qu'il est au prix de qe qui est; qu'il se regwde comme égaré dans ce canton détourné de la natui«, et que, de oe que lui paroîtra ce petit cachot oè il se trouve logé, ^esi-à-dire ce mande vieible.

t. PtMal arul mùê d*»b«rd . • Doiu tlm- M«iM« HmUh» iêê timm, ■ Ce petit more«M tàk plttB é» raii0w« «1 paru h tnm d'an fnvd

■ANUKtrr AOIOSftAPBB, tOlflÛW.

terre, les i«y«iiiiiei, les Tfltai M il ap^nme a estimer lateExe^ies

soi-même son Juste prix. i^anmest les nllesei soVmèmeà

seBivstepriz.

Oifest-ee qu'na lumaat dans VUh Qa'est-ee qa'vn homme dans Fin-

fini? f^fOm ie peut comprendre? UaÎB

Mate pour tel pféssntcr i autre poar loi présenter nn antre prodige

prodige aussi étonaant, qu'il cher* aussi étonnant, qn^il rechercha

cbe dans ce qu'il oonnoll les ébosea dans ce qu'il oonnoit les chœes les

les plus d^oates. Qu'on ciron hd idns délicates. Qu'un ciion, par

oflbe dans la petiteses de son corps ewMfvIe, lui offire dans la petitesse

des parties Inoompaiatdement phia de son corps dee parties inoompara-

petHes; des jambes avee des Jiriik- blement plos petites, des jambes

turee, des veines dans ces jankbeo, avec des jointuree, des veines dana

du saj^ dans ces vemes, des h»- ces >aBftbesv da sang dans ces vei-

meuve dans ee sang, dee goutles nés, des hnmeura dans ce sang^

dans ees humeurs» dea vapeuis des gouttes dans ces humeurs, des

dans ces gouttes; que, divisant en- vapeun dans ces gouttes; que, di-

eoia ees deraièfes choses^ il épuise visant encore ces dernières choses,

ees forces en ces conoeptiene, et qaa il épuise ses forées et ses concep- .

le demieff ol^ où il peut arrivai tions; et qae le dernier objet où il

eoit nalntenant eelui de aotoe die- peut asriver soit maintenant celui

cours : il pensera peut-être que de notre discours : il pensera peut-

c'est là l^trtoe- petilease de la élie que c'est U l'ezlréme peu-

nature. Je veux lui ftire veia Uir tesse delà natoie. Je veux lui faiie

dedans un abime nouveau*; je lui voir là dedans un abtme nouveau;

rna peindra noD-seulemant l'uni- >e veox hii ptindie non-seulement

vers vtsible,maiBnnimeDeitéqu*oa Vuaàvera vieibla, maia encore tout

peut eoneefoir de la nature dans ee fn'i/ êH cepa^^ de concevoir de

reneeinte de ce raccourci d'atome s. l'immensité de la natare dans Teo-

Qu'il y vof e uneinin&té d'univers\ ceinte de cet atome imperceptible,

dont ohaoun a son flimameBtt ses On'il 7 >oye une. ii^nité de mon-

plaailes^anteRe,enla.mteepca- dlet»do«t ohaan» a son flnnament, portion que le mbnde visiUe; dans ses planètes, sa terre, en la même cette terre» des animaux; enfin proportîni que le monde visible;

Page 1