Il j «rail d'abord , e^êgautiM
•. ^'abord , a* «Mm é^ grmnimr.
l. L«t devs eq>iefl « ra«eo«rrf ^•hjmê 4. D*abwd, é* iMNidM.
MAHUSGRIT AVPMftArBB^ ÎDITIOUS.
P. 347-sei.
des eiroDf.daas lesqm^ il fBkn»- dans eetts tcm d« anlaMni, et vefraceqae les prenlen ont donné, enin dei cirons, dans iMipieis U et troorant enooro dam Im antros ratronyeia caqn» les prenûen oii( la môme chose, sans fia et sans donné, iroaTant encore dans les repos ^ aittres la même chose, sans fin et
sans repos.
(Les pages té» «i aae en hlanc. Qu'il se pevde dana ces merreii- P. S5t. ^y les anssi étannantes par leur peti-
Oii'il se perdaâaoa ces meiveilles tesse qne les antres par leur éteoranssi étonnantes dans leur petitesse due : car, qui n^admirera que notre qae les aatves par leur étendue : corps» qnitantèl n'éloiipas peioepcar, qui n'admirera qne node corps, tible dans i'nnivers> imperceptible qui tantftt n'étoit pas perceptible lui-même dans le sein du lent, soit dans TaniTers, iraperceptibls Inî» mainleaaait un colosse, un mande, mène dans le sein dn tont, soit à on {totdl nn tout à ïifxtà éh la ' présent un colosse, on monde, ou (kmière petiiesae où Ton ne pent ptntàt «n tout à l'égard dn néant arriTer? oli Ton ne pent arriver?
Qnî se censidérein de In seti» Qui se considérera de la sorte, s^effrayeia de soi-même, et se eon> s'efhrayera sang duMU de te voir sidérant soutesn, dans la aaase comme mapendu, dans la masse qne la nature lui a donnée, entra qne la nature lui a donnée, entre ces deux abloiaa de IHnllni et du ces denx abimes de l'infini et dn néanit, il tremblera dana In voe de néant, dont U est également élaices merveilles; et je crois que s& gné; il tremblera dans la vue de cnriosité se changeant en admira- ces merreilles, et je crois que su
tion, il sera plus disposé i les con- curiosité se changeant en, i tenf^lev en syeace qni*à leaaashfl^ tion, il seta pins disposé aies eancto «vee présomition^ templer m silence qa'à \m rechor^
cher avec présomption.
Car enfin, qn^est^sn qne nimmna Car eiÉtai, qu'estpcafoe Th
dans la natave? Un néaMàrégaBÉ dans la natait? Un néant à i'é^
de linflni, an tout à l'égard du gaad de l'infini, ma totet à IMfanl
néan^nnmitimienmrianettenl du néant, un BÉlâpaantiaiien et
infiniawDt éloigné et mmtftaâm «m^; ^ ^
I. Il j «vtH 4Vb«rd , «n^w ^ e^rmc, «t ému €t$ eiromê «• tafmtU i*mÙ9tn taiMûU— A •mm fallnMiif i'ttêimdrt, <t t»mjmn été pf»» fmétwn f«r«</<«f a«M/b«« www^i»
MANUSCtlT AVTOGftj^nX, P. 347-861.
les extrâmes, la fin des choses et leur principe sont pour lui invinciblemeiit eaehés dans un secret impénétrabla; également incapsl>le dé voir le néant d'où il est tiré «t l'infini où il est englouti t.
Qae Cna-i-il donc, sinon d'apercevoir qaelqae apparence du milieu des choses^ dans on désespoir éternrl* de connottre ni leur principe ni leur fin? Toutes choses sont sor»
ties du néant et portées jusqu'à l'infini. Qui suivra ces étonnantes démanges? L'auteur de ces mer- Teilles les comprend : tout autre n» le peut faire.
(P. an.)
Manque d'avoir contemplé ces infinis, les honmies se sont portés témérairement à la recherche de la nature, comme s'ils avoient quelque proportion avec elle.
C'est une chose étrange quils ont Toulu comprendre les principes des choses, et de là arriver Jusqu'à oonnoltre tout, par une
deux estrèmes, €t wn étf€ n'df / pas moitu dUtimt du néant d'où il est tiré que de l'infini où il est en- ^uti.
Son intelligence tient, dam rotdre des choses intelligibles, le .même rang que son corps dahs V étendue de la nature (cette phrase ne rieni dans le Msc. que 8 pages plus bas); et tout ce qu'elle peui faire est <f apercevoir quelque apparence du milieu des choses, dans un désespoir éternel den connottre ni le principe ni la fin. Toutes choses sont sorties du néant et portées jusqu'à l'infini. Qui peut suivre ces étonnantes démarches?
L*autenr de ces merveilles les comprend : nul autre ne le peut faire.
(Ici, grande lacune dans l'édition de Port-Royal. Cest Desmolets qui a publié le passage soi^ vaut : )
Manque d'avoir contemplé eei infinis, les honmxes se sont portés témérairement à la recherche de la nature, comme s'ils avoient quelque propoition avec eUe \.
* C'est une chose étrange qu'ils aient voulu comprendre les piinr* cipés des choses et arriver jusqu'à connottre tout, par une présomption
i. iJ'abord • ■ Le néani d'où tom nnSnl «à fMf Ml pooni. • s. D'»b«H , M
Mt tiré et I. Cet alinéa n*a pat élâ raproduit par I tut.
». B«8iul, lupplémant, n*€.
DISPROPORttOK t>£ L'HOMME
loi
MiMVSCUir AUTO«lAPflB, P. 847-861.
présomption aussi inflale que leur objet; car il est sans doute qu'on M peut former ce dessein sans une frôsomption on sans une capacité jifinie comme la nature.
Quand on est instruit, on comprend que la nature ayant gravé son image et celle de son auteur dans toutes choses, elles tiennent presque toutes de sa double infinité.
C'est ainsi que nous voyons que toutes les sciences sont infinies en rétendue de leurs recherches; car, qui doute que la géométrie, par exemple, a une infinité dMnfliiités de propositions à exposer? Elles sont aussi infinies dans la multitude et la délicatesse de leurs principes; car, qui ne voit que ceux qu'on propose pour les derniers ne se soutiennent pas d'eux-mêmes, et qu'ils sont appuyés sur d'antres qui, en ayant d'autres pour appui, ne souffirent jamais de derniers?
Mais nous foisons des derniers qui paroissentli la raison comme on fait dans les choses matérielles, où nous appelons un point indiyisible celui au delà duquel nos sens n'aperçoirent plus rien, quoi- ^le divisible infiniment et par sa nattiTC.
ÉDiTioirs.
aussi infinie que leur objet <. Or il est sans doute qu*on ne peut former ce dessein sans une présomption on sans one capacité infinie comme la nature.
' * Quand on est instrmt, on comprend que la nature ayant gravé son image et Oelle de son auteur dans toutes choses, elles tiennent presque toutes de cette double in> flnité. C'est ainsi que nous croyons que toutes les sciences sont infimes en retendue de leurs recherches.
(Lacune dans Desmolets, jusqu'à :
«On voit d'une première vue que. . j»
La fin du présent alinéa a été donnée par Omdorcet, iv, 6.) Car qaï doute que la géométrie, par exemple, a une infinité d'infinitéa de propositions à exposer? Elle sera aussi infinie dans la multitude et la délicatesse de leurs principes ; car, qui ne voit que ceux qu'on propose pour les derniers ne se soutiennent pas d'eux-mêmes, et qu'ils sont appuyés sur d'autres qui, en ayant d'autres pour appui, ne souffrent jamais de derniers?
X. BoMrt «( é'i^réê loi U plapart dea êdlteun Mipprinapiil évite Ufom ; » par uiip prr* MMnptiwi auMî IhAui* que fe«r obf «t. ■
soi
lUHDflCIilT ACTOGKAPHK, P. S47-861.
De cet éma iaflnis de Be&eneei»
eelni de «randeor est bien plat lentible; et c'est pourquoi il est axriTé à pea de penonaes de piitendre connottre toutes choees; Je vais parler de toat» disoit Démocrite'.
(lies pages 86t et SU en UaaOé P. 8$ft. Titre répété : DisproportîM de riunuaie.)
On voit d^noe première vve que rarithiaétiqiie teule fournit des principes sans nombre, et chaque science de même. (Qvnré dans le lise.)
Mais l'infinité en petitesse est bien moins visible; les pbilosopbes ont bien plutôt prétendu d'y ani* ver, et c'est là où tous ont achoppé *; c'est ce qui a donné lieu à ces titres si ordinaires dis principes des choses j des principes de la philosophie, et autres semblables, aussi fastueux en effet quoique moins en ^parence que cet autre
Aditiohs.
(£ksmol. L l.)
On voit d*nne première vue que raritiimétique fournit des principes sans nombre; cbaqne science de même.
1 L^inflnité en petitesse est bien moins visible : les philosophes ont prétendu d'y arriver, et c'est là où tons ont échoué*. C'est ce qui a donné lieu à ces titres si ordinaires:
Des principes des choses^ Des principes de la philosophie, et autres semblables aussi fastueux en effet, quoique moins ' en apparence, que cet autre qui crève les yeux : De
I. Pascal avait d'aberd mit lei ralméa ntl- Tant qu'il a barré , t UmU «iifr* ^ «a e*acf ^« d*en parlât ùmplnuM laii* prouver «I enutgttn, il Mt mioiUÊtêUkê tmpoêêHU é* U frnir*, /« mulUtué* UtfiM» dê$ ehoMê n»tu ilmm ti emeké» f M fui et f N« «Ma ^«Miia «j^ronar par p0roU$ M parpanêi— n'aii att qu*un trait titdiU' tiUt. D'où tlparoit eamhîta ttt $9t, vaim ttign». rani «• titra rfa f mff «aa Uvrat : De omni aeibili. • — La petit alioéa qui auit, quoique reproduit par Ica éditioua, eai égalcMoul barré dans le manoaorit.
» a. J'abord: aa aant mppiifaéê amc ta $meaèê f a*aii paiif voir. Corrigi : « f mVn êail. •
,Jra«aM'rnif...
B. Bon., mm,
DiSPaOPOATIOH DE L'HOMME. SOS
qni cshrt in ]«u« : d» mmi onmsdbUi, icibiii.
(P.-B.^ £h. mu Pmtiti ditver- Jer. B.l"p.Yi,î6.)
On M croit oaUireUem^ Uen On se croit ;natare11ement bien plus capable d*arriT«r an centre pins capable d'arriver an centre des oboees qne d'embiasser lenr des cboses qne d'embrasser lenr cûeonférence. Uétendne visible dn circonférence. L'étendne visible du monde nous snipasse visiblement, monde nous snrpasse visiblement. Mais comme c'est nons qni snipa»- Hais comme c^est nons qui surpassons les petites cbose% nons nous sons les petites choses, nous nons croyons pins capables de les pofis^ croyons pins capables de les posséder. Et cependant il ne faut pas der. Et cependant il ne faut pas moins de capacité pour aller jus- moins de capacité ponr aUer jusqu'au néant qne jusqu'au tout; il qn'an néant qne jusqu'en tout. Il la faut infinie pour* l'un et l'autre, ^ ^vt infinie dans Itm el dont et il me semble que qui auroit l'autre : et il me semble que qui compris les derniers principes des fttivolt compris les derniers prtnchoses ponrroit aussi arriver jus- ^îp^ ^gs choses, pounroit aussi arqu*à connoitre l'infini. L'un dépend river jusqu'à connottre llnflni. L'un de l'autre et l'un conduit à l'autre, dépend de l'autre, et Tun conduit Ces extrémités se touchent et se ^ l'autre. Les extrémités se touréunissent à force de s'être éloi- ^^^^ ^^ se réunissent à ibrce de gnées, et se retrouvent en Dieu et s*^^ éloignées, et se retrouvent en en Dieu seulement* I>ieu et en Dieu seulement
Connoissons donc notre portée; nous sommes quelque chose et ne sommes pas du tout; ce que nons avons d'être nous dérobe la connoissance dés premiers principes qui naissent» du néant, et le peu que nous avons d'être nous cache ^ vue de Tinfini.
Notre InteUigence tientdansl'or- (Cctte phnee a éie nHuue daiiS dredeschosesintelligibleslemôme P.-R. à un alinéa d^ewns.)