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t. Phraae ntor^ eltnTaiUéa.
trop peu de nourriture troublent ses actions; trop et trop peu d'instruction tabétissent. Les dioses extrêmes sont pour nous comme si elles n'étoieut/Mv, et nous ne sommes point à leur égard. Elles nous échappent ou nous à elles.
Voilà notre état véritable. Cest ce qui resserre nos contunssonces en de certaines bornes que nous ne passons pas, incapables de savoir tout et d'ignorer tout absolument.
Nous sommes sur un milieu vaste, toujours incertains et flottants entre rignorance ei la connaissance ; et si nous pensons aller plus avant, notre objet branle et échappe à nos prises : il se dérobe et fuit d'une fuite éternelle : rien ne le peut ar^ réter. Cest notre condition naturelle, et toutefois la plus contraire à notre inclination. Nous brûlons du désir d approfondir tout, et d'édifier une tour qui s'élève jusqt/à l'infini. Mais tout notre édifice craque, et la terre s'ouvre jusqu'aux abîmes.
(Les A paiagraphes suivants ont été publiés pour la première fois par Ctondorcet : iv, 6. B. 1" p. vi, Î4.)
Ne cherchons donc point d'assurance et de fermeté : notre raison est toujours déçue par l'inconstance
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VABUBCEIt JraTO«RAFHE, P. 847-871.
te apputedces ; riea ne peni fttér le fini eatre les deux iniliiiB qui Venfermeul el le fdent.
Gela étant bien compris, je crois qu'on se tiendra en repos, chaenn dans Tétat oà la nature l'a placé.
Ce milieu qui nous est échu en partage étant toujours distant des estrémes, qu'importe qu'un rien^ ail un peu plus d'intelligence des choses? s'il en a, il les prend un peu de plus haut. N'est-il pas toujours infiniment éloigné du bout?
et la durée de notre yie n'est-elle pas également et infiniment éloignée de l'ètemité, pour durer dix ans davantage?
Dans la vue de ces infinis tous les finis sont égaux, et je ne vois pas pourquoi asseoir son imagination plutôt sur Tnn que sur l'autre.
La seule comparaison que nous faisons de nous au fini nous fait peine.
Si l'homme s*étudioit le premier, il verroit combien il est incapable de passer outre. Gomment se pourroit il qu'une partie connût le tout?
Mais il aspirera peut-être à connoitre au moins les parties avec lesquelles il a de la proportion. Mais les parties du monde ont tontes un tel mpport et im tel enchaînement l'une ayec l'autre que je crois impossible deconnoltre l'une sans l'au-
ÈttmMà.
des apparences. Rien fie {Seui lier le fini entre les deux infinis qui l'enferment et le fuient
Gela étant bien compris je croîs qu'on «'«n tiendra au repos, chacun dans l'état où la nature l'a placé.
Ce milieu qui nous est échu étant toujours distant des extrêmes, quHmporte que t homme ait un peu plus d'intelligence des choses? S'il en a, il les prend dun peu plus haut. N'est-il pas toujours infiniment éloigné des extrêmes? Et la durée de notre plus longue vie fCestelle pas infiniment éloignée de l'éternité?
Dans la vue de ces infinis, tous les infinis sont égaux ; et je ne Yois pas pourquoi asseoir son imagination plutôt sur l'un que sur l'autre.
La seule comparaison que nous fatsons de nous au fini nous fait peine.
(P.-R., ch. XXXI, Pensées divers ses, B. !'• p. VI, 26.)
Si l'homme commençoit par s^étudier lui-même, il verroit combien il est Incapable de passer outre.
Gomment se pourroit-il/hirequ'une partie connût le tout? Mais il aspirera peut-être à connoUre au moins les parties avec lesquelles il a de la proportion. Mais les parties du monde ont toutes un tel rapport et un tel enchaînement l'une avec l'autre, que je crois impossible de
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MAHUSCBIT AVTMBAPHB^ P. B47-371.
tre et sans le tont.
Uhomme, par exemple, a rapport à tout ce qn'U connolt ; il a besoin de liea ponr le contenir, de temps pour durer, de mouvemeut pour vivre, d'éléments pour le composer, de chaleur et d'aliments pour le nourrir, d'air pour respirer; il voit la lumi^, il sent les corps ; enfin tout tombe sous son alliance '.
Il faut donc, pour connoltré l'homme, savoir d'où vient qu'il a besoin d'air pour subsister; et pour oomioltre l'air, savoir par où il a rapport à la vie de l'honmie, etc.
^s pages 857 et 858 en Uanc.
Page 859:).
La flamme ne subsiste point sans l'air; donc pour connoltre l'un il faut connoltre l'autre.
Donc toutes choses étant causées et causantes, aidées et aidantes, médiatement et immédiatement, et toutes s'entretenant par un lien naturel et insensible qui lie les plus éloignées et les plus différentes, je tiens impossible de conuoHre les parties sans connoltre le tout, non plus que de connoltre le tout sans connoltre particulièrement les parties*.
L'éternité des choses en eUes-
1- D'abord , «a ptrt^pthm ; puif $a iiptmiancê ; puis ton ail,
I. D'abord , • Je liens impotiible d'»n eon- MM'fr* muruM «anj comioUn {««/M Us autm, e\t^^à>4irê impouibl* purtmênt tt akiolumênU •
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oonaoltie l'use sas» Vantie Msumb l&teoL
L'homme, psur eiemple, a rtq^ port à tout ce qu'il connolt. Il a besoin de lieu ponr le contenir, de temps pour durer, de mouvement pour vivre, d'éléments pour le composer, de chaleur et d'alimeutspoar le nourrir, d'air pour reftpirer. Il voit la lumière, il sent les corps, enfin tout tombe sous son allianee.
U faut donc, pour oonnoitre l'homme, savoir d'où vient qu'il a besoin d'air ponr subsister.
Et pour oonnoitre l'air il faut Sêf voir par où il a rapporta la vie de l'homme.
La flamme ne subsiste point s
l'air. Donc pour connoltre l'un il faut connoltre l'autre.
Donc toutes choses étant causées et causantes, aidées et aidantes, médiatement et immédiatement, et toutes s'entretenant par un lien naturel et insensible qui lie les plus éloignées et les -plus différentes. Je tiens impossible de connoltre les parties sans conooltre le tout, non plus que de connoltre le tont sans connoltre particulièrement^ les parties.
■AVUSCUT AOTMlAPHBy iDlTimii.
mêmes ou en Dieu doit encore éton« ner notre petite durée. L'immobilité fixe et constante de la natnre^ [par] comparaison au changement continuel qui se passe en nons^doit faire le m^e effet. (Barré dans le msc.)
Et ce qui achève notre impuis- Et ce qui achère notre impuissance à connoltre les choses, est sance & connoltre les choses, c'est qu'elles sont simples en elles-mêmes qu'elles sont simples en elles-mêet que nous sommes composés* de ^^f e* ^e ^e^s sommes composés deux natures opposées et de divers dâ deux natures opposées et de digenre, d'Ame et de corps; car il est vers genres, d'âme et de corps. Car impossible que la partie qui rair il est impossible que la partie qui sonne en nous soit autre que spiri- raisonne en nous soit autre quespituelle;etquandonprétendTOitque rituelle; et quand on prétendroit nous serions simplement corporels, Q^e nous fissions simplement corcela nous ezduroit bien davantage poreli> cela nous excluroit bien de la connoissance des choses, n'y davantage de la connoissance des ayant rien de si inconcevable que choses, n*y ayant rien de si inconde dire que la matière se connolt cevable que de dire que la matière soi-même. Il ne nous est pas pos- *^ puisse connoitre soi-même, sible de connoltre comment elle se connoltroit.
Et ainsi si nous sommes simplement matériels, nous ne pouvons rien du tout conooltre, et si nous
I. D'abord : ■ Et e« f <i' bMm Mtn impuU- Mii0« «tt /« êimptieité *m eko»— eampariêê tnêt ttûtrê état écMë et eampoU. Hjmé»$ mharditéê Inmmeibkê à camkmUrê e« foimU U Mt uy$êt mkêmrdê ^ulmtpU de nUr qa» /*A«imm mI «•«•• ptti de dêax fWii— d* différente Mt«r«, d'âmê ai d* etr/tê ; e«la imm nmd impuuHutU à cm* tiàitrê UutM ekoêê». Ou 9i m ni* estU eompoêilûm «t f hVm pritmtdê f im imim waïaiM tout eorfortU, y« loÙM à Juger eta^itm Im maUire t»t ùtcapakle de eotmottre ta mattèr§; rUm «'«M ^M impêwUe que tel: Coneteemt do»e que m mMunge d'eeprit et de hm mêue diêfrepertieimê,»
■JklTOflGMIT ADTO6BAPBB9 P. 847-861.
sonimeB composés d*esprit et de matière, nous ne pouvons oonnoltxe paifaitement les cboses simples t^ spirituelles et corporelles.
De là vient que presque tous les philosophes confondent les idées des choses et parlent des choses corporelles spirituellement et des spirituelles corporellement; car ils disent hardiment que les corps tendent en has, qu'ils aspirent & leur centre^ qu'ils fuient leur destruction^ qu'ils craignent le vide^ qo'ils ont des inclinations^ des sympathies, des antipathies, qui sont toutes choses qui n'appartiennent qu'aux esprits ; et en parlant des esprits ils les considèrent comme en un lieu et leur attribuent le mouvement d'une place à une autre, qui sont choses qui n^appartiennent qu'aux corps.
Au lieu de recevoir les idées de ces choses purement, nous les teignons de nos qualités, et empreignons (de) notre être composé toutes les choses simples que nous contemplons.
Qui ne croiroit à nous voir com-