LBTTBE DE PASCAL ET DE SA SCEUR JACQUELINE A MADAME PËRIER
Elle est intUrdée dans le Recueil de Marguerite Perler^ p. 855 : Lettre de M, et de AT»» Pascal à M^^ Périer, leur sœur. A la fin sout écrits ces mots : Copié nu* Voriginal, écrit de la main de M^^ Jacqueline Pascal K]
A Paris, ce 5 novembre 164S.
Ma chère sœur,
Ta lettre nous a fait ressouvenir d'une brouillerie dont on avoit perdu la mémoire^ tant elle est absolument passée. Les éclaircissements un peu trop grands que nous avons procurés ont fait paroltre le sujet général et ancien de nos plaintes, et les satisfactions que nous en avons faites ont adouci Taigreur que Monsieur mon père en avoit conçue. Nous avons dit ce que tu avois déjà dît, sans savoir que tu Feusses dit, et ensuite nous avons excusé de bouche ce que tu avois excusé par écrit, sans savoir que tu Teusses excusé, et nous n'avons sçu ce que tu avois fait qu'après que nous l'avons eu fait nous-mêmes : car comme nous n'avions rien caché à mon père, il nous a aussi tout découvert et guéri ensuite tous nos soupçons. Tu sais combien tous ces embarras troublent la paix de la maison intérieure et extérieure, et combien dans ces rencontres on a besoin des avertissements que tu nous as donnés trop tard : nous avons à t'en donner nous-mêmes sur le sujet des tiens.
Le premier est sur ce que tu nous mandes que nous t'avons appris ce que tu nous écris. Je ne me souviens pas de t'en avoir parlé, et si peu que cela m'a été très nouveau. Et de plus, quand cela seroit vrai, je craindrois que tu ne