Recueil de M. Perler : notés P.-R. omet cette phrase
qai est le pape. Je ne me séparerai jamais de sa communion ; au moins je prie Dieu de m'en faire kt grâce; sans quoi je serois perdu pour jamais. Je vous fais une espèce . de profession de foi, et je ne sçais pourquoi^ mais je ne Teffacerai pas ni ne recommencerai pas *•
M. Du Gas ^ m'a parlé ce matin de votre lettre avec autant d'étonnement et de joye qu'on en peut avoir. Il ne sçait où vous avez pris ce qu'il m'a rapporté de vos paroles; il m'en a dit des choses surprenantes et qui ne me surprennent plus tant. Je commence à m'accoutumer à vous et à la grâce que Dieu vous fait^ et néantmoins je vous avoue qu'elle m^est toujours nouvelle en effet. Car c'est un flux continuel de grâces que l'Écriture compare à un fleuve^ et à la lumière que le soleil envoyé incessamment hors de soi et qui est toujours nouvelle^ en sorte que s'il cessoit un instant d'en envoyer, toutes celles qu'on auroit reçues disparoltroienty et on resteroit dans Tobscurité. D m'a dit qu'il avoit commencé à vous répondre et qu'il le transcriroit pour le rendre plus lisible^ et qu'en même temps il l'éten* droit : mais il vient de me l'envoyer avec un petit billet où il me mande qu'il n'a pu ni le transcrire ni l'étendre. Cela me fait croire que cela sera mal écrit. Je suis témoin de son peu de loisir et du désir qu'il avoit d'en avoir pour vous \
Je prends part à la joye que vous donnera l'affaire des religieuses; car je vois bien que vous vous intéresseaspour rÉglise : vous lui êtes bien obligée. Il y a seize cents ans qu'elle gémit pour vous; il est temps de gémir pour
1. P.-R. omet toate cette ûr; je ne me séparerai jamais, etc.