‹ Études sur PascalChapitre 99 sur 155 · II* LETTRE · texte numérisé non relu

II* LETTRE

Il me semble que vous prenez assez de part au miracle pour vous mander que la vérification en est achevée par TËglise ^, comme vous le verrez par cette sentence de M. le grand vicaire. Il y a ' si peu de personnes à qui Dieu se fasse parottre * par ces coups extraordinaires, qu'on doit bien profiter de ces occasions, puisqu'il ne sort du secret de la nature qui le couvre que pour exciter notre foi à le servir avec d'autant plus d'ardeur que nous le connoissons avec plus de certitude. Si Dieu se découvroit continuellement aux hommes, il n'y auroit point de mérite à le croire, et s'il ne se découvroit jamais, il y auroit peu de foi : mais il se cache ordinairement, et se découvre rarement à ceux qu'il veut engager dans son service. Cet étrange secret dans lequel Dieu s'est retiré impénétrable à la vue des hommes, est une grande leçon pour nous porter à la solitude, loin de la vue des hommes '. Il est demeuré caché sous le voile de la nature qui nous le couvre, jusqu'à Tincarnation; et

1. Paragraphe omis. — Ainsi en tout P.-R. a tiré de cette première lettre les deux § 6 et 7 du chapitre xxviii [Pensées chrétiennes), et Bossut a fondu ces deux paragraphes dans le § 18 de l'article rni.

2. Ceci donne à peu près la date de cette lettre et la met à la fin d'octobre ou au commencement de novembre 1656.

3. Le Recueil d'Dtrecht a imprimé cette lettre en commençant à ces mots : Il y a si peu de .personnes, jusqu'à la fin. P.-R. a fait de cette lettre le § 18 du chapitre ivii.

4. Le Recueil, qui atténue aassi le style de PasiJal : je fasse connoifre.

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