‹ Études sur Sainte-BeuveChapitre 105 sur 139 · Cf. G, 84 et L, I · texte numérisé non relu

Cf. G, 84 et L, I

L'invention en effet, sur laquelle il est toujours aisé de

juger, même à travers la distance des temps et la différence des langues, n'a rien d'original chez Ronsard et ses amis ; ce n'est qu'une copie froide^ calquée sur les créations des anciens.

prononcer, même à travers à distance des temps et la différence des langues, n'a presque rien d'original chez Ronsard et ses amis : ce n'est d'ordinaire qu'une copie //«s ou moins vive ou pâle des Grecs, des Latins, des Italiens.

OU bien c'est un jugement, en contradiction absolue avec un jugement antérieur:

Globe, zy octobre.

Ces exemples sur lesquels peut s'exercer bien sûrement notre critique sont chez Baïf /ro/)r^r^s pour nous permettre de récuser le jugement peu avantageux de Pasquier et Du Perron.

SS io8

Ces agréables exceptions sont même asse^ nombreuses chez lui pour nous permettre d^adoucir un peu sur son compte les jugements rigoureux de Pasquier et Du Perron.

Et la nouvelle rédaction est appuyée par de nombreuses analyses, enrichies de citations et accompagnées de remarques louangeuses 2.

Lorsqu'il s'agit d'apprécier non plus tel poète, Ronsard, du Bellay ou Baïf, mais l'école entière et la doctrine littéraire qu'elle professe, le progrès de la sympathie n'est pas moins visible. Sainte-Beuve à son premier texte ajoute des éloges nouveaux :

Gracieuse image, qu'on serait tenté d'appliquer à la poésie de ce temps-là! Elle aussi, on l'a

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