‹ Études sur Sainte-BeuveChapitre 106 sur 139 · Cf. C, 84; L, I · texte numérisé non relu

Cf. C, 84; L, I

2. Dès 1828, c'est h Baïf et non plus à Ronsard que Sainte-Beuve compare Chénier. Cf. L, 1, 150.

« laissée flétrir dessus la branche par oubli », et nous venons bien tard aujourd'hui pour la cueillir! Avec un peu de patience toutefois, ow est presque sûr de retrouver de ces beautés encore jeunes et fraîches jusque chez les poètes d'alors les moins connus ^

Ou il atténue ses premiers jugements trop sévères :

GlohCy 8 novembre.

Sans vie réelle^ sans originalité propre, l'école de Ronsard, quand elle eut épuisé l'imitation grecque et latine, se jeta plus particulièrement sur l'imitation italienne et Tépuisa comme l'autre : pour elle, c était là se perfectionner.

Tout en effet n^ et ait point barbare et scolastique dans la première manière de Ronsard et de ses amis : nous l'avons suffisamment prouvé. L'imitation italienne y entrait déjà pour beaucoup ; elle gagna de plus en plus et, dès que lafièvre pindarique fut tombée, elle prit décidément le dessus sur l'imitation grecque et latine.

Pour une école peu originale, changer d'imitation, c'est, en quelque sorte, se perfectionner.

La formule finale paraîtrait presque restée la même ; mais en réalité quelle différence ! Toute l'ironie et le mépris qui dans le Globe tombaient de si haut, ont fait place dans lé livre à une constatation indulgente, à une approbation presque.

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