Cf. G, 102; L, I
L'amour de Sainte-Beuve pour la Pléiade est tel que ses ennemis à elle sont devenus aussi ses ennemis à lui. Grâce à son entrée dans le monde des romantiques, il a pu avoir communication de Texemplaire de Desportes annoté par Malherbe: Nodier, le « bon Nodier », le lui a confié. A la lecture de ces remarques maussades et injustes, une véritable indignation le saisit :
Nous aurions peine à rendre la fâcheuse impression qu'ont produite sur notre esprit le rigorisme, la malveillance et la mauvaise foi de ces notes critiques. Malherbe n'était certainement pas de sang- froid en les écrivant. Hormis le jour où il raya Ronsard, jamais le démon de la grammaire ne le posséda aussi violemment ^
Et à partir de là, avec Tintention avouée de faire partager au lecteur sa « fâcheuse impression », il cite au bas des pages les notes et « soulignures » relatives aux vers de Desportes. Dans le texte même, il prend à partie et raille « TAristarque », qui, « tout vir einxmctœ naris qu'il était, a eu le malheur de ne pas sentir le parfum » de ces délicats poèmes 2.
Un peu plus loin son romantisme se trahit encore par une louange discrète à Vitet^. Quand il est