Cf. Michaut, ouvrage cité, chap. viii
ture inévitable, les Journées de Juillet la vinrent brusquer : en quelques semaines, en quelques heures presque, la séparation fut consommée et le Cénacle dissous.
« Les tentatives passionnées du théâtre, en redoublant, commençaient à donner une direction différente à plusieurs talents jusqu'alors unis, et Técolc poétique était en plein train de se transformer par la force des choses, quand la Révolution de juillet, en éclatant brusquement, abrégea l'intervalle de transition et lança par contre-coup tout ce qui avait haleine dans une troisième marche dont nous pouvons déjà noter quelques pas (1833). Jusqu'ici, depuis deux ans passés, il ne paraît plus qu'il existe aucun centre poétique auquel se rattachent particulièrement les essais nouveaux d'une certaine valeur. La dispersion est entière; chacun s'introduit et chemine pour son compte, fort chatouilleux avant tout sur l'indépendance. Les poètes renommés, cependant, ont continué de produire... Mais indépendamment de ces talents établis qui poursuivent leur œuvre en la modifiant la plupart, et avec raison, selon une pennée sociale^ voilà qu'il s'élève et se dresse une troisième génération de poètes dont on peut déjà saisir la physionomie distincte et payer l'effort généreux. C'est au premier abord quelque chose de plus varié, de plus épars qu'auparavant, de plus dégagé des questions
(l'école, de plus préoccupé de soi et de Vétat de la sociHèXoxA ensemble ^ »
Lui-môme, il subit la transformation qu'il signale ici. De Tindividualisme du romantisme il passa brusquement à Thumanitarisme du Saint-Simonisme- : il méprisa les questions d'art pur, de forme, pour s'occuper ardemment des problèmes moraux et sociaux^, pour chercher une religion