C, 75, note; L, 1, 132, note
3. C, 76, note; L, 1, 134, note. — En 1843, Sainte-Beuve a multiplié les citations de Ronsard dans son texte (cf., L, I, 127-132), parce que le Choix de poésies n'était plus réédité comme appendice de ce texte môme.
tLi ET-.:iE^ SLFî SAf.VTE-BEUTE
Ronsard tenait avant tout à marquer, à établir ia délimitation entre 2a poésU et la prose fràn- ^^i^,f' : il les appelle quelque part ^-«jc ifft>/T«r/rc'o ennemi^ z. C'est le contraire de la théorie de Voltaire. laquelle a prévalu. ^ Voulez-vous savoir si des vers français sont bons? mettez-les en prov-. '< Voulez- vous savoir si un cavalier est bon cavalier, mettez-le à pied. > Ronsard voulait faire de la poésie quelque chose de sapérieur à la prose et de tout diflFérent : il n*a pas réussi. I^ langue poétique française n*a jamais pu. par rapport à la prose, devenir un balcon ; chez .Malherbe, chez Boileau, elle n'est tout au plus qu'un trottoir. En parlant ainsi, je suis tenté à chaque mot de demander pardon de la liberté frrande ^ .
Mais, \\ lire tous ces passages, où Sainte-Beuve exprime ce qu'il lui restait de romantisme en 1843, on voit aisément à quoi ce romantisme s'est réduit. Sainte-Beuve maintient les éloges qu'il avait accordés à Bonsard ; il estime que la réhabilitation tentée, bien qu'elle ait eu pour première cause (les espérances maintenant déçues, n'en reste pas moins juste en olhî-même. D'autre part, il persiste à croire que la l'orme classique au sens strict (lu mot devait être élargie et rendue libre; que Teffort de Bonsard pour faire de la poésie un lan-