s, 190. - Cf. C, 153 note et L, I, 264, note
Quand Cervantes etVega franchissent de longs intervalles d'années ou de pays, ils ont un but et visent à quelque effet d'art; ces irrégularités apparentes se rattachent dans leur esprit à un système tragique aussi complet et aussi imposant <jue celui des Grecs, bien que différemment constituée
— Mais, en 1843, il retire ces affirmations trop hardies :
Je vais peut-être un peu loin en accordant à ces illustres Espagnols un tel système ; à l'époque où ces pages furent écrites, on cherchait en France à coordonner la théorie romantique, à lui trouver de grands précédents à l'étranger ; et aux superstitions des La Harpe, on eût substitué volontiers les oracles des Schlegel^.
Enfin et surtout peut-être, à la fin de ses études sur le théâtre, entiché qu'il était de Cromwellet des autres drames annoncés de Victor Hugo, désireux de voir s'opérer la réforme absolue qu'il jugeait nécessaire, il avait auguré de beaux jours pour la scène redevenue libre et ouverte à l'école romantique. — La scène en effet est devenue libre, et elle s'est en effet ouverte à l'école romantique; mais les espérances de Sainte-Beuve ne se sont point réalisées. Et il l'avoue sans trop de peine :