Inédite. — De la collection de M. de Lovenjoul
s'entremit aussitôt auprès de Latouche, pour que le premier éditeur des œuvres posthumes du poète donnât de nouveaux renseignements au critique. Il le conduisit même au domicile particulier de Sainte-Beuve, qu'ils trouvèrent absent. Le dimanche suivant (ceci se passait avant le 1^' février 1839, jour où la Revue des Deux JM ondes a publié Quelques documents inédits sur Chénier), Sainte-Beuve remerciait Michiels en ces termes :
Mon cher Monsieur Michiels,
J'étais déjà informé des obligeantes intentions de M. de Latouche et de son désir de conversation sur Chénier par M. Charpentier. Ce qui m'a fait différer d'en profiter, c'est que je me suis brouillé avec Charpentier et qu'il n'aura pas mon article, de sorte que je m'en suis remis à Toccasion pour l'entretenir.
Je serai bien charmé de vous voir; dites-moi le soir où vous pourrez passer de cinq heures et demie à six heures et demie, pour que j'y sois.
Mille amitiés*.
Mais cela ne suffisait pas encore à Michiels. Un beau jour, — si cette métamorphose classique ne jure pas trop avec les doctrines de ce romantique