‹ Études sur Sainte-BeuveChapitre 20 sur 139 · Inédit. — De la collection de M. de Lovenjoul · texte numérisé non relu

Inédit. — De la collection de M. de Lovenjoul

3P )ÉTflpf;S SUR SAINTE-PEUYP

quel}p ^miti^ passioppée ! Ep yérjté p'^sfr vme idylle.... Mais quoi! le§ idylles n'ont pas cputupie de durer éj;ernellement :

Ici-bas, tous les hommes pleurent Leurs amitiés ou leurs amours.

— Je rêve aux couples qui demeurent Toujours.

Et celui-là n'est pas demeuré.

Ce qiii gâta toUt, ce fut Isl pnhlicÛiùn A^s Êtttdës sur t Allemagne,

Michiels, pénétré de Ië valeur de ce qu'il écrivait, entendait n*én rien perdre. Ses feuilletons dii Temps lui paraissaient tnériter mieux qiie Têphéinèrè existence d*uti article de périodique; son étude sur Schillef', malgré le refus dé Buloz ou peut-être môtflë à causé de ce féfUs, lut seriiblait de haute importailfce ; et il avait en portefeuille plusieurs autres travaux, fruits de ses lectures, de ses recherchés, dé son voyage en Allemagne. Dé tout cela, il fit deui volumes. Il s'est évidemment piqué de donner dans ce premier ouvrage une idée complète de fees talents multiples et de ses connaissances variées. Il se flattait d'être artiste, de goûter vivement les beautés de la nature, dés arts, de la poésie ; il se flattait d'être philosophe, d'avoir découvert l'essence du beau sous toutes ses formée et les Jirtncipëâ de Tésthétiqué. Son livre contient donc des récits de voyagé, où il

'4h ETUDES Sllî SALVTE-BErVE

c^flêbre les magIlificenee^ des f*ay5 qa'il a traversés, une histoire de la peinture allemande, on il expose, en les complétant par ses propres obsenratioiis. les idées des historiens de l'art allemands-, des études littéraires enfin, où il veut faire sentir et en même temps expliquer les mérites de dix poètes allemands : Schiller. Richter. Voss, Hœlty. Hebel, Novalis, Chamisso. Ruckert. Heine et Uhland.

Ce recueil, disparate en apparence, n'en avait pas moins à ses yeux une double ou triple unité : tout consacré à un même pays, il était d'un bout à Tautre animé d'un même esprit et conçu selon une même méthode. Cet esprit, cette méthode, il les définit dans une introduction, dont il avoue lui-même l'allure agressive-. « Je plaçais au devant, comme une batterie, la plus belliqueuse préface. J'y notifiais à Tancienne critique son acte mortuaire ». Voici le début de ce manifeste : « Si la poésie n'est pas tou- <f jours ce qu'elle devrait être, s'il y a de nom- *< breuses réformes à poursuivre dans le monde de « la littérature, la critique exige des modifications « plus nombreuses encore. Ici, rien de fait, rien « môme qui semble sur le point de naître : l'avenir

1. 11 indiquait ses emprunts dans cette note : « Au reste, cette histoire ne nous a pas coûté grand'chose. C'est des écrivains allemands que nous avons tiré presque tous les faits, et, dans la plupart des cas, nous avons traduit mot pour mot. Il est inutile de dire que Kugler, Fiorillo et Raczinsky sont les auteurs dont nous avons mis le plus souvent les pages à contribution. »

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