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Là-dessus, Michiels s'en vint le trouver. « Sainte- Beuve l'accabla de protestations, lui jura que la diatribe avait passé h son insu et qu'il allait adresser de vifs reproches à Buloz^ » Michiels, un peu rassuré, attendit alors l'article favorable que, par compensation, Sainte-Beuve ne manquerait pas de lui faire ou de lui faire faire à la Revue des Deux Mondes.
Cet article ne vint pas. Sainte-Beuve avait d'abord prié Labitte de s'en charger. Mais je ne sais si Labitte était bien favorable à Michiels. Le V février 1837, dans un article sur Raynouard, à la Revue ^ il avait écrit : «... Faut-il en conclure, comme on le fait trop souvent de notre temps^ que [la malveillance] est l'éternelle tactique de la critique contre le génie et que l'habitude de juger et de contredire finit par vicier le sens admiratif, le tact littéraire, chez l'écrivain qui se consacre à ces sortes d'examens? Nullement. La critique, on peut le dire, a aussi son inspiration, et elle fait même plus que la psychologie ne fait en philosophie ; elle ne se contente pas d'observer et de décrire ; son rôle n'est pas seulement d'un cicérone banal, bien quon en dise^ car la critique doit avant tout sentir et comprendre, et l'intelligence, poussée à ce point, est presque de l'inspiration. Que la critique se