‹ Études sur Sainte-BeuveChapitre 35 sur 139 · Histoire des Idées littéraires, II · texte numérisé non relu

Histoire des Idées littéraires, II

Après tout, Michiels a bien fait de se servir luimême : c'est encore le meilleur moyen d'être bien servi. Mais, si invraisemblable que cela paraisse, il a peut-être oublié un de ses mérites — et non des moindres. Pour être complet, il aurait dû ajouter :

Et puis, c'est peut-être à mon exécrable caractère qu'on doit les Lundis de Sainte-Beuve!

Mai 1903.

M. l'abbé Georges Bertrin, professeur à Tlnstitut catholique de Paris, a bien soulevé du tapage dans la République des lettres. Il a présenté (en 1900) à la Sorbonne une thèse de doctorat sur la Sincérité religieuse de Chateaubriand K II s'y est efforcé de démontrer — à mon avis, il a démontré

— que Chateaubriand n'a point joué la comédie de la conversion et de la foi, que, du jour où il « revint à la religion de sa mère et de son enfance, il n'a cessé de lui appartenir par l'esprit et par le cœur ^ »

— sinon toujours par la conduite. Sur sa route, et en travers de sa route, M. Bertrin a rencontré Sainte-Beuve, qui, dans ses deux volumes, Châteauhriand et son groupe littéraire sous F Empire y avait soutenu, ou du moins insinué ^ l'opinion toute contraire ; et il n'a pas craint de s'attaquer au grand

1. La sincénté religieuse de Chateaubriand, Paris, Lecoffre, 1900. In-8%410 pages.'

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