La sincérité, p
3. Insinué dans le texte rédigé dès 1849, soutenu plus ouvertement dans les notes que Sainte-Beuve y ajouta, lorsqu'il publia l'ouvrage en 1860.
critique. Il ne s'est pas contenté de le réfuter par une étude objective de leur commun héros, de sa vie et de ses œuvres : il a consacré une longue introduction à le prendre directement à partie, à diminuer son autorité, à le discréditer, lui, son caractère et sa méthode. Il y a là soixante-dix pages, où M. Bertrin dit son fait à Sainte-Beuve sans aucune indulgence ; et, pour parler franchement, je ne me chargerais pas volontiers de répondre à quelquesuns de ces reproches.
Mais M. Bertrin est allé plus loin. II lisait dans Chateaubriand et son groupe^ une citation de l'auteur des Mé?noires (T Outre-tombe qui le gênait un peu. Assurément, ce texte n'était point décisif contre la sincérité de Chateaubriand; pourtant les aveux qu'il exprimait étaient fâcheux. Sainte-Beuve avait publié ce passage pour la première fois, du vivant de Chateaubriand: il l'avait mis en note à son article de la Revue des Deux Mondes [Chateaubriand^ Mémoires), lorsqu'il le recueillit dans la première édition du deuxième volume de ses Critiques et portraits littéraires'^, en 1836; il l'y laissa dans la seconde 2, en 1841; il le transporta avec l'article lui-même dans la première édition de ses Portraits contemporains^ y en 1846; et on le retrouve actuel-