‹ Études sur Sainte-BeuveChapitre 38 sur 139 · I, p. 103, et II, p · texte numérisé non relu

I, p. 103, et II, p

5. Citation des Portraits contemporains^ citation des i.t4nc|û, double citation du Chateaubriand. Quand M. BertFin écrit « Saiiite- Beuve y est donc revenu sans cesse, pendant plus de trente ans » {Correspondant du 10 mars 1900, p. 915), il exagère donc un peu.

fiât Sainte-Beuve de ce reproche ^ Ce fut bien pis quand il eut appris Fexistence d'un manuscrit inédit des Mémoires, parvenu entre les mains de M. Champion, libraire, qu'il eut parcouru ce manuscrit, et qu'il n'y eut point retrouvé le passage cherché : « // n'y est points dit-il (et c'est lui qui souligne), et ceci me semble assez grave- ».

L'accusation peu voilée de M. Bertrin ne passa point inaperçue. Certains s'en indignèrent, et M. Bertrin met quelque coquetterie à signaler leurs protestations 3. D'autres discutèrent. M. Faguet, dans la Revue bleue ^^ déclara que c'était « la découverte la plus curieuse du monde », « telle que rien que pour elle il valait d'écrire le volume»; et il ajoutait, non sans malice, que c'était « peut-être la raison initiale pourquoi le volume a été écrit», 11 n'acceptait pas cependant l'explication de M. Bertrin, et, admettant comme lui que Sainte-Beuve n'avait pas eu communication du manuscrit, il supposait une fuite, une indiscrétion de quelque secrétaire. Sainte-Beuve était disculpé du faux; il restait sinon convaincu, au moins suspect de larcin.

Le dernier secrétaire de Sainte-Beuve, M. Trou-

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