Coi*i*espondant, p
2. Dans le seul Chateaubriand et son groupe^ Sainte-Beuve allègue ainsi : « un très bon juge » (I, 109), « quelqu'un » (1, 166), « un admirateur judicieux » (I, 226), « un de nos amis, homme d'esprit » (I, 244), « un homme d'esprit » (I, 307), € un disciple » de Chateaubriand et de Lamartine (II, 16), « un poète de l'école moderne » (11, 306). Si ce n'est pas toujours lui qui parle sous ces déguisements, du moins il prend la pensée à son compte.
bien, car ces petits vers salaces ont tout Taîr d'être de la façon du malin commentateur luimême. Nous pourrions faire comme lui, et nous égayer sans peine aux dépens de la belle Louise. Nous croyons même savoir une petite épigramme qui ne se trouve pas non plus dans le recueil des vers imprimés en son honneur^ et que la Monnoye, qui donnait dans Tinédit a,/^ ne sais pourquoi^ négligée. La voici ^
M. Bertrin se calomnie évidemment, lorsqu'il croit qu'une citation ainsi annoncée l'aurait pu induire en erreur. Il est trop clair que nous avons là un simple pastiche, dû au critique lui-môme, qui trompait par ces jeux sa vocation malheureuse de poète, comme on trompe sa soif en suçant un caillou. 11 n'est pas besoin d'une note complémentaire de la dernière édition pour voir d'abord ce qu'il en est. Tant pis pour qui s'y laisserait prendre; la faute n'en est pas à Sainte-Beuve, qui a mis sur la voie : quand on ne sait pas lire entre les lignes, on n'ouvre pas les Lundis^ ni les Portraits,
Mais, dit M. Bertrin, « il y a des exemples que n'éclaire pas le moindre sourire, oîi le lecteur n'est mis en garde ni peu ni prou contre la feinte ^ » . Et il cite le fragment de Diderot et le sonnet de
1. Louise Labé {Revue des Deux Mondes^ 13 mars 1845; Portraits contemporains^ t. V.)