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CHATEAUBRIAND ET SAlNTE-BElJVE lôl
Haziitt, publiés par Sainte-Beuve en 1836, au tome II des Critiques et Portraits littéraires. Le critique les a reproduits dans ses Portraits contemporains, et, dans la dernier édition^ il y a ajouté cette note : « Je crois bien que ce sonnet, attribué à Haziitt, comme le propos précédent de Diderot, n'a été pour moi qu'une manière indirecte d'exprimer sous le couvert d'un nom autorisé mes propres sentiments de critique... » Là-dessus, M. Bertrin parle de « faute », d' <i aveu du coupable », etc. Est-ce que ce ne sont pas là de ces mots « trop gros » qu'il est bon d'éviter? Remarquons d'abord qu'en fait nous avons ici une déclaration formelle et volontaire de Sainte-Beuve et que nous n'avons rien de pareil pour le texte de Chateaubriand ; et le contraste est d'autant plus significatif que c'est précisément à partir de 1860, précisément dans le Chateatibriand et son groupe^ que Sainte-Beuve a inauguré sa nouvelle méthode, de compléter, de rectifier, de tout dire, de u vider son sac », dans des notes longues et multiples. Est-il exact d'ailleurs que rien ne « mette en garde » le lecteur? Ces deux textes, qui tous deux « expriment des sentiments de critique », ne sont point mis en préface, ou placés en épigraphe, ils ne sont point cités dans une discussion, ils ne sont point allégués dans