Correspondant^ p
dans sa lettre du 6 avril 1831, au Constitutionnel^^ et surtout il y a répondu dans son Congrès de Vérone, publié en 1838. Les deux cas ne sont donc point comparables ; Chateaubriand, dédaigneux des vaines attaques, eût pu Têtre moins, s'il avait vu falsifier, pour lui nuire, Tapologie grandiose qu'il adressait à la postérité. D'autres fois, quand sa dignité et son honneur étaient attaqués, il restait moins indifférent. Lorsque Charles His publia contre lui « un libelle où la loyauté de son caractère et la sincérité de ses sentiments étaient mises en doute », il voulut y répondre; ses amis durent faire mille efforts pour l'en empêcher et se charger eux-mêmes de sa défense 2. 11 lui est arrivé môme de réclamer publiquement, pour de simples motifs littéraires, pour une faute d'impression qui, faussant un de ses vers, lui paraissait une « injure^ ». Le second exemple cité par M. Bertrin me semble même tourner contre lui. Chateaubriand a protesté contre la publication de la page d'album de M™® de Rémusat. Cette protestation n'a pas été publique ; mais c'est que Sainte-Beuve avait ses preuves : à la première négation qu'on lui a opposée, il les a montrées. Si le texte avait été faux, qui lui