Correspondant, p
pour donner une idée des grandes perspectives qui s'y ouvrent fréquemment, par une citation sur l'avenir du monde, que la bienveillance de V auteur nous a permis de détacher. Après avoir piloté assez péniblement le lecteur en vue de nos côtes inégales, nous arrivons avec lui à la haute mer, et nous l'y laissons*. » C'est assez formel; personne n'a élevé le moindre doute '^; et le National du 3 mai 1834, moins sceptique que M. Bertrin, disait, en reproduisant r Avenir du monde : « Nous empruntons à l'avant-dernier numéro A^Xdi Revue des Deux Mondes la précieuse communication quelle a reçue d'un fragment des Mémoires de M. de Chateaubriand. » Si, pour ce fragment, les arguments de M. Bertrin n'aboutissent point à la vérité, quelle valeur ontils dans les autres cas?
Les divergences entre les éditions ou les manuscrits actuels de Chateaubriand, et le texte de Sainte-Beuve ne prouvent donc rien : on peut toujours les expliquer par des corrections de l'auteur. Et môme pour le passage discuté, il me semble qu'on est invité à le faire. M. Bertrin écrit : « Voiton Chateaubriand s'amusant à remplacer « une seule pensée m'absorbait » par « une seule pensée remplissait mon âme », « je comptais avec impa-