Globe, Cours de M» Villemain, 27 novembre
vaise grâce croissante à une royauté nécessaire, on comprend que Sainte-Beuve ait pu écrire contre Vigny son article sévère* et qu'il ait dit plus tard du vrai romantisme : « J'y étais assez antipathique, à cause du royalisme et de la mysticité que je ne partageais pas 2. »
Que la littérature vraiment classique fût toujours digne d'admiration; qu'elle restât dans son inspiration générale et même dans sa forme essentielle le modèle, non point peut-être à imiter, mais du moins à égaler : tel est le premier article du credo littéraire de Sainte-Beuve.
Qu'il y eût lieu néanmoins de suivre son siècle, d'exprimer les idées nouvelles ou les nuances nouvelles des sentiments, dans une langue un peu plus moderne sans néologisme, dans des vers un peu plus libres sans exagération, dans un style un peu plus hardi sans affectation : c'en était le second article.
Et le troisième enfin, c'était que Bernardin de Saint-Pierre et Chateaubriand ^ pour la prose, Lamartine, Béranger et Delavigne pour la poésie^.