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Portraits contemporains^ II

2. Lundis^ XI, 532. — Voir dans le Tableau (L, I, 113) l'allusion aux massacres de la Saint-Barthélémy. Un romantique pur ne l'eût pas faite.

3. Voyage historique et littéraire en Angleterre et en Ecosse^ 17 décembre 1825.

4. Ibid. — La Calédonie, 26 mars 1825; — Des Poésies de circonstance, 26 mars 1825 ; — Premiers Lundis, I, 120.

avaient montré la véritable voie et enseigné comment on recule les limites de Tart sans les franchir. S'écarter de leurs traces, c'était s'égarer; c'était, de gaieté de cœur, s'aller mettre au rang d'un Hugo, d'un Vigny,.... ou d'un d'Arlincourt : car, pour le Glohe^Rugo, Vigny ou d'Arlincourt, c'esttout un^

Et cette doctrine littéraire, on la retrouve dans tous les articles de Sainte-Beuve au Globe, comme dans la première rédaction du Tableau.

Car c'est de cette époque que date le Tableau. Remplir dans la littérature un rôle subalterne d'auxiliaire, aider, enregistrer, encourager les succès des autres ne suffit pas longtemps à l'ambition de Sainte-Beuve. Bien vite il aspira, ou plutôt dès le premier jour il avait aspiré à les remporter luimême, à illustrer son nom par des créations personnelles. Aussi avait-i] commencé à composer des vers : il y célébrait tout bas les émotions de sa vie humble et discrète. C'étaient des poèmes « de sentiment tout intime, avec des inexpériences de forme et de style- ». Seulement, s'il sentait son inexpérience, il n'osait demander des conseils à personne : de jeune poète qui pût apprécier ses

1. Globe^ 2 février 1826. Imaginant un traité de paix signé par les adversaires du romantisme désireux de le discréditer, Fauteur de cet article inscrit dans ce traité la stipulation suivante : « On aura soin de répéter sans cesse au public, qui finira par le croire, que le romantisme, c'est Han d'Islande, le Solitaire^ Eloa et toutes les rêveries de la Société des Bonnes-Lettres. *

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