‹ Études sur Victor Hugo. Introduction, notes et appendicesChapitre 17 sur 57 · Montaign(\ Iisiais, liv. III · texte numérisé non relu

Montaign(\ Iisiais, liv. III

DE L\ POÉSIK dp: V. IIUCO , 179^

sera aussi bon épicurien clans une de ses églogucs que bon platonicien clans son poème épicjuc. Il a contenté roieilK' ; il a étalé le beau tour de son esprit, le beau son de ses vers et la vivacité de ses expressions : c'est assez à la poésie ; il ne croit pas <[uc la vérité lui soit nécessaire*. » Cela est écrit pour M. Hugo, avec cette différence cju'il prend pardessus le niarcbé des airs de révélateur, près des- (luels l'assurance de nos pbilosophes paraît modestie.

Je n'entreprendrai pas d éiuiniérer les contradictions de notre poète : elles se choquent de page à page, souvent de strophe ii strophe. Il chante avec cynisme l'ivresse des sens, et il pleure les misères du peuple. Il maudit l'égoïsme, et il tâche de « mettre en liberté l'amour », doctrine bien favorable aux pauvres, tant f[ii'il y aura des riches ; et lorscju'il n'y aura plus ni riches ni pauvres, ce sera encore plus joli pour les « droits de la femme et de l'enfant » ! Il s attendrit sur toutes les faiblesses, il déclame contre toutes les ignorances, et il renie la religion qui donne aux faibles autant d'esclaves et aux ignorants autant d'instituteurs cpi'elle a de vrais fidèles; on dirait cju'iln'a jamais vu une Sœur de chanté. Il étale le faste de ses miséricordes; les

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