CONSÉQUENCES POUR U FORMATION DE NOTRE GLOBE
res pierreuses fondues et incandescentes, qui s'épanchent sur les flancs de ces montagnes et sont connues sous le nom de laves. Pendant les anciennes périodes, il est sorti des profondeurs, et généralement des régions inférieures au revêtement granitique, des roches d'une nature bien différente de celle des terrains statiliés. À la surface du sol, elles se présentent sous des formes variées telles que nappes, cônes et autres. Plus bas, elles constituent, dans Tépaisseur des roches encaissantes, des espèces de murailles ou de colonnes irrégulières, qui se rattachent aux réservoirs profonds, dont elles sont sorties. Elles sont principalement formées de silicates; les basaltes et les trachytes sont les représentants bien connus des roches éruptives, dans une foule de points de la France centrale.
Pour préciser les analogies, en même temps que les différences, il convient d'établir une comparaison générale entre la série des météorites, d'une part, et celle des roches terrestres, de Tautre.
On voit, tout d'abord, que la plupart des roches qui constituent l'écorce différent considérablement des météorites, terrestres.
Le contraste le plus important consiste en ce qu'on n'a trouvé dans les météorites rien qui ressemble aux matériaux constitutifs des terrains stratifiés; pas de calcaire, pas de roches arénacées,ni fossilifères, c'est-à-dire rien qui rappelle l'action d'un océan ou la présence de la vie.
Une grande dissemblance se révèle, même si l'on compare les météorites aux roches terrestres non stratifiées, qui forment l'assise générale sur laquelle reposent les terrains sédimentaires. Jamais, en effet , il ne s'est rencontré dans les météorites, ni granité, ni gneiss, ni aucune des roches de la même famille. On n'y voit même aucun des minéraux constituant les roches granitiques^ ni orthose, ni mica, ni
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quartzS non plus que la tourmaline et les autres silicates qui sont Tapanage de ces roches.
Ainsi, les roches silicatées, qui forment la croûte de notre globe, sur une épaisseur considérable, font défaut parmi les météorites.
C'est seulement dans les régions profondes et inférieures au granité, dites infra-granitiques, qu'il faut aller chercher les analogues des météorites, c'est-à-dire dans ces roches silicatées basiques qui, dans leur gisement initial, sont situées au moins à plusieurs kilomètres de la surface. Il ne peut donc parvenir jusqu'à nous des représentants de ces dernières roches qu'à la suite de pressions énergiques et d'éruptions, qui les poussent dans les fentes des masses superposées.
L'absence, dans les météorites, de toute la série des roches qui forment une épaisseur si importante du globe terrestre, est, quelle qu'en soit la cause, une chose tout à fait remarquable.
Elle peut s'expliquer de diverses manières, soit que les éclats météori tiques qui nous arrivent ne proviennent que de parties intérieures de corps planétaires, qui auraient pu être constitués comme notre globe; soit que ces corps planétaires eux-mêmes manquent de roches silicatées, quartiifères ou acides, aussi bien que de terrains stratifiés.
Dans ce dernier cas, ils auraient donc suivi des évolutions moins complètes que la planète que nous habitons, et cVst à la coopération de l'Océan que la Terre aurait dû, dans l'origine, ses roches granitiques, comme elle lui a dû, plus tard, ses terrains stratifiés.
* Quoique du quarti ait été reconnu par Gustave Rose dans le fer de Toloca. m p«tt dire que ce minéral n*a pis été rencontré, au moins Jusqu'à présent, dans des •^<«rites pierreuses, ni dans des conditions comparables à celles où U se trouve dsai é» roches silicatées terrestres.