I.e manganèse y a été souvent signalé
Le îiiaM y est beaucoup plus rare.
Vêtain et le cuivre y ont été découverts par Berzélius.
Valuminium existe, dans uu certain nombre de météorile>, à Fétat de silicates multiples. Il en est de même pour h' poiamum^ le sodium et le calcium ; ce dernier s*esl présenlc aussi combiné au soufre, et au chlore.
Varseuic a été signalé dans le péridot du fer d'Atacama.
Le phosphore se présente surtout à Télat de phosphunN et parfois, à Tétat de phosphate.
Vazoie. découvert par Berzélius dans la météorite charbonneuse d'Alais, a été retrouvé dans le fer météorique de Lenarto, par M. Boussingault, puis dans d'autres holû<idèn?$-
Le soufre forme très fréquemment des sulfures.
Des tnices de chlore, dans certaines holosidères, sont rrconnaissables au chlorure de fer, qui suinte à la surface de^ sections qu'on y pratique.
Le carbone se trouve dans les fers, en général à Télat de graphite. 11 existe aussi dans les météorites charkmnouses« paraissant combiné à Toxygène et a rh}dn>i:ône, et« dans Tune d'elles, il a été rencontré i Tétat de c^rbonale.
VkylroQcne fait aussi partie des météorites charbooneuses; d*un autre côté, Graham Ta signalé dans le fer de Lenarto, où Taiote avait déjà été rencontré.
11 est extrêmement remarquable que les trois corps qui prédominent dans Fensemble des météorites, le fer, le sili* cium et Toxygène, soient aussi ceux qui prédominent daib notre iilobe.
Le uiagué>ium, >i abondant dans ces corps extra-terri >(u5
UNfTÉ DE CONSTITUTION DE L'UNIVERS. 595
ne parait pas l'être moins dans notre globe, au moins dans les régions profondes, où nous avons reconnu l'importance des roches péridotiques.
GoaiMnaisoBS coaminaes ««x météorites et •« globe terrestre. —
Au nombre des combinaisons que ces divers corps simples affectent dans les météorites, il y en a plusieurs que Ton retrouve parmi les espèces minéralogiques terrestres. Tels sont le péridot^ le pyroxène^ Vemtalite et le feldspath anorthite, le fer chromé^ la pyrite magnétique et le fer oxydulé. Ce dernier y est singulièrement rare. Le graphite, et probablement Veau, peuvent également être cités parmi les minéraux communs aux météorites et au globe terrestre.
De plus, certaines météorites présentent des espèces minéralogiques associées de la même manière que dans certaines roches terrestres. C'est ainsi que la pierre de Juvinas se rapproche extrêmement de certaines laves d'Islande ; que la pierre de Chassigny offre tous les caractères du péridot terrestre, avec des grains de fer chromé disséminés, exactement comme dans la roche de péridot, nommée dunite^ découverte à la Nouvelle-Zélande.
Identité de forme cristalline dans ces minéi^aux. — I/identité des combinaisons communes au globe terrestre et aux météorites n'existe pas seulement pour la composition chimique, mais aussi pour les formes cristallines. Ainsi, le pyroxène et la pyrite magnétique, ou pyrrhotine, se montrent cristallisés dans la météorite de Juvinas, avec les modifications de formes et les angles que Ton connaît dans les mêmes espèces appartenant à nos roches.
Hlaéraux spéelanx «nx météorites. — D'uU autrC CÔté, plusieurs espèces minéralogiques sont spéciales aux météorites,
^96 LOlPAULtSUR DGS ifiTÉORITBS AVEC NOS ROCHES PROFONDES.
noUiinmeol le fer futtif nickelé, le jAosphure de fer cl de nickel (schreibersite) le setqmsulfure de chrome el de fer daubrêelite), le sulfure de calcium, (oldhamile) et le pr(Aochlorure de fer (lawreocite).
Déjà, au commencement du siècle, Davy, après avoir fait connaître les résultats de son admirable découverte de la composition des alcalis et des terres, supposait que les métaux engagés dans ces oxydes pouvaient exister, à Télat libre* dans Tin térieur du globe, et il voyait, dans leur oxydation par Taccès de Teau et de Tair, la cause de la chaleur el des éruptions des volcans.
Plus tard, on a agrandi cette hypothèse en retendant a Torigine de Técorce terrestre elle-même, qui renferme précisément à Tétat de silicates, les oxydes des métaux les plus avides d'oxygène, potassium, sodium, calcium, magnésium, aluminium, et en considérant Teau des mers elle*mcffle, comme le résultat de la combustion de l'hydrogène dans celle oxydation ou conflagration générale. De la Bêche, dont Tesprit savait embrasser toutes les grandes questions de la géologie, exposa, l'un des premiers*, cette idée, qu'avaieui bien préparée les importantes observations de Haussmann, de Mitscherlich et de Berthier sur les scories d'usines*. Cet ensemble de réactions oxydantes, quÉlie de Beaumoot a appelé, avec beaucoup de justesse, une coupellatiMi imlti^ re//e', peut aussi, à raison du rôle du fer, du silicium et de?
* Hetearche* in theoreitcai geologif, 1854; la traduction frtncaûe a été |«iMfé«. ^a i838, par de GoUegno.
* Parmi les nombreuses observations de Haussmann. qui remontent à lit 16, je don signaler son travail intitulé: De tuu exptrigmtiarum tneîaUmr^cmrmm ^ éiêpmà^t* geologieaê adjuvandat {Gœttingen gelehrie Ameigen 1837). Il est juste aussi de rsppler que, dès 18^3, Mitscherlich reconnut les formes du péridot et du pyrraénr dan H cristaux des scories métallurgiques [ÂhhandkmgeHder K. Afmdemie der Witàmtckêflr^ su Berlin i^tô, p. to)»
' BvlUtin de la Société géoL â« »éric. t. IV» p. I3â0, 1847.
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autres corps prédominants, emprunter une autre désignation à nos opérations métallurgiques, qui se pratiquent sur des corps analogues, et être comparé à un vaste affinage *.
11 serait téméraire de chercher à préciser davantage quelles réactions ont pu se passer dans l'origine, comme, à la suite d'Ampère, ont tenté de le faire, de Bouchéporn et d'autres savants, et à remonter au delà des premières phases dont il nous reste des vestiges.
Mais, les documents qui précèdent paraissent jeter quelque jour sur les commencements de cette assise silicatée et continue du globe terrestre, qui supporte les terrains sédin^entaires et comprend des masses variées, depuis le granité jusqu'aux roches de péridot.
On sait que le mode de formation de l'écorce granitique a donné lieu à de nombreuses discussions. D'abord on a regardé ces masses fondamentales comme dérivant de la voie sèche. Maison a cru reconnaître que le granité est d'origine mixte, et qu'il a été probablement formé à une température élevée, il est vrai, mais sous l'action combinée de corps divers, tels que Teau, et de fortes pressions. Sa formation correspondrait à répoque à laquelle la surface du globe était encore très* chaude, etoù l'eau a commencé à s'y constituer à l'état liquide.
Si nous pénétrons, par la pensée, au-dessous des roches granitiques, au travers des silicates moins acides, tels que les laves pyroxéniques, nous arrivons aux masses péridotiques. Là se trouvent des silicates qui diffèrent de ceux des granités, non-seulement par la nature de leurs bases, mais aussi par leur mode de formation.
Ces silicates, presque exclusivement à base de magnésie rappellent incontestablement la voie sèche: De plus, on est
' A ce point de vue, le procédé Bessemer, si bien étudié dans la série des oxydations successives des corps qui accompagnent le fer, silicium, carbone, phosphore, est particulièrement instructif.