FORMES POLYÉDRIQUES DES HÉTËOAITES
par ces cupules. Nous en dirons autant de la masse de Caille (Alpes -Ma l'iti mes) {fig. 212 et 215}, dont les formes parai;sent clairement annoncer une rupture violente, non-seulement la face géométriquement plane, qui a été bri>ét suivant un plan de clivage de l'octaèdre, mais aussi les parties saillantes et arrondies qui expriment un arrachemcai.
hg. ai3. — Holoiidérede Ciille(*lpei-Miritiiiies). vu« de prolll. La ranaea(Fnt>r;tena : .iiieiiliire, du< A un ■mcbcoiEnt, reiiort netlemuit de ]■ uilLie liiibli t r'*c^ U I» ' droite, iDvisiblc dans la figura précfd-nte.moulrïégaleinenl dt noinbrestM capaln -■ ■ t la ttet plane, de cliTige, elle le montre lr^i4iellcmenl pré% de la coDpnre artilkirll' rr,i~ semée de race, avec les Qgures de Widmaailaellen. — Ëthelle d'emiroa oa iaicmt.
Je me suis demandé si les gaz, soumis à une tri-â-f»! pression, qui ont laissé, commeon le verra plus loin, à la m-: Tacc des météorites de toutes sortes, et particulièreraenl d- ■ fers, un stigmates! marqué de leur action, ne pourraieDii-avoir eu également une part dans la rupture, en mOTceau^
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polyédriques, de ces mêmes masses métalliques. Depuis que Ton est témoin de l'énergie considérable de la dynamite, on doit reconnaître que les gaz très-comprimés, tels que les météorites, entrant dans notre atmosphère avec une vitesse planélaire, en refoulent nécessairement devant elles, peuvent non-seulement les échauffer par leur compression, mais aussi avoir une puissante brisante que naguère Ton n'aurait pas osé leur attribuer.
D'ailleurs, en supposant que l'on s'en contente pour les météorites pierreuses, l'explication qu'on a proposée d'une niplure causée par une forte inégalité de dilatation, parait (ont à fait inadmissible pour les météorites formées de fer malléable, métal tout à la fois fort tenace et bon conducteur de la chaleur.
A celte occasion, je tiens toutefois à rappeler que certains savants, notamment M. Reinhold de Reichenbach ^ et Delaunay *, avaient déjà remarqué que la forte pression de l'air qui réagit sur la partie antérieure du bolide tend à écraser le corps qui subit cette pression.
Pour étudier expérimentalement, au point de vue de ce phénomène naturel, les effets des gaz fortement comprimés et échauffés, j'ai cru ne pouvoir mieux faire que de me servir de ceux que développe la dynamite dans son explosion.
ExpérieBres. — Grâce au concours précieux que M. Sarrau, directeur du Dépôt central des poudres et salpêtres, a bien voulu m'accorder, et pour lequel je me fais un plaisir d'exprimer ma gratitude à ce savant distingué, j'ai pu contrôler par des expériences les idées auxquelles j'étais arrivé, sur les phénomènes mécaniques qui accompagnent l'apparition et la détonation des météorites. Ces expériences, à la poudrerie
* Poggendarfr^ Annalen, t. CXIX. p. 275; 1865.
^ ^otice sur la constitution de rrnivcrs [Annuaire du Bureau des Longitudes, p. 581 ; 1870).
iâ FMIES FOLifDUQCES DES l^TÉOUTES.
de SeTnn, aTaient pour but de briser des pièces d*aciei, <oas raclion de la dynamite, et de Toir comment ^^ comporteot les gaz doués de pressions encore plus foiWs que celles que développe la poudre, avec laquelle i'avai> aaléneuremenl tenté des essais qui seront signalés }»li> luin.
Des prismes d^acier corroyé, de première qualité, ayant une section carrée de 85 millimètres de côté, ont été soumis. dans plusieurs conditions différentes, à des charges ou («^ tard^ de dynamite d*un poids total de 2 et de 5 kilogramrn^^ Le pétard était simplement appliqué sur Tune des faces, &. telle sorte que la pression des gaz n'agit que d'un seul tût' . comme dans le cas d*un bolide.
Le tout était placé dans un puits de 2 mètres de pn ardeur, i parois d'argile,' dans laquelle on retrouverait, a[>>^ Texplosion, tous les fragments plus ou moins enfouis. IL pouvait donc reconstituer, après la rupture, le solide primitif et se rendre compte des efléts produits.
Les prismes se sont toujours brisés nettement et ont ei- ^eudi^ des fragments plus ou moins nombreux de foii)'^ polyédriques. Les plans de rupture ont une tendance man; à se produire perpendiculairement à la surface sur bqu* .!agissent les gaz, et que Ton peut appeler surfaces iTc'^ ">
Pour expliquer des effets si énergiques, je rappellerai r • les gaz produits par l'explosion de la dynamite, scm^ ^ r. propre volume, ont une pression qui n'est probablement y-^ inférieure à 12 fois la pression des gaz delà poudre, brù! * ' également dans son propre volume, et que, parsuite, la (i'"^ sion de ces gaz peut dépasser 30 000 atmosphères. LVxp" sion dure un instant, des plus courts, qui n*excèdepeut-t'" pas 5^^ de seconde; par conséquent, elle est incomparat •" ment plus rapide que celle de la poudre. Quant à la tem}^
rature, on Ta évaluée à 2000 degrés, au moins.
IMITATION EXPÉRIMENTALE. 6fô
Les expériences qui précèdent, tout en montrant avec quelle facilité des masses de fer peuvent être brisées par des gaz comprimés, nous apprennent aussi d'autres circonstances qui ne se rattachent pas moins intimement à l'histoire des météorites, et sur lesquelles nous reviendrons dans le chapitre suivant.
CBAPITRE II
CUPULES CARACTÉRISTIQUES DES MfiTÉORITES ; LEUR IHITATIOI. SOIT PAR L'APPLICATION D'UNE CHALEUR BRUSQUE, SOIT A L'AOIE DES GAZ COMPRIMÉS.
La configuration extérieure des météorites qui ont consent leur surface originelle, est, avec le caractère fragmentaire qui vient de nous occuper, remarquable parla présence très-fréquente de dépressions arrondies, d'une forme caractéristique, que Ton a depuis longtemps comparées à l'empreinte plus ou moins profonde que laisse un doigt ou le pouce sur une pâte molle; aussi les a-t-on quelquefois dé-ignées sous le nom de coups de pouce (Fingerabdrûcke) ; noii< les désignerons sous le nom de cupules.
n importe de noter que les cavités de ce genre se rencontrent dans les météorites de toutes sortes.
Parmi les asidères, je citerai celles de la chute d'Oi^eil, 14 mai 1864, et, parmi les cryptosidères, les météorites de Stannern, 22 mai 1808.
Pour les sporadosidères, on peut en voir dans la collection du Muséum, ainsi que dans les belles collections, que }m eu Toccasion de visiter, de Vienne, de Londres, de Saint-Pétersbourg et autres : telles sont : Tabor en Bohème, 5 juillet 1755; Salles (Rhône), 12 mars 1798 (dont la surface on est presque entièrement couverte) ; Charsonville, 23 novenh bre 1810; Serès en Macédoine, juin 1818; Lixna en Russie. 12 juillet 1820; Wessely en Moravie, 9 septembre 1831 ; Crûneberg en Silésie, 22 mars 1841; Goaipara, Assam, Ind«^.