‹ Études synthétiques de géologie expérimentaleChapitre 134 sur 184 · ORIGINE DES CUPULES · texte numérisé non relu

ORIGINE DES CUPULES

des expériences précitées. Celte action mécanique est, en général, accompagnée et renforcée d'une action chimique, due à la nature combustible des roches météoritiques à ces hautes températures.

Quand la masse est entièrement métallique (holosidères et syssidères), elle reçoit, sur des points voisins, simultanément ou successivement, de Tair très comprimé, et se mouvant en tourbillon, qui doit énergiquement activer la combustion autour de certains points, et, par suite, tarauder autour de ces centres d'ignilion, tout à fait comme les gaz, comprimés à environ 1000 atmosphères, le font à Tégard du zinc métallique qui est exposé à leur action. Un effet semblable doit se produire sur les météorites pierreuses (sporadosidères) qui, au milieu des silicates qui les constituent, renferment des grains de fer métallique, ainsi que du sulfure de fer ou troïlite, qui sont très-combustibles. Les météorites charbonneuses et d'autres asidères renferment également des parties assez faciles à brûler pour aider à Taffouil lement.

C'est ainsi qu'on peut s'expliquer la similitude des conditions par lesquelles ont passé, d'une part, les météorites, lors de leur entrée dans notre atmosphère, d'autre part, les grains de poudre incomplètement comburés, qui tombent devant la bouche d'un canon, ou les globules de zinc burinés par les gaz sous pression. C'étaient comme des coups de dard du chalumeau, agissant à des pressions de plusieurs centaines d'atmosphères : de là, des excoriations ou affofiillements, dont l'analogie de cause ressort de l'identité des effets. Ce sont des témoins des grandes pressions, accompagnées de tourbillons, que les masses ont subies pendant quelques instants, par suite de leur énorme vitesse.

D'ailleurs, la texture globulaire, si fréquente dans le plus grand nombre des météorites pierreuses, a pu, dans certains;

€80 AmjaTH^r des expémoces.

cas, aider rérosion, les gaz pénétrant sous des globules et les arracbaot, comme Toutil du chirui^en le fait pour une dent.

Les arêtes du fragment primitif, si elles étaient angulaires, ont dû être émoussées dans les mêmes circonstances.

Enfin les poussières etTapeurs,'produitespar ces affouillements, ont dû contribuer à produire ces traînées de fumée qui marquent dans Tatmosphère la trajectoire des météorites et persistent quelquefois assez longtemps, même pendant plusieurs beurcs* après leur passage.

Celle explication, proposée d*abord, à la suite des ex{)ériences faites à laide des gaz comprimés de la poudre, tant sur le zinc que sur le fer, s'est trouvée confirmée de la manière la plus satisfaisante, et, de plus, complétée par les éUiies, faites à Taide des gaz de la dynamite.

11 est impossible de ne pas être frappé de Tidentité de fj-rn.e que présentent^ d'une part, les excavaiions creusétfs jvir Tac lion gyratoire des gaz três-énergiquement comprim»''>. et. d'autre part, les cupules qui caractérisent la surface des nuîô: rites. Otte identité est particulièrement remarquable fvur ilusiears des masses faisant partie de la collection du Mu><^u::i^ comme le montrent plusieurs des figures donnée^

En c^ qui concerne les deux modes d'expériences, arec le> g:u .le h foudre et axec ceux de la dynamite, il y a à remar- ^::er une diflêrvnce dans l'intensité et dans la rapidité de Tac :ii a. Tiniis q;;e,dans le cas des expériences faites aTCi" la |vu.:re* Îî^ §ai i^issaient enxiron pendant jj^ de seconde, la } ress:::: Ot^ pz er.cendrés par la dynamite avait une durée <u\':ic v;jLlue à ^ /^ j ^ de seconde, c'est-à-dire 500 fois moindre c::e U ; ren::;'re: iJ, l'acùoa est donc incomparaWement plus

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