‹ Études synthétiques de géologie expérimentaleChapitre 135 sur 184 · ORIGINE DES CUPULES · texte numérisé non relu

ORIGINE DES CUPULES

rapide, presque instantanée. En même temps, dans le second cas, l'action érosive est beaucoup plus intense; car, malgré leur instantanéité, les affouillements excavés par les gaz de la dynamite sont incomparablement plus profonds; les bavures saillantes qui les bordent décèlent l'énergie de l'agent dont elles sont l'œuvre. La dynamite nous fait assister à un véritable arrachement; les gaz de la poudre, avec leur action

niirei. une profond* ciTÎt^ «n forme d'encoche, qui rétulle éddemincnt da la réunion ds CDpulei ditfoiiti en Irilnést. — Grandeur naturelle.

moindre, mais aussi moins rapide, produisent un affuuillement d'un plus grand rayon de courbure.

Ces deux types de cavités se retrouvent dans la môme météorite et quelquefois superposés l'un à l'autre. C'est ce rapprochement que montre, avec évidence, la masse de fer météorique de Charcas * (Planche Vil).

11 estdes cas où les aflb.uillements des météorites ont pris

> compta rendu*, t. LXiy, p. B».

«sa &PPUUT10N l)LS EXPÉRI^QiS.

des formes autres que celles de cupules arrondies, par exemple, celle d'une sorte d'encoche, comme dans certains énhanlilloDS de Pultusk (ûg. 252). Ces variétés de formes se reacontrent parmi les résultats de l'expérience, où^ à câté de cupules arrondies, isolées, groupées de diverses manières el

; iir --^•.■ 1^* »-v^k-.~. >aliKï par 11 fafftn pmisient toat à fait comparaUct 1

>v :;»t'iii ali^noos, îl se produit des sillons verniiculés, n"<- ?< .:.'. "...lU à ceux que le ciseau a creusés sur les pierres <li' »<t:,.;:;> nioniuuents.

IV<;<:i<iir<>nuiil aui expériences décrites plus haul, fi .': :i-> *":i avoir «mi connaissance, M. le professeur Siiess. ili' \iir.;-.c, a «mi ToMigeance de m'adresser un échaniillon r.; :.><':•. :o ikure :i5Ô. et dont la surface offre des acii- »i::-.l> aiuloiucîs y compris l'encoche'. C'est un bloc Ji-

• . .-.Mv -niKÊ et r.t,-«Jf«M Ja KMwa, t. UllVI. p. 517.

ORIGLNE D£S CUPULES. 6S3

ciment hydraulique, qui, lors de sa cuisson à la température du rouge blanc, s'est trouvé soumis à l'action érosive d'un violent courant d'air froid.

L'estemlon d/tm capnlca, mar une gnuide ^rtle on ki totalité do loiifogQ d'iiBo ménie météorite, correopond A une rotation do oe

«orpo Dans nos expériences, nous voyons que les cupules ne

se forment que sur la face du bloc qui a été exposée à la pression directe des gaz : les faces opposées n'en présentent pas; le contraste à cet égard est évident. Or, dans beaucoup de météorites, les cupules se montrent sur plusieurs de leurs faces, et même souvent sur leur superficie entière. Cela peut provenir de ce que la météorite, dans sa translation à travers les espaces, était animée d'un mouvement de rotation, comme il arrive à tous les projectiles de forme irrégulière. La météorite, ainsi excoriée, a donc présenté successivement à Vavant^ c'est-à-dire comme proue^ diverses parties de sa surface, laquelle s'est trouvée poinçonnée, plus ou moins complètement, par le choc de l'air comprimé et incandescent.

Snccc— lono d*effola : action Instantanément éroslvo des cas eompriméo et fortement échauffés. — Parmi leS cffctS produitS

par les gaz de la dynamite, dans les expériences dont il a été rendu compte, il en est, comme on l'a vu, de plusieurs natures : l"" aplatissement et écrasement de la masse d'acier; 2* affouillement énergique et creusement de cupules; 3*" déchirure en fragments plus ou moins nombreux ; 4** projection de ces fragments.

Malgré l'excessive rapidité de l'action, ces effets ne sont pas simultanés, et ils paraissent s'être succédé suivant l'ordre où ils viennent d'être énumérés. La rupture en fragments a été précédée, non-seulement par le creusement des cupules,

eu imiCiTlW DES EXPÉRIEXCLS.

ainsi qu^il a été déjà dit ; elle a dû Tètre aussi par Taplalis» sèment et l'écrasement de la masse d'acier. Car, si, après réerasement^ on rapproche les fragments projetés et épars, le contour, déformé et élargi, se poursuit sur ces diTers fragments contigus, arec autant d'uniformité que s'ils D*a- ^ient pas été désunis (6g. 353, 254 et 256).

D est toutefois à remarquer qu'au lieu d'être, comme Taplatissement, répartis sur toute la surface d'action d(^ <!az. lesafTouillements (au moins dans le cas d explosion avec bourrage) ne se montrent qu'irrégulièrement. Autour de cavités profondes de plusieurs millimètres, la surface est presque intacte. Ces affouillements arrondis se sont probablement produits, lorsque les gaz, après avoir détermine rêcrasement, ont cherché à se fraver une voie.

Dans cette action, les gaz paraissent animés de mouvements gyratoires excessivement rapides. Ils agissent par leur énorme pression et leur haute température, de manière à pulvériser et à emporter le métal à l'état de poussière imftal- |<ible. ainsi que je Tai antérieurement constaté avec les pi de là poudre^ En même temps ils produisent, comme par re(H>ussement. les bavures très-accentuées, qui attestent leur surprenante énergie. Dans ces conditions, les gaz paraissent se comporter conmie des solides incompressibles.

Cette érosion ou gravure qui, en général, a marqué de son esl^inpille la surface des météorites, n'intéresse pas seulement rhistoire de ces apports des espaces célestes. Elle fournil sur les gaz, lorsqu'ils sont soumis à cet état excessif de compression, la notion d'un caractère nouveau qui permettra peut-être de pénétrer dans certaines questions de Mécanique moléculaire.

Cmyên rtmém»^ V ilUn, p. ftt.

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