‹ Études synthétiques de géologie expérimentaleChapitre 68 sur 184 · BANDES BLEUES DES 6UCIERS · texte numérisé non relu

BANDES BLEUES DES 6UCIERS

§ 5. Bandes bleues des glaciers.

I^s bandes bleues (structure veinée) que présentent les ;:laciers, et dont Forbes a le premier fait ressortir Timporlânce\ sont parallèles à Taxe d'écoulement et paraissent s'expliquer aussi par les expériences qui produisent la schislosité, ainsi que M. Tyndall l'a montré.

Dans bien des cas où les roches se sont écoulées, de manière à prendre la structure schisteuse, leur consistance se rapprochait probablement autant de l'état solide que la glace des glaciers.

§ 6. Reutions de la schistosite avec les grands accidents de la strdctore du sol et du relief, particulièrexe4tr dans les

OUiflES DE montagnes; STRUCTURE DITE EN ÉVENTAIL.

On a VU plus haut comment l'examen des déformations et l'tiremenls de fossiles a conduit à faire intervenir une action mécanique dans l'origine de la schistosite. L'élude des faits d'ensemble, observés sur une grande échelle, confirme ce résultat*.

D'une part, quoique très-fréquent dans les terrains anciens, le clivage ne s'y rencontre pas toujours et ne leur est pas exclusivement propre. Ainsi, on ne trouve pas de vérita- IJes phyllades dans les couches siluriennes et dévoniennos

' TrateU ikrougkt the Alpi,

^ Favre, Heeh. géol., t. III, p. 31.

454 APPLICATION A LA SCHISTOSITË.

de la Suède, de la Russie ou des États-Unis, qui ont consené leur horizontalité première et qui, d'ailleurs, n*ont pas été métamorphisées.

D'autre part, des schistes, susceptibles d'être exploitéN comme ardoises, sont connus dans des terrains plus récents, mais disloqués, ainsi qu'on Ta vu plus haut (pages 59n et 399).

On voit donc que des roches argileuses, d'âge trèsdifférent, ont pris la nature d'ardoises, et cette transformalien, de même que les autres cas du métamorphisme régional, se lie essentiellement à l'existence de dislocations.

Il importe d'ajouter qu'en général, quel que soit l'âge d«^ terrains, la direction uniforme des feuillets est la même que celle des couches schisteuses qui les constituent. Dan^ les chaînes de montagnes, cette direction est donc celle des principaux accidents orographiques.

On s'est souvent demandé pourquoi, dans presque toutes les parties du globe, les feuillets du gneiss et des roche^ schisteuses cristallisées sont fréquemment dans des positions voisines de plans verticaux. Les géologues qui considèrent ces feuillets comme les vestiges d'une stratification première doivent supposer que toutes ces couches ont été complètement redressées. C'est une disposition que Naumann regarde comme très-difQcile à expliquer *•

Cependant elle me parait devoir être assimilée à celle que présentent les couches fossilifères de tout âge, lorsque ce^ 1 couches ont été contraintes par un laminage, quelque court qu'il ait été, à acquérir la structure schisteuse. On voit, en | effet, d'après les expériences précitées, pourquoi les feuillet^ i ont une tendance à se présenter dans une position verticale : i le résultat tient, avant tout, à des conditions essentiellemen' |

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