‹ Études synthétiques de géologie expérimentaleChapitre 76 sur 184 · ORIGINE EXTRA-TERRESTRE DES VËTÉORITES · texte numérisé non relu

ORIGINE EXTRA-TERRESTRE DES VËTÉORITES

a été évalué à 7000 kilogrammes ; toutefois ce dernier luimême ne représente pas un volume égal à 1 mètre cube.

Dans les pierres, c'est seulement comme exception qu'on peut en citer de 200 à 500 kilogrammes. Le poids de 50 kilogrammes n'est pas souvent dépassé. Aucun des échantillons de la chute de Laigle n'excédait 9 kilogrammes, et, parmi les milliers de météorites dePultusk, celle qu'on a mentionnée comme la plus lourde pesait 7 kilogrammes. Le plus gros échantillon recueilli à Orgueil était de 2 kilogrammes.

Pour le plus grand nombre de météorites, le poids est bien notablement au-dessous de ces limites.

Ainsi, par exemple, la collection du Muséum n'a pas reçu moins de 950 échantillons de la chute de Pultusk, complets, c'est-à-dire entièrement recouverts de leur croûte. Leur diamètre atteint rarementcelui d'un œuf de poule, et leur poids moyen est de 67 grammes. Cent vingt d'entre eux, dont le diamètre moyen est seulement de 3 à 4 centimètres, pèsent, en moyenne, 30 grammes. Enfin, pour cent autres, le diamètre descend à 2 centimètres et demi, c'est-à-dire à celui d'une noisette, et leur poids moyen n'est que de 12 grammes. On ena trouvé, dans cette chute, dont le poids était seulement de i gramme.

Lors de la chute survenue le !•' janvier 1869 à Hessle, près d'Cpsal, en Suède, l'existence d'une couche de neige a permis d'en recueillir de plus petites encore, et l'on en possède auMuséum deParisdeux qui pèsent 0s60 et 0*,17, elau Musée de Stockholm une qui descend à 0',06. Si, jusqu'à présent, on n'en avait pas encore signalé d'aussi faibles dimensions^ cela s'explique par la difficulté d'apercevoir de si petits grains au milieu des terrains meubles, qui composent en général la surface du sol.

Ces parcelles forment comme un passage aux poussières proprement diles^

i80 NOTIONS GÉ!<SfiRALES SUR LES MÉTÉORITES.

En somme, les météorites, tant à raison de leur petitesse que de leurs formes fragmentaires, peuvent être considérées comme de menus débris cosmiques.

Toutefois, il ne serait pas impossible que les fragments qui arrivent à la surface de notre globe ne représentassent qu'une petite partie de la masse météorique; celle-ci ressortirait parfois de l'atmosphère pour continuer sa trajectoire, n'abandonnant que quelques parcelles, dont la vitesse se trouverait amortie. La chute d'Orgueil fournirait un arçument en faveur de cette dernière hypothèse ^

Ce qu'on remarque tout d'abord, quand on examine les pierres météoriques entières^ c'est-à-dire telles qu'elles nou^ arrîrent, c'est une croûte noire qui en recouvre toute la surface \

Celte croûte, en général, est mate. Toutefois, dans certi>-::?^it:ôUV>riles alumineuses et particulièrement fusibles, e- 0 <?<^ !uf5aute, de manière à rappeler un vernis. Son épai>- :ji:»xr a*ji::ei:ît pas un millimètre.

r> r^:I:e visiblement d'une modification superCcielle, ^ te !jt lî^rw a subie pendant un temps très-court ; c'est le r^>tr:jt: i.* r:::ca:: îe^cence que cette pierre a éprouvée, en ,**t.ri:j:: ia:ts: -;vr>? atmosphère.

'^a.*r-:w> ic< z:;;:^^ntes alumineuses présente des rides

»xii. a i >v v*^ ccr^ si^-uv^nt rayonnante, décèle la direction

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