‹ Études synthétiques de géologie expérimentaleChapitre 77 sur 184 · V.r .;;» î. •> r*î- Ijl oba\ur. Cette direction est indiquée · texte numérisé non relu

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ORIGDŒ EXTRA-TERRESTRE DES HÉTÉORITES. 481

lels, quele remis a produits, en ruisselant jusqu'à l'arrière dechaque pierre (fig. i78.)

la foudre produit sur les roches terrestres un vernis qui n'estpas sans analogie avec celui des météorites ; elle détermine, en effet, sur certaines roches, particulièrement vers le; cimes des hautes montagnes, la formation de petites goutleleltes vitreuses ou d'enduits, sur lesquels de Saussure a appelé l'aiteniion. C'est même à cause de cette ressemblance

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que les savants, auxquels on soumit les pierres tombées à lueé (Sarthe), en 1768, émirent l'idée qu'elles n'étaient que des pierres terrestres vitrifiées par la foudre.

La forme des éclats est essentiellement fragmentaire : ce sont des polyèdres irréguliers, dont les angles et les arêtes ont été émoussés par l'action simultanée de la chaleur et du frottement.

Les principales circonstances qui viennent d*étre énumé-

489 KOTKKIS Gfi!(ÉRiLES SUR LES IÉTÉOBITES.

rées s'expliquent, en partant du fait incontestable que les bolides entrent dans notre atmosphère avec une vitesse extrêmement considérable.

L*air qu'ils compriment ainsi, presque instantanément, dé- Teloppe une quantité de chaleur énorme, de même que dans Texpérience si connue du briquet à air.

Ce n*est donc pas le frottement, comme on Ta dit souvent, mais la œmpression subite de Fair, ainsi que Ta supposé de Haidinger et qu'il résulte des expériences de Régnaull*, qui amène la surface du bolide jusqu'à rincandescence*.

C'est également par cette compression que Delaunay' a expliqué, d'une manière Traisemblable, l'explosion du bolide, le bruit qui raccompagne et Taraortissement de sa

vitesse.

Tous les faits que nous venons d*énumérer prouvent avec évidence que les météorites sont des représentants de corps extra-terrestres ou cosmiques.

La première idée qui s'est présentée a été d'en chercher l'origine dans Tastre le plus rapproché de nous. C'est ainsi, que Laplace et Berzélius considéraient les météorites, comme des produits projetés par les volcans lunaires.

L'hvpolhèse la plus généralement admise est cellr que Chladni formula, avec hardiesse, dès 179 4, et d'après laquelle les pierres tombées du ciel sont des astéroïdes qui, pénétrant dans la sphère d'attraction de la terre, sont précipités à la surface de celle-ci.

Ces astéroïdes peuvent, d'ailleurs, ne pas appartenir à notre système planétaire ; rien ne prouve qu'ils ne proviennent pas d'autres régions des espaces. Les belles études de M. Schiaparelli, qui ont si heureusement rattaché aux co-

* Compin rrmdm de tAcmdémie de» êcieneeê, t. IXIX, p. 791.

« IM. ^ i004.

> Nolke sur U oooslitntion de rCniTcrs. Amutaire du bureau de» tomgUmde», 1879,

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