LOS D
servations que nous avons recueillies sur divers Fronts, au cours de l’année 19148, observations qui nous conduisirent à la recherche d’un dispositif approprié de notre étuve pour combattre en partie les eflets toxiques des gaz auxquels nos hommes étaient exposés.
L'ypérite, que durant la guerre de 1914-1918, l'ennemi eut tendance à emplover de plus en plus, passait aux veux de beaucoup pour le toxique liumanitaire, celui qui met momentanément hors de combat, sans faire mourir. On dut bientôt se garder d’un optimisme qui coûta la vie à bon nombre d’imprudents.
L'ypérite provoque des intoxications graves et Îréquemment mortelles. Tel homme qui plaisantait, en se voyant rouge comme écrevisse en quittant ses vêtements à l’ambulance, mourait dans des douleurs atroces quelques jours après. Ne tenons pas l’ypérite pour un gaz qui ne tue pas, avons-nous répété maintes fois, et prenons au contraire toutes les mesures de protection dont nous disposons et qui nous assureront une sauvegarde efficace.
D'ailleurs l'ennemi prit l'habitude d’emplover simultanément, pour ses bombardements par obus toxiques, des obus à ypérite et des obus à oxychlorure de carbone, dont la toxicité est très considérable .Il était donc absurde et dangereux, en cas de bombardement par obus à gaz, de ne se préoccuper que de tel ou tel.
Il fallait toujours agir comme si on se trouvait en présencé du gaz le plus nocil.