‹ Etuves improvisées pour la désinfectionChapitre 26 sur 34 · RES TER JE · texte numérisé non relu

RES TER JE

taches rouges sur ses diverses parties, mais surtout sur les cordes vocales inférieures.

Ces dernières, congestionnées, perdent de leur élasticité et il en résulte une aphonie plus ou moins complète.

Dans les accidents tardiis le pronostic est favorable, parce que le blessé n’a été touché que lentement, les lésions ne sont que superficielles. La gêne dans l’émission de sons, cette laryngite particulière, accompagnée d’un œdème du cou, conduit le blessé à la visite médicale dès l'apparition des symptômes. En traitant énergiquement ces accidents on obtient une guérison totale qui est cependant longue à obtenir.

Si ces lésions étaient négligées, elles deviendraient proîondes, les cordes vocales seraient touchées dans leurs parties vives et il en résulterait une aphonie définitive plus ou moins totale.

Ces accidents sont d’ailleurs toujours accompagnés d’accidents pulmonaires.

Ici encore on ordonnera des gargarismes au permanganate de potasse en milieu alcalin, c’est-à-dire alternant avec gargarismes au bicarbonate de soude. Les mhalations profondes avec la teinture d’eucalyptus goménolée donneront les meilleurs resultats, mais des attouchements profonds, seuls, pourront amener la guérison, avec un collutoire au borate de soude: 4 grammes, et à la cocaïne 10 centigrammes, dans la glycérine: 30 grammes.

Ces attouchements, répétés 2 et 3 lois par jour, pendant une semaine, puis 2 fois pendant la seconde semaine et enfin tous les jours pendant une quinzaine, viendront à bout de ces lésions.

Il sera bon en outre d’administrer également 1 gramme, puis 50 centigrammes d’aspirine tous les jours.

Mais ici surtout le traitement devra être poursuivi très longtemps, longtemps après la guérison apparente, car ces accidents sont tenaces, les récidives fréquentes.

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APPAREIL DIGESTIF: — Les accidents tardifs de l’appareil digestif se manifestent par des nausées, par des vomissements Si le blessé tarde à se faire traiter. Le sujet atteint se plaint de douleurs cuisantes le long de l’œsophage, tout fait supposer que l'ypérite exerce son action corrosive sur la muqueuse et produit des ulcérations qui iront en s’aggravant si n'intervient pas un traitement sévère.

Ces accidents dus à l’ypérite ne peuvent être confondus avec du pyrosis, car la sensation de cuisson que ressent le blessé est permanente et augmente sans cesse.

Les accidents tardiis de l'appareil digestif doivent être considérés comme peu graves si le sujet atteint est traité dès le début de leur apparition et s’il est soustrait à l’action persistante du gaz corrosil par les moyens que nous indiquons dans le chapitre suivant.

Si le traitement tardait à être appliqué, s’il était négligé, jes ulcérations continueraient d'évoluer en profondeur et accuseraient une gravité semblable à celle des accidents précoces déterminés par l’ingestion directe d’ypérite.

Pour neutraliser l’action corrosive nous suivons la ligne de conduite qu'on adopte en cas d'intoxication par ingestion d’acide.

Nous préparons un lait de chaux avec:

Carbonate de chaux: 10 grammes; Bicarbonate de soude: 5 grammes dans 1 litre d’eau ou mieux 1 litre de lait.

Et nous faisons boire au blessé ce lait alcalin par doses fractionnées, d’heure en heure, lentement, pour qu’il puisse neutraliser complètement l’action corrosive de l’ypérite. Ce qui s’obtient d’ailleurs rapidement, au bout de peu de jours, quand le traitement est institué dès les premières atteintes.

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