CAUSES ET PROPHYLAXIE
Les accidents tardifs surviennent chez des hommes qui, bien qu'ayant régulièrement mis le masque pendant le bombardement, ont séjourné plus ou moins longtemps dans la zone ypéritée, ou chez ceux qui, un ou même plusieurs jours après le bombardement, ont simplement séjourné pendant un certain temps dans une zone encore vpéritée.
Nous n’avons pas à envisager ici le cas des hommes qui, pour une cause quelconque, ont ons de mettre le masque ét de suivre les recommandations formelles sur les précautions à prendre; ces hommes se suicident tout simplement.
Il ne nous appartient pas non plus d'examiner dans ce travail les mesures à prendre sur le champ de bataille pour soustraire les combattants à l’action de l’ypérite: retrait des Unités, échelonnement en profondeur, etc.
Le combat peut nécessiter le maintien des hommes dans une zone ypéritée, au moins pendant quelques heures. Si ces hommes conservent le masque ils ne seront exposés qu'à des accidents tardifs qu’on pourra d’ailleurs prévenir en prenant les précautions que nous indiquons plus loin. Les zones ypéritées peuvent être étendues, d’où l'impossibilité de les neutraïiser complètement et rapidement, les agents de liaison pourront être tenus de les traverser. Que ceux-ci mettent le masque et, là encore, 1ls n’auront à redouter que des accidents tardits faciles à prévenir.
Pour déterminer la cause des accidents tardifs nous ne devons pas oublier que tout objet ou vêtement atteint par l'vpérite ou le gaz qui s’en évapore est une cause d'intoxication.
Les accidents tardifs apparaissent parce que l'homme, chez qui ceux-ci se marifestent, a séjourné les jours précédents dans une zone yhpéritée et n'a bas changé de vêtements.
Les vêtements jouent vis-à-vis de l’ypérite le même rôle que la mousse de platine vis-à-vis de l'hydrogène, ils produisent une condensation, une accumulation de gaz corrosil dans leurs tissus.
La chaleur du corps détermine une vaporisation interne qui provoque des brûlures tardives de l’épiderme, brûlures rendues plus profondes, plus larges, par la transpiration. Il se produit également une vaporisation externe qui provoque des accidents pharyngés, laryngés et pulmonaires, et, dans certains cas, des accidents de l'appareil digestif par simple déglutition de salive.
Pour supprimer les accidents tardifs il importe donc de supprimer leurs causes, par conséquent de désypériter complètement les hommes qui, pendant un temps de quelque durée que ce soit, auront séjourné dans un milieu ypérité.
Des circulaires ont bien recommandé de déshabiller les hommes gazés, de les laver, de les changer de linge et de vête-