Qiiaut vlarenc à Orliens la chité granl
DigitizcdbyGoOgle
Aye d'Avigrtow :
D'Orlient Jtwqifà Laod n'i laÎBBÏenttt itlaikbti (1) ;
Qaydon :
Si voz donrai les riches héritez, OrlUns et Raina et Biauvais la dté (2) ;
Oarin le Lokerain (La mort de) :
Hernauz A'Orliem etOautiere de Parii A la cort vinrent à sept vint ferveatis (3);
(h*i de Bourgogne :
Si m'aist Dîex, dist Guis, bien le sachiésde â
Qne je euia roia de France, d'Orliem et de Paria (4) ;
Jwiius César :
Enai îa mora Pompée com je voua ai conté, Mais li maiatre d'Orliens en ont el contrové {5) ;
(1| Êdit. Queaaard et Meyer (Anciens poètes de la Franeej t. VI), P-6. .
(2t Edit. Gneasard et Siméon Luce (Ancieru poita de I» Frime*; t. Vn), p. 4; cf. ibid.;
Qii'i Orlims vint, en Ix viUs en entm;
— 143 : A Ortietu ta, si ot le coot irié ;
— la : Tut en Buunblent.[cliascans en M pwtli.
Que !■ citFi d'Orluni sa eit empllsj
— -^ Eus près i'Orlùni se fu li os logia ;
— 197 ; Ce oie», D«i, que Femu» li princian
Que il mnrtri à, Orîitm ]» panier.
(3) Édit. Ed. daUéTÛ (Romans des doMxe pain âe France), p.81; cf. ibid.:
P. 8S: Et 1& reine Mt téMa d'jLabM).
D'Haruuiz i'OrUim, qa'els iîeat por i>mi.
(4) Édit. GuesKird et Michebnt (Anciem poites de laFrance.t. I), p. 14.
(5j Léopold Dei.isle : Les Ecoles d'Orléans, p. 6, d'après un ma. delà Bibliothèque nationale (ms, français 1457, fol. 166, y).
DigmzcdbyGoOgle
Ogier de Lanemarche {La chevalerie) :
Oimt aOrlUnt «t li preu Kogelier (1) ;
Renaut de Montauban :
k Ortiens paBBent Loire, la terre est deurtie (2) ; 3* Au ziv* siècle, dans les chansons, poèmes ou chroniques dont j'extrais les passages suivants : Fierabras .•
Qui me donroit Orlitns, Estanpea et Paria (3J ; Sugves Capet:
Car la dnchié A'Orliens tout quito vo donraj (4) ; surtout dans La branche des royaus lingnages de Guil-
(1) Edit. J. Barroia (Romans des doute pairs de France), p. 136 cf. p. 292 :
OÙOD d'OrHMM ttlx u TMcn rérir.
(2) JÎMWire liuiraire de la France, t. XXII, p. 681, d'aprèi un nui. du fonda la Vftllière, fol . 11, v».
(3) Èàit.KxœhoietSorvoia (Anciens poètes de ta France, t. IV), p. 23; cf. ibid.:
P. 197; U bunigM i fu ffOrUmt et de Puis-,
(4) Êdit> de M. le marquis de La Orange (Anciens poètes de la France, t. VUl), p. 94 ; cf. ibid.;
Car il en duc i'OrHtru, ('eu llanl la Bignoaris : Par me foy, duc i'Orlieni, k ce que nousvéon»; Et I; ditt : ■ Duc d'Orlinu, je tous oj nisult prillar > ; Util je Rul due ^Orlitm et Huei m'apsll'oa ; En le citd d'Orli«tit. qui bien eaioil fierais ; A. Orlittu lu cité fu lu dune mente ; VOrlitni se deparcj par une matinée ; AlM eut i OrHnu, ai ne la laisaiec mia ; A IJ lieavei i'Orlieni ung merquedy vanoit A Qrlient eit yenaa à portas ouvrir droit ; Et le cité d'Orlùw fort te demurmilla ; Et qne la ganl i'Orlient, dont il 7 ot foison ; Car juuer ma feaiatei un jour tieatonl entier — — En la cour en Orliant, et ma dame au cors chier.
i-dcBSous (p. 38,', trois nu trea passages importants.
DigmzcdbyGoOgle
lanme Guiart, né, comme on le sait par son propre témoignage, à Orléans :
Par qnoy je, OnUIaume Gniart, D'Ortiens né, de l'Aguillerie (1).
Dans ce grand nombre d'exemples, deux seulement nous montrent Orliens trissyllabique. L'un est du m" siècle; il appartient à la Vie de saint Thomas le martyr, par Garnier de Pont Saint-Maxence :
Or VUB abaunduins-jo mon règne et man païa, Estampe et Orliens, et Chartres et Paris (2) ;
mais je ne crois pas m' avancer trop en supposant que la vers offre une mauvaise leçon pour :
Estampes et Orliens, et Chartres et Paris,
le nom d'Etampes (Estampes ou Estat^esJ étant d'ordinaire et régulièrement (puisqu'il vient du latin Slampis) (3) écrit avec une s, par exemple daus ces vers de Gaydon :
Qui li donroit EatampM et Orliens (i),
(1) Historiens de France, t. XXH, p. n3g;ct., ibid.:
P. ISS â Ml : LsB évMqaai qos noaa looa .
D'OrlJma, ds Biauvu, da Loon ;
— ISE 6 Pluseon clan à OrH«fM ocinranti
— £63 c Da la cil^ d'[>rlitni iu> Loire;
— tes J Cil A'Orliem adonqnai TeiUiimit:
— tSSf Li uigant i'OrUatë qni li iiient
Armel cbucnne nuit vaiUièreDl ;
— 185 Lan vi-ga, qui fi> caita hjatoin,
— — j Saigut nJ d'OrllMU aus Loire;
— — J Entra ani, i hardie cliiira,
En gas malni d'OrJiani la baniire.
Sur Gnillanme Gniart voir une Notice par M, Nalalii de WiiLLt, £ibliûthiqt*B de l'Ecole des Chartes, 2* série, t. III, p. 1-12.. .
(2) Édit. Hippeau, 1 vo!.,in-12, Paria, Aubry, 1859; p, 139.
(3) QuiCHXBAT : De la formation française des anciens «wnu dê^ lieu, p. 25.
(4} Édit. Onemard etSiméonLacn (^nefeHf }>pi(^ delà Franeu, t. VII), p. 35; cf. (iMb;...-.;,..;, a. . .
DigmzcdbyGoOgle
Qui me donroit Orliena, Estmipet et Puii(iJ.
L'autre ezemplâ est dn xir* siècle et appartient au poëme de Hugues Capet :
Puis fa d'or en avant duc d'Orliens clamez (2); Un troisième, emprunté au même texte, semblerait à bien plus forte raison devoir être rattaché à ce petit groupe, 6ar notre mot s'y présente avec deux i : Orluens; au ver» 32 de la page 187, on lit en effet dans le manuscrit :
Adont envers Orliiem Fediy s'aceminoit.
Mais, prononcé comme on le voit écrit, il ûiusse le vers ; aussi, tout en signalant la leçon vicieuse (3), l'éditeur, M. le marquis de La Grange, a-t-il restitué dans le texte, avec la mesure du rhjthme, la véritable orthographe du mot. Le doute, eu effet, n'était pas possible, les copistes du moyen âge figurant souvent à l'aide de deux i Yi provenant d'un i latin, lorsqu'il doit être détaché par la prononciation d'une voyelle suivante : M. de La Grange remarque, par exemple, que Huon de Bordeaux porte dés la première page : Juliien :
Chil AuberooB, qne tant ot lagnoraige,
Sachiés k'il fu fleua Juliien Ceaare (4);
à cet exemple, on peut joindre les suivants : le la dame, bI est laliie em pies (5); Dix, dist la dame, tu soies grasiièa (6);
(1) Cf. d-dassns, p. 36.
(2) édit. de la Oiùgo {voir d-deums], p. 96.
(3} P. 279, not«.
(4) Edit. Queseard et Orandmaixn, (voir à-de«nu), p. 1.
(5) Id., p. 11, V. 344.
(6) Id., p. 12, V. 375.
DigmzcdbyGoOgle
Et îl û fisent, nnsn'i eit detriits (ï); Paie renoia sainte crestiienti (2); n D6 proiit homme, s'il est eratiienis, Que ne le face et pendre et traîner (3J; Au jour de Paskes, c'en doit cumeniier (i)',
«t sans sortir de notre poëme :
S'il trouve le acienclie à bien notefiier (5);
Or fina de ce siècle et ala deviier (6);
Âdont fit festiiei de moult simple raison p);
Et prinreut à crtier et &îre noise grant (8);
Et \j disoit : i Vassaulz, Dieus devez graciier
Qui vous a. donné forche et hardement si fier.
Et bianté dont en bien porez fructifiier (9);
Car ce ne sont q\x'espiiez et rencontreur de bois (10).
Comme on le voit, les scribes n'emploient jamais ce mode d'écriture que pour assurer l'intégrité de Vi et en maintenir la prononciation distincte. C'est une notation usuelle pour figurer ce que figure, dans notre système d'écriture moderne, l'inscription du tréma. En effet, il n'y a pas un seul de ces t doubles qui ne représente prosodiquement une syllabe. Or le mot Orliens aurait pu quelquefois s'écrire ainsi, par exemple dans les deux vers cités plus haut et où le rhythme veut qu'on lise Or-li-ens en trois syllabes; il n'en saurait être de même dans le dernier vers cité, puisque la mesure prouve qu'il faut réduire Orliiens à deux syllabes seulement.
(1) Id., p. 107, T. 3590.
BId.
(S) la.
(6) Huj«« C«y.(,
■ait. d»L>
Onoiis», p. 1, Y.«.
(7) la.
srra.
]or?-'5.
(10) la
DijilizodbyGoOglc
Ainsi, jusqu'à la fin du xiv" aiéole, Orliens est dissyllabique; les nécessités du rhytlime décident parfois le troo- Tére, et cela seulement dans les derniers temps, à séparer r» de Ye; mais l'habitude est visiblement de les réunir en une syllabe ; et telle devait bien être la prononciation du mot, puisque là même où le scribe s'oublie jusqu'à mettre deux i, la mesure du vers démontre que noD-aeuIement les deux i comptent pour un, mais que ce seul i lui-même forma avec l'e suivant une syllabe unique.
Voilà un premier point important : il ne suffit pourtant pas à caractériser la prononciation primitive d'Orliens. En e£fet, alors même que le mot aura subi de nouvelles modifications, nous le verrons demeurer longtemps encore dissyllabique. Le trait distinctif de cette première période est la prononciation séparée de ï'e et de l'n. Habitués comme nous le sommes aujourd'hui à nasaliser toutes les voyelles suivies d'un n, nous avons quelque peine à concevoir notre mot ainsi prononcé ; or, le raisonnement à lui seul établirait qji^Orliens, comme tous les mots analogues, a dû maintenir longtemps désunis l'e qt l'n. Ne l'oublions pas, en effet, dans le latin Aureîianis, Vn était naturellement détaché de l'a; Vi final une fois tombé, l'a et l'n ont continué de demeurer distincts (A ure^tan '5}, et, quand l'a se changea plus tard en e, la voyelle et la consonne ne furent pas pour cela plus unies, Orlién's perpétuant, sous sa nouvelle forme, la prononciation première ^AureliarCs. Aujourd'hui même nos provinces méridionales séparent encore l'n de la voyeUe précédente dans les groupes an, en, etc. : Fran'ce,dan'se, pen'se (je le). Mais il y a plus: nous possédons , à l'égard à' Orliens, deux témoignages directs : pour résoudre cesquestions délicates, la critique n'a guère, en général, qu'un moyen d'information, la rime; or, sur une centaine d'exemples recueillis dans des textes en vers, bien peu contiennent notre mot dans une rime ; mais il se
DigitzcdtyGoOgle
trouve, par un heureux hasard, que deux appartiennent à des vers en assonances, h'assoruznce, comme on le sait, est propre à nos vieux poèmes jusque vers le milieu du zn* siècle, et elle consiste en une rime incomplète de syllabes dont la voyelle seule est identique ; par exemple, dans Huon de Bordeaux :
fâche rime avec ymage (1); fief — d«l (2);
iri^ — vianl (3);
Qerardtn \
> riment ensemble [4].
Paris servir
Si donc Orliens se rencontre à la rime en une laisse d'assonances, nous saurons, par cela seul, quel était, avant le xm' siècle, le son de la syllabe ens, si l'on prononçait é-n's (Orlié-n's) on. ens {Orliens-OrUins) : or Huon de Bordeaux et GaydoD nous offrent le témoignage demandé; dans la première de ces chansons on lit en eHet :
Aies vous eat A Raina l'arcevesquié, A Saint-Omer, u ena el bore d'Orliens, U à Paria, en vo palais plenier (5);
et dans la seconde :
Se Dei m'ait, 11 gloriouz don ciel Qui II donroit Estampes et Orliena [6}.
On le voit, la rime est impossible, si l'on ne prononce pas, comme arcevesquié et cie-l, OHié'n's,
(1) Rw>n de Bordeaux, édît. Ouessard et Orandmaison [v. ci-deamia), V. 1-2.
(2) Id. V. 60-61.
(3) Id. V. 78-TO.
, (4) Id. V. 584-5B7.
(5) Id. p. 3.
(6) Oraydon, édit. Gnaaaard et SiméonLaca {t. ci-desana), p. 35. Le texte publié est du xm* siède ; mais la chanaoB originale date, se-. Ion tonta vraiaemblance, du xn* ûèole, et, comme il est arrivé souveat, la copie a oonMné parfoia lea aiaonances du texte primitif.
dbyGooglc
§ n. — 0BLIEN8 prononcé ORUSNS (OBUINS).
Ve d'Orliens ne serait jamais devenu l'a d'Orléans, s'U n'avait commencé par se souder avec l'n pour prendre avec lui le son nasalisé d'en (in) dans Amiens, viens (je), ii&ns ()c). Il n'y a pas d'exemple, en effet, que l'e français soit jamais devenu par lui-même un a : pour qu'un tel changement ait été possible, il a fallu que l'e, préalablement soudé avec r», formât d'abord avec lui un son nasal. En d'autres termes, ce n'est pas e qui a pu devenir a, mais en qui est devenu an, ou, suivant l'expression de M. Meyer, ce n'est pas e pur c qui est devenu a pur, mais e nasalisé qui est € devenu a nasalisé (1). > Ici encore, le raisonnement suffît donc à prouver que notre mot s'est nécessairement changé d'Orlié-n's en Orliens {Orliins), puisque sans cette transformation préalable il n'aurait pu devenir OrlianSy ni, par suite, Orléans.
Toutefois, une preuve de fait ne serait pas inutile ; la Chronique de Benoit nous en fournit deux au lieu d'une :
au vers 1099, on lit :
Antresi les cnlvera, les chens, Refireut-il puie à Orliens (2);
et au vers 26197 :
U fiist damEige n mal u biena En chartre les raiet à Orliens (3).
Malheureusement ces preuves ne sont pas décisives. Quelle doit être, en effet, la prononciation de ckens ou
(1) dnet En toniques, dans lea Uémùirea de la sociiti de tingMktique de Paris, t. I {S* fascicule), p. 246.
(2) Chronique des dues de Normandie, Sdit. Frândsqne Michel [v, d-desBos), t.l, V. 1099.
(3) Id. t. II, V. 26197.
èiaiu, et i'Orliensf Cké-n's et Orlié-n% bié-n's ot Or- Ué-tl's? ou cftens (chins) et Orliens (Orliins), biens {biins) et Orliens [Orliins)? Comme Suon de Bordeaux, la Ghrth niqtte de Benoit est du xu° siècle (1) ; or , si l'assonance du premier prouve que ï'e à'Orlié'n's doit être détaché de \'n, la rime de la Chronique ne prouve ni qu'il les faille réunir, ni qu'il les faille séparer, et la question demeure indécise. Mais l'éclaircissement que nous demanderions en vain aux rimes, même exactes, de ce temps, un argument indirect le fournit :
M. Meyer a démontré (3) que, dans les mots où en français représente en ou in latin, ce groupe avait pris, dès la fin du xu" siècle, le son an. Or, un tel changement n'est possible, on l'a vu, qu'après une nasalisation préalable de Ve, d'où il suit que cette nasalisation avait dû se produire au plus tard dans le courant du xii' siècle. Orliens n'appartient pas régulièrement à ce groupe de mots, puisque l'en y procède non d'en ou in latin, mais d'an (Aureliamis) ; néanmoins, par suite de raisons spéciales, qui seront exposées plus loin, notre mot fut traité comme s'il procédait effectivement d'un primitif en en ou in; il dut donc suivre la règle générale que je viens de rappeler, et w l'on prouvait quOrliens était déjà devenu Orîtans au xni* siècle, on aurait, par cela seul, une preuve que l'e devait être nasalisé dès le xn' ; or, la preuve existe : dans la Chronique de Guillaume de Nangis, texte du xm' siècle, on lit, avec un a, Orlians (3).
Il est donc cert^ (^'Orlié-n's a dû se resserrer en Or- ' li&is {Orliins) danâ les dernières années du xn* siècle au
(1) Mais noa pas nécessairemeiit postérieure, malgré les Mson&iiceB Aa Swjn, de Bordeaux; tat ce point voir Revue eritiqtte (2* aDnâe, l" semestre, n" 102, p. 334, artide de M. Meyer.
(3) Dans le travùl cita plus haut a Am et En tonii^iieQ • § in, p. 251 et Eoiv.
(3) SMmiMu de France, XX, 640 c.
DigmzcdbyGoOgle
plus tard. Os peut dés lors su^^oser que l'exemple cité de Benoit implique ce mode de prononciation. Ce n'est là, du reste, qu'une présomption, car il a pu suffire d'un quart de siècle, de moins encore, pour que la forme nasalisée prit déânitivement la place de sa rivale, et il devient impossible de savoir si la Chronique correspond à la période où l'n tendait à se souder a l'e, s'y soudait effectivement, ou déjà même y était décidément attaché. Mais cette question devient secondaire : il suffit que nous soyons assurés du rapprochement des deux sons avant le cours du xra' siècle; or, à cet égard, la preuve est faite, et si ce ne sont pas les rimes de Benoit qui nous en offrent le témoignage, ce seront alors tous les exemples de quelques années postérieurs, ceux de Gaydon, de Gui de Bourgogne ou de Fieràbras.
Mais il y a plus : Huon de BordeatuE étant contemporain de la Chronique, il n'en résulte pas, à défaut de preuve directe, que notre mot, prononcé dans la Chanson Orlié-n's, ne doive pas l'être dans la Chronique Orltens. Ici se place uue observation importante et qui doit dominer l'étude de toutes les transformations de détail. Quels que soient les changements qui atteignent la forme d'un mot, il ne faut pas oublier que ces changements ne se produisent ni à jour fixe, ni par suite d'un concert entre savants ; c'est l'instinct populaire qui transforme les sons ; suivant que deux lettres voisines ont une affinité plus étroite ou une mutuelle répugnance, l'organe qui les prononce les rapproche ou les désunit, et cela non pas tout à coup, mais par un travail graduel et spontané dont le peuple même n'a généralement pas conscience. D en résulte que, déjà modifié dans certaines bouches, un même mot demeure longtemps encore pour d'autres ce qu'il avait été jusqu'alors; insensiblement la prononciation nouvelle s'affermit, elle devient usuelle, finit par s'imposer à la foule, et un jour vient où ce qui
DigitizcdbyGoOgle '
avait été, pendant deux siècles ou trois, la forme régulière, oniTorsellement acceptée, n'est plus qu'un arch^sme oublié ou incompris : c'est l'histoire de tous les mots, et les changements qu'ils subissent sont tels, si naturellement enchaînés l'un à l'autre, si délicatement gradués, qu'on ne saurait dire avec précision à quelle époque telle forme a disparu, à quel moment telle autre a pris sa place ; les textes assurément nous of&ent de loin en loin quelques jaUoûs ; mais ne croyons pas qu'une forme apparaît seulement à l'époque où l'enregistre un écrivain; pour qu'elle ait conquis ce droit de cité, il faut qu'elle soit d'abord entrée dans le langage courant, ce qui ne se fait pas en un jour; pareillement, de ce qu'un mot se rencontre en un texte sous une certaine forme, il n'en î&ut pas conclure que cette forme était à ce moment la seule usuelle. Tardivement accueillie par les écrivains, et lorsque depuis longtemps le peuple l'avait pour ainsi dire consacrée, elle est aussi parfois plus longtemps conservée par eux, lorsque déjà peut-être le langage courant l'abandonne; qu'on ne s'étonne donc pas si, de deux textes, même contemporains, l'un nous offrait un exemple d'Orltè-n's avec l'n détaché de l'e, tandis que le second attesterait la soudure des deux lettres ; dans l'un et dans l'autre ce serait la double prononciation d'une même époque qui laisserait, si je puis dire, une double empreinte également exacte. Au même moment peut-être, où le mot Orliens sonnait encore aux oreUles du trouvère, Orlié-n's, le chroniqueur normand l'entendait prononcer déjà Orliens. Leurs vers sont au même titre l'écho âdèle de l'un et de l'autre son.
§ m. — ORLIMS prononcé ORLIANS.
Mous voici parvenus au milieu du xm' siècle : d!A\ire' licaiis arrivés à Aureliam, ce dernier nous a conduits à
DigmzcdbyGoOgle
Ortié'n's at Oriié~n's à Orliens; à son tour Orîiens s'est insensiblement transformé , et nous Tenons de Toil* pfU* Guillaume de Nantis qu'il commençait, dés le xtn* siècle, à devenir Orlians.
Comment un pareil changement a pn se produire, c'est ce qu'il n'est point aisé de comprendre. En effet, on voit bien* que dans les mots où en provient d'en ou m latin {prendre — prendere; enfant — mfantem, etc.), cette ayllfibe, en général, a fini par devenir an, et, domme je l'ai d^ dit, M. Meyer a prouvé que ce changement de son, en voie de s'accomplir dès le xi' siècle, était achevé vers la fin du xn" (1); mais on ne voit pas que cette transformation ait eu lieu lorsque en représente an latin, spécialement dans les finales en aniis , anis , etc. ; par exemple Ambiants est devenu Amiens, chnstiamis — chrétien, pagarms — payen, Julianits — Julien, sans parler des mots plus nombreux où le même son, figuré par la diphthongne ain [vanus — vain, santts — sain, etc.) n'a subi, non plus, depuis cette époque, aucune altération. Gomment donc s'expliquer qu'Orïie/w, par une exception unique, se soit transformé finalement en Orlians, comme • si son e ne provenait pas d'un af Je ne saurais pour ma part en donner de bonnes raisons : dire qu'on l'a, par méprise, assimilé aux mots en en, tels que prendre ou enfant, ne serait pas répondre, car la question est précisément de savoir pourquoi cette assimilation a pu se faire, comment cette méprise a été possible ; la question resterait entière, puisqu'on pourrait aussi bien demander pourquoi Amiens, chrétien, payen, Julien, n'ont pas été de même assimilés; peut-être faut-il y voir simplement l'infiuence d'une prononciation locale dont nous ne saurions aujourd'hui préciser la nature et à laquelle auraient échappé le picard
(1) V. ci-deMiu, p. 43. .
4miens et les mots usnela chrétien, payen, etc., moins
exposés qu'un nom de Tille aux méprises et aux altérations; toujours est-il que ce changement, quelle qu'en soit la,.cause, ne peut être contesté.
Est-ce à dire qu'O/'ïîons soit devenu la fonne unique au xm* siècle? Nous avons la preuve du contraire, car nous savons qu'un poète de ce temps, Gautier de Coinsi, dans un passage que j'ai cité plus haut (1), écrit Orlains. H en est évidemment de cette nouvelle transformation comme de la précédente : l'exemple de Guillaume de Nangis et celui de Gautier de Coinsi noua offrent, en fait, deux témoignages contradictoires ; mais U est clair que cette contradiction n'est qu'apparente, et là encore il faut se représenter, comme tout à l'heure dans le passage d^Orlié-n's à Orliens, l'antagonisme de la forme qui niût et de celle qui ne veut pas encore disparajtre. Comme Orlié-n's a dû tenter de se maintenir contrôles empiétements à! Orliens, c'est Orliens à son tour que nous voyons menacé par le nouvel Orlians. Quoi d'étonnant, si le vieux mot, celui même que nous avons vu naître à peine im siède avant et qui déjà est presque un archaïsme, s'efforce de tenir tête à son rivalî Plus est profonde la différence qui les sépare, plus il semble que la lutte doive être ardente et se prolonger. H serait intéressant d'en suivre les phases dans une série de textes ; malheureusement l'écriture seule ou les rimes pourraient nous éclairer. Or, les rimes font ici défaut, et, quant à l'écriture, l'usage populaire ne la transforme pas aussi vite que la prononciation. En ce qfii regarde notre mot, la raison en est simple : le son en, quelle qu'en doive être la prononciation (an ou in), peut être également bien figuré par le groupe en. Ces deux lettres avaient suffi jusqu'alors à représenter le mot Orlié-n's d'abord, et, après lui, Ott
liens (prononcé Orliins); elles suffisent pareillement à représenter la nouvelle prononciation Orliens (prononcé Orlians); le passage de Guillaume de Nangis est, à cet égard, une heureuse exception, sans laquelle noua n'aurions pas la preuve assurée que, dès le treizième siècle, l'en de notre mot avait déjà pris le son an. Tous les autres textes du xra' siècle, et ceux de la première moitié du XIV' conservent en effet l'écriture traditionnelle {Orliens) ; on l'a vu par les nombreux fragments empruntés à nos cliansons de gestes, à nos poèmes, à nos chroniques en vers ; les textes en prose ne varient pas davantage. Ici encore les preuves seraient innombrables ; on me permettra de n'en produire, qu'un petit nombre ; je les choisis de préférence en des textes récemment publiés, et dont les éditeurs sont, par leur nom seul, une garantie d'exactitude scrupuleuse et de critique pénétrante. Le xxn' volume des Historiens de France contient, par exemple, divers documents précieux pour l'histoire de l'expédition d'Aragon en 1285; dans l'une de ce» pièces, Fragment d'un compte de Jehan d'Ays, en matières et en deniers, pendant l'expédition d'Aragon en MCCLXXXV, il est question d'un de nos compatriotes. Voici comment le texte le
§ 335. Item, par Jetuin le Clerc, à Narbonne, pour 11 et pour Raoul û.'Orliens, IX setiers d'orge, ou pris de LVII a. n (1) ;
f 8 399. Raoul à'Orliens, par Michiel le Clerc, en Catheloingae» sac de froument, qui fait iiij setiera de Biaucaire, ou pria da a a. » (2).
Kn une autre pièce, Compte du charroi des engins pottr
(1) Bistoriena de Fritnee,t. XXII, p. 119, «
(2) Id. ibid. p. 723, «.
DigmzcdbyGoOgle
l'expédition d'Aragon en MCCLXXXV, je lia égaiemeot-; à la date du 33 juillet :
« A Jehan Peliçon d'Orliens, por ij chavau» mors, X 1. l'ftndernen de la M&delèDe, présent M. P. » (1);
et, quelques ligues plus bas ;
« A Jehanin, le vullet Martin d'Orliens, por Is retor d'un clievaii ocis et un mort à Yone, n siège de Gironné, X 1. > (2].
Edûq, un troisième document de la même époque. Intitulé : Fragmenta computorum ab anno MCCXXVII ad annum MCCCXVl , et publié dans le même recueil , contient ce paragraphe :
« Au seueschal de Champaigne, MoUBieur Jehan de Joinville, por ■es gaigea dès le diemanche devant Pasques-Flouries qu'il partit d'Orliens. » (3).
Joinville, qui vivait en ce temps, et auquel se rapporté le précédent paragraphe, écrit de même Orliens :
■ Et entre les autres fu naiâ Monseigneur Jetian d'Orliens, qiii portoit banière à la voivre. » (4) ;
et ailleurs :
f Dont il avint ainsi que les Bourgoignoni et les Looreins que il «voit apaisiés, l'amoient tant et obéissoient, que je les vi venir plaidier par devant le roy des descors que il avoient entre enlz, à la jxtuit te ro;, à Rains, à Paris et à Orliens. > [5).
On le voit, jusqu'à la première moitié du XIV* siècle,
(1) Historien» de France, t. XXII, p. 730, e.
(2) Id. ibid. ibid.; cf. ci-desaoua (p. 66) la forme Ourliens empruntée an même texte.
(3) Id. ibid. p. 758, c.
(4) Œuvres de Jean, sire de Joinville, comprenant l'Histoire de Saint-Louis, le Credo et la lettre à Louis X, avec un texte rapprochS du français moderne mis en regard du texte original corrigé et complété à l'aide des anciens manttscrits et d'un manuscrit ini' dit, par M. Natalis ni Waili.i, gr. in-d°, xxxu-57tJ pagea et 3 planches dont l'une chrorooUthographiée. — Paris, A, Le Clere, 1867. — p. U4.
(5] Id. p. 460.
DigitifcdbydOOQlC
Q'««t par l'évnture OrHew ^ue I9 b<»b d^ la viU* , |r^§^, nonce, selon toute Traisemblance, OrUans, oontïQue d'Mr^: figuré. Il faut franchir «ette période pour rencontrer dps exemples nombreux de l'écriture Orlians; non pas que, même à cette époque, la transcription par an soit seule en usage, mais eUe est déjà très-fréquente ; on peut en voir des exemples df^us les diverses Ordonnances de Charles V,. en mai 1367 (1) , juillet 1373 (2) ; de Charles VI , en avril 1383 (3), avril 1388 (4), mars 1388 {5), octobre 1392 (6), où notre mot est invariablement reproduit sous la forme Orléans (je reviendrai tout à l'heure sur l'e que nous voyons pour la première fois substitué à Vi); c'est également BOUS cette forme que notre mot se présente dans, quelques textes de provenances diverses : je . citerai , par exemple, ces deux passages empruntés à des comptes du iiv' siècle , publiés , avec beaucoup d'autres , dans le Qlossaire des émaux de M. de Laborde :
f Qodefroy le Fevre, varlet de cbamlȉ et guda dea coffFea ds;
Monseigneur duc à'Orleans > (7) ;
« A Robin Gamier, coffrier, pour deux cofireB da-relaia, fermons eha^Dii à deux ferreoree, ferreï et clouez mnsi qu'il appartient pour mettre et porter en chariot le linge de relais de Als. le dnc d'Or-: Uatu. » (8).
n est Impossible qu'une forme aussi fréquente n'ait pas répondu à la prononciation alors usuelle de notre mot. Assurément la forme en e n'a pas disparu : les Ordonnances continuent de la. reproduire à côté de la forme en a.
(1) Ordonnanc»
(2) Id.
(3) Id.
vn, p. 2.
Vil, p. 185.
(5) Id.
VII, p. 241.
(») Id.
VTI, p. 515.
P) De Làborde,
Qtoisaire des hnaux, p. 219.
(8) De Laborde.
Id., p. 471.
DijilizodbyGoOglc
pcr ei«mplfl celles de Cluirles V. juillet 1364 (1), jttU^ let 1367 (2), juin 1370 (8), mars 1383 (4). etc. ; U n'eu fésulte pas évidemment que l'é ait conservé sa Taleuf primitive, mais simplement qOe le nouveau son est également compatible avec la figuration par en ou la figuration par an,- l'orthograplie moderne n'ayant pas encore été Jugée nécessaire pour l'exacte représentation de c» son nouveau n'a pas encore prévalu; mais ce n'est Ift qu'une simple question d'écriture. Voici , du reste , avec deux nouveaux exemples, la preuve décisive que, sous la double forme en e ou en a, la finale de notre nom se pro- • nonçait évidemment de la même manière ; le recueil de3 Ordonnances contient un acte de Charles YI (août 1392) , où il est question successivement de f l'Eglise A'Orleans > et du * iaché à' Orliens » (5). De son côté, M. Louis JaiTy, en son Histoire de la Cour-Dieu, a reproduit un document de la même année (33 novembre) ; ce sont des lettres de Vidimus qui commencent ainsi :
« A tous ceulx qui verront ces preseatea lettres, Jehan Poirier, pr«VOBt d'OrUana, aalut. . . >,
et qui se terminent par ces mots :
fl En teimoing de ce moae prévoit dewoMlit «vmU bit eoeler cee lettres de Vidimui du acei de la prevoBté d'Ortùni » (6).
Assurément les deux mots ne sont pas identiques : mèms •n attribuant à la finale une égale valeur, le maintien de ï'i dans une forme, l'apparition de l'e dans l'autre suMraient
{1} Ordomumcei V, p. 476-177.
P) Id. V, p. 25.
(4) Id. VII, p. 63.
(D) Id. VII, p. 491-492.
(6) Louis Jaskï, Histoire de tabbaye de la Cour-Dieu (Voù tlesBUB), p. 17&-1T}.
DigmzcdbyGoOgle
à les diâérencier., mais, sans aborder encore cette question délicate, il importe de coter que l'i A'Orliens comme l'e de la forme moderne n'ont jamais eu dans notre mot qu'une Tfaleur secondaire ; ce sont deux voyelles atones dout la prononciation a pu demeurer longtemps indécise, à ce point que , de nos jours même, on le verra plus loin (1) , pour nos vignerons ou laboureurs de l'Orléanais, le son de cette lettre médiale n'est ni fixe ni uniforme. Mais comment admettre une dissemblance de ce genre pour la prononciation de la tonique ? Comment un même écrivain aurait-il, en un même mot, attribué à une même syllabe aussi importante, et cela à quelques lignes d'intervalle, deux sons si profondément différents ï Evidemment un tel son ne peut ainsi varier au même moment en une même bouche : que le mot s'écrive Orliens ou Orlians (devenu Orléans) , la finale se prononce nécessairement de même, et c'est justement pour cette raison que l'alternance des deux figurations est possible ; or, si l'on ne sait pas exactement, a priori, comment se prononçait Orliens, on ne peut hésiter sur la juste prononciation A' Orlians (ou Orléans) : du même coup nous apprenons comment doit se prononcer son équivalent.
,. Cette prononciation une fois consacrée , il était impossible que l'écriture ne finît pas par s'y confojrmer exactement ; avec le quinzième siècle , la figuration par an devient en effet plus fréquente, et, pour ainsi dire, seule usuelle : rien n'est plus curieux, à cet égard, que 1» comparaison d'un certain nombre de pièces se succédant de la fin du quatorzième siècle à la an du quinzième : invariablement écrit par un e dans les documents de la première période , notre nom a pris uniformément l'a moderne dsns ceux de la seconde ; je citerai comme
"(1) Voir ci-dessous, p. B4.
DigmzcdbyGoOgle
eiemples une série de pièces de procédure dé'pôaé'es au± Archives de la Préfecture , à Orléans , et concernant l'ancien couvent de la Madeleine aux portes de la ville. On y voit mentionnés un certain nombre de prieurs et de prieures ainsi désignés :
En 1368, Tipliaine de Lille « prieuse de l'ostel de la Magdelana lez Orliens s et frère Johan Molin « prieur de l'oatel de la Magdeloae fez Orliens » ;
En 1374, Marguerite de Saint-Brisson « prieuse du prieuré de H Magdalene lez Orliens > et frère Adam de Meauz v prieur de l'hoatel et prieuré de la Magdalene lez Orliens ■ ;
En 1380 (ïieui ntyle) Marguerite de Saint-Brisson c prienée du ^prieuré de la Magdalene lez Orliens » et frère Nicolle le Picart « frebstre prieur de IHostel (sic) et prieuré- de la Magdalene lez Orliens » ;
puis :
En 1457, 1468, 1469, 1471, Jehaune de Parthenay, « prieuse du prieuré conventuel de la Magdalene lez Orllans » et, dans cette deruiére aimée, frère Pierre Brazart, e prebstre prieur du prioré conventuel de la Magdalene lez Orléans » (1).
On le voit : dans la seconde moitié du quinzième siècle, le- fehaiigenient d'écriture est accompli ; non qu'il ait été aussi tardif ; voici, en effet, une nouvelle série de pièces, s'échelonnant du commencement au milieu du quinzième siècle, et qui prouvent que dès les premières années de cette période la nouvelle orthographe était déjà, pour ainsi dire, consacrée ; je choisis ces pièces parmi celles que M. Mantellier a extraites de nos différents dépô.ts d'archives
(1) Archives du département du Loiret. Ces pièces aont classées dans un carton spécial au coui^nt de la Madeleine (do l'ordre de Fontevrault) ; elles doivent être prochainement publiées dans une monographie sur ce couvent par M. Ludovic de VauzollOs, conseiller à la Cour d'Orléans, auquel appartient aujourd'hui la Madeleine; elles ont été déchitfrées et Iranscritns nvpc le «■wOTirs de l'obligeant archiviste du départemi-n. '-K ' ;
«r)^ftQai$e9 «tqu'il a publiées en son Histoire d$ la communauté des Marchandi fréquentant la rivière de Luire (1). Tandis que je rencontre deux fois seulement li. fotmB en e dans un document du 13 novembre 1438 , où il est question de deux marchands Jehan Girard, dit Yoiloisel, et Florent Rabillard, demeurant l'un et l'autre < à 'Orliens » (2), je vois partout ailleurs Orléans, notamment dans les pièces suivantes dont j'indique la data «t 1« Im 4« dépôt :
1413 (21 mars) Archives de la Ville (3);
1427 (2 janvier) Id. (4);
1428 (22 avril) Id. (5);
1435 (24déoembre)Arfthive8derHôtel-Dieud'OrléaB8(C);
1436 (14 mai) Id. (7);
1438 (10 décembre) ' Id. (8);
1439 (novembre) Archives de la Ville (9) ;
• 1445 (5 janvier) Id. (10) ;
1445-1446 Id. (11);
1446 (4 octobre) Id. (12);
Cest également la forme en a qui domine dans les documsnts recueillis par M. Quioherat, à la suite du Procès de
(IJ Voir d-dsutiB, p. 1,9.
(2) NUtitkluib : Eûtoir» de la communauté dei marehandt, t. III,
Jd.
ibid.j
p. aro.
Id.
ibid.,
Id.
ibid.,
Id.
ibid.,
Id.
ibid.,
Id.
ibid..
Id.
ibid..
p. 7 bt 8.
Id.
ibid..
Id.
ibid..
Id.
ibid.,
DijilizodbyGoOglc
bmâàmnaiioni et de réhabilitation éè JéàAnè d*Aftî (l), 'particulièrement dans les pièces sniv&ateâ :
Témoignage du hérault Berri (2) ;
Témoignage de Jean Chartier (3);
Journal du siège et du voyage de Reims (41;
Chronique de Lorraine (5) ;
Fragment de Christine de Pisan (6) ;
Poëme de Martial d'Auvergne (7);
Lettre de Charles VU aux habitants de Narbonûe (10 mai 1429) (8);
Lettre de trois gentilshommes angevins à la femme et à
■ la belle-mère de Charles Vn (9) ;