SORT
Mademoiselle Morizot, M. Pissarro, Lépine, de Nittis, Bracquemond, Gustave Colin et Zacharie Astruc.
En inaugurant cette exposition, Eugène Boudin présenta au public cent cinquante toiles et une série d’études au pastel et à l’aquarelle.
Philippe Burty constate, à cette occasion, que tout le mouvement nouveau en peinture est produit par des incon-
nus, en dehors de toute protection administrative.
Il se ïlatte d’avoir toujours favorisé ces expositions privées, et 1l ajoute que Gambetta l’excitait à persévérer. Gambetta estimait que ces expositions sont utiles aux artistes indépendants que le Salon accable, utiles aussi au
public qu’elles habituent à respecter les efforts individuels. Puis, revenant à Eugène Boudin, voici ce qu'il dit :
« M. Eugène Boudin n’a pas conquis au premier combat cette virtuosité dont la naïveté fait le charme principal.
« Né à Honïleur, dans une famille pauvre, il a connu toutes les traverses de la vie.
« Il était arrivé à établir au Hâvre un petit magasin de papeterie et de couleurs. Cela le mit en rapports intimes avec les romantiques qui venaient de découvrir la Normandie et la Bretagne, Camille Flers, Jules Dupré, Eugène Isabey, puis avec l’autre levée, François Millet, Gustave