‹ Eugène Defacqz et Joseph Forgeur, membres du Congrès nationalChapitre 3 sur 22 · EUGÈNE DEEACQZ ET JOSEPH FORGEUR · texte numérisé non relu

EUGÈNE DEEACQZ ET JOSEPH FORGEUR

forcé de reconnaître un fait, c'est que l'immense majorité des habitants des Pays-Bas sont catholiques. Nous devons dès lors contribuer de tout notre pouvoir à régler ce qui peut être utile à cette majorité quand cela ne contrarie pas les intérêts des autres citoyens. »

M. Nothomb prend ensuite la parole pour invoquer les principes qui ont présidé à l'union des catholiques et des libéraux :

« Partisan de l'union qui a précédé notre révolution, je saisis avec empressement, dit-il, l'occasion de défendre ce fait qui a amené de si grands résultats, et qu'il s'agit aujourd'hui de ratifier dans noire Constitution. Si l'article de la section centrale est rejeté, l'union aura été une tactique, et non un principe, un piège et non un acte de bonne foi, une trêve passagère, et non un progrès social. Je commencerai par exposer, avec toute la clarté possible, le principe que défendent les catholiques purs, et cette portion du parti libéral à laquelle j'appartiens. Messieurs, nous sommes arrivés à une de ces époques qui ne reviennent pas deux fois dans la vie des peuples ; sachons en profiter. Il dépend de nous d'exercer une glorieuse initiative et de consacrer sans réserve un des grands principes de la civilisation moderne.

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