‹ Eugène DelacroixChapitre 31 sur 45 · DEUXIÈME PÉRIODE (1873-I9IO · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PÉRIODE (1873-I9IO

Contes: Nouveaux Contes (1894).

Romans: Magnhild (1877), Le Capitaine Mansana (1879), Poussière (1883), Les drapeaux flottent dans la Ville et le Port (1884), Sur le Chemin de Dieu (1889), Mary (1906).

Théâtre: Une Faillite (1874), Le Journaliste (1875), Le Roi (1877), Le Nouveau Système (1879), Leonarda (1879), Un Gant (1883), Audessus des Forces Humaines (i" partie, 1883 — 2^ partie, 1895), Amour et Géographie (1885), Paul Lange et Tora Parsberg (1898), Laboremus (1901), Paa Storhove (1902), Daglannet (1904), Quand fleurira le Vin nouveau (1909).

Poésies: Cantate pour l'Université, Lumière, Les Vieux Chants d'Hiver, Poème à la Finlande (1895-1903).

Critique: Monogamie et Polygamie.

Brochures politiques: La Lutte constitutionnelle en Norvège (1881), La Crainte du grand nombre (1881), La Souveraineté du Peuple (1882).

Discours: Extraits de mes Conférences sur la République (1880), Discours pour la Saint-Olaf (1897), Pour la Fête du Drapeau (1899), Pour le prix Nobel (1903).

Traductions françaises des œuvres de Bjœrnson

Romans : Synnœve Solhakken, traduction Fred. Baetzmann et Alph. Pages (Tolmer, 1880; Gédalge, 1891) ; — La Fille de la Pêcheuse, traduction Ch. Bernard-Derosne (H. Geoffroy, 1894) ; — Douce Fiancée (H. Geffroy, 1894) ; — • Le Chemin du Bonheur, traduction Baron de Zeppelin (Société d'Edition française et étrangère).

Théâtre: Une Faillite, adaptation française de Schurmann et Jacques Lemaire (Stock) ; — Léonarda, Une Faillite, traduction Aug. Monnier, préface de Maurice Bigeon et Ernest Tissot (Grasillier, 1894) ; — Le Roi, Le Journaliste, traduction Aug. Monnier (Stock, 1901) ; — Un Gant, Le Nouveau Système, traduction Aug. Monnier (Stock) ; — Amour et Géographie, Les Nouveaux Mariés, traduction Aug. Monnier et A. Albène, préface d'Hugues Le Roux (Savine, 1896) ; — Au-dessus des Forces Humaines (i" partie), traduction Comte Prozov; 2" partie, tradvtction Lugné-Poë, traduction autorisée par Bjœrnson (Editions de la Revue Blanche, 1901) ; — Au-dessus des Forces Humaines, traduction d'Aug- Monnier et Littmanson, préface d'Ernest Tissot (Stock) ; — Laboremus, traduction M"" Remusat (Editions de la Revue Blanche, 1901).

Critique: Monogamie et Polygamie, traduction Aug. Monnier et G. Montignac, préface d'Emile Faguet (Stock, 1897).

Pièces de Bjœrnson représentées en France

Une Faillite, représentée le 8 novembre 1893 au Théâtre Libre (Antoine, directeur) ; — Au-dessus des Forces Humaines (i" partie), représentée le 18 février 1894, le 14 janvier 1897, le 21 février 1901 au Théâtre de VŒuvre (Lugné-Poë, directeur) ; — Au-dessus des Forces Humaines (2* partie), représentée le 26 janvier 1897, le 28 février 1901 au Théâtre de VŒuvre (Lugné-Poë, directeur).

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Principaux ouvrages sur Bjœrnson

Le Drame Norvégien, par Ernest Tissot (Perrin, 1893) : — La Littérature Scandinave, par L. Bernardini (Pion, 1894) : Les Révoltés Scandinaves, par Maurice Bigeon (Grasilier, 1894) : - La Norvège littéraire, par Jacques de Coussange (iMichaud, 1909); — Discours au gala en l'honneur de Bjœrnson, 21 février 1901, « Au-dessus des Forces Humaines et l'Attente du Miracle dans la Société moderne », par Henry de Jouvenel (Editions de la Revue d'Art dramatique (1901).

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CD0PEM7TVE<^™^O{JVRrèRE Le Gérant: Ernest Reynaud.

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Aux Lecteurs

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" Portraits d Hier "

Le vif succès avec lequel ont été accueillis les premiers nmnéros de " Portraits d'Hier " est pour nous le meilleur encouragement à persévérer.

De tous côtés les félicitations nous sont parvenues. Nous sommes très sensibles à toutes ces marques de sympathie et nous nous excusons de ne pas avoir le loisir de répondre à chacun individuellement.

Aussi, confiants dans l'avenir et forts des concours manifestés, " Portraits d'Hier " sont heureux d'offrir à tout lecteur qui nous enverra son abonnement, à tout abonné qui nous fera parvenir dès maintenant le montant de son renouvellement, les primes suivantes :

Aux abonnés d'un an {6 francs), deux volumes à choisir dans la liste ci-dessous ; à ceux de six mois ( ^ francs), un volume.

Chacun de ces volumes étant vendu en librairie ^ francs, l'abonnement se trouve ainsi complètement remboursé.

Volumes Primes

Scènes de Courtisanes

par Pierre Louys

La Colonne Les Emmurés Soupes

par Lucien Descaves

Littérature sociale

par M.-C. PoiNsoT

De la Vie et du Rêve Idée et Réalité

par Henry Baubr

La Torera Maîtresse de Roi

par Jean de la Hire

Le Miroir des Légendes

par Bernard Lazare

Les Florifères La Camarade En Anarchie Leur Égale Amant

par Camille Pert

Les Couches profondes

par Pierre Vebbr

Bas'Bleus

par Albert Cim

La Croyante

par Jean Psichari

En Marche

Notes d'une Frondeuse

Vers la Lumière

par Séverine

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Les abonnements peuvent partir de n'importe quel numéro paru.

Nous nous ferons im plaisir, a fin de faire connaître notre publication, de faire parvenir gratuitement un numéro spécimen aux adresses que nos lecteurs voudront bien nous envoyer.

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= /" Août 1910 =

Portraits d*Hier

Louis PASTEUR

par GASTON SAUVEBOIS

CENTIl¥ies

Études sur la Vie, les Œuvres et l'Influence des Grands Morts de notre temps

Publication bi-mensueile illustrée : le 1" et le 15 de chaque mois -5. -?.

NUMÉROS PARUS

Première série : Emile Zola, par Victor Méric. — Puvis de Chavannes, par Léon Werth. — Beethoven, par Georges Pioch. — Henrik Ibsen, par François Crucy. — Honoré de Balzac, par Manuel Devaldès. — Bakounine, par Amédée Dunois-

Deuxième série ; Baudelaire, par Gaston Syffert. — Jules Dalou, par Paul Cornu. — Gustave Flaubert, uar Henri Bachelin. — P.=J. Proud= bon. par Maurice Harmel. — Gustave Courbet, par Maurice Robin. — Goethe, par Raymond Darsiles.

Troisième série : Pierre Dupont, par G. Clouzet. ^ Pelloutier, par Victor Dave. — A. de Vigny, par Hae Ryner — Michelet, par Elie Faure. — Verlaine, par A. Waseige. — Léon Cladel, par G. Normandy.

Quatrième série ; Edouard Manet, par Camille de Sainte-Croix. — Constantin Meunier, par M--C. Poinsot. — Eugène Delacroix, par Maurice Robin. — Clovis Hugues, par Gustave Kahn — Alfred de Musset, par Paul Peltier. — Richard Wagner, par G. Prod'homme.

Cinquième série .• ViIIiers=de=risIe=Adam, par Victor Snell. — J.=B. Carpeaux, par Florian Parmentier. — Edgar Poe, par Maurice de Ca?arvOVE. — Paul Cézanne, par Elie Paure. — Edgar Quinet, par Elie Régnier. — Tchernichevsky, par Vera Sïarkoff.

Chaque série coquettement brochée, i fr. 50, franco Chaque numéro : 25 centimes franco — Etranger : 0.30

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FRANCE, ALGERIE, TUNISIE

Un an (24 numéros) .... 6 fr. * Six mois (12 numéros).. 3 fr. > Trois mois (6 numéros). 1 fr. 50

ETRANGER & AUTRES COLONIES

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o Adresser tout ee cjui concerne " Portraits d'Hier " o à H> FABî^E, 20, f{ue du liouvre, et 131, I^ue Saint«ïlonoré — Piit^lS (l*').

Portraits d*hier

N° 34. — 1' Août 1910

Louis Pasteur

Une renommée sans pareille exalte la mémoire de Pasteur et la conservera indéfiniment. Un concours populaire « d'hommes illustres » lui assigna, récemment, la première place, à l'immense majorité des voix. Personne qui ne connaisse son nom et, chose rare, qui ne puisse fournir quelque raison véritable de l'admirer. Les mérites de Pasteur, en effet, s'étendent sans cesse. Les bienfaits que nous lui devons se multiplient chaque jour et en tous lieux. Continuellement, il guérit des hommes de la rage, conserve les troupeaux menacés par le charbon, les vers à soie guettés par la pébrine et la flacherie. Des industries qui périclitaient ou qu'entravaient de grandes difficultés flori s sent 'grâce à lui. Et son œuvre ne s'arrête pas à elle-même. Elle a engendré et produira encore par l'entremise de valeureux « pastoriens » des bienfaits nou^ veaux.

D'autre part, les purs savants reconnaissent à Pasteur d'égaux titres de gloire. Il fut un admirable initiateur, un maître de l'expérimentation. Son génie a ouvert des voies merveilleuses à la science. Il a poussé la connaissance dans un ordre de phénomènes qu'on n'entrevoyait pas avant lui. Il a deviné et exploré le monde des ferments, exposé leur grand rôk dans les manifestations organiques, montré que la mort, c'est encore la vie. En même temps, il découvrait le moyen de les faire servir à la sauvegarde des hommes et des animaux par le mal même qu'ils leur causaient. L'antidote dans le poison.

On eût pu étudier longtemps les germes pathogènes sans apercevoir les propriétés préservatrices d'eux-mêmes que, dans certaines conditions, ils présentent. Les faits qui les énoncent sont, naturellement, peu nombreux et présentaient des apparences contradictoires susceptibles

(i) Nous tenons à reconnaître que nous avons tiré une partie de notre documentation des deux beaux ouvrages : Histoire d'un savant par un ignorant et la Vie de Pasteur, publiés par René Vallery-Radot, gendre de Pasteur.

de faire errer beaucoup à leur sujet. Il fallait un génie essentiellement rationaliste et profondément humanitaire pour s'attacher surtout à ce côté de l'observation. Sans doute, est-ce un hasard qui permit à Pasteur de découvrir la virulence atténuée. Mais, comme tout de suite il reconnut la grande importance du fait ! et comme il le traita avec la méthode appropriée qui devait donner les meilleurs résultats ! D'ailleurs, ne cherchait-il pas toujours à provoquer les phénomènes pour les définir dans l'expérience ? Bien de ces phénomènes qu'il appela, d'autres, à cause d'une méthode différente, n'eussent pu les constater qu'avec l'aide capricieux du hasard. Lui les voulut, les devina d'avance souvent, grâce à « l'idée préconçue », et c'est en cela qu'apparaît son génie.

Ainsi, l'œuvre scientifique pure et l'œuvre humanitaire, l'œuvre sociale, de Pasteur s'unissent pour en faire, dans l'unanimité des hommes, une figure éternelle.

Celui qui devait arriver si haut, de son vivant, dans la gloire et mériter le titre de bienfaiteur de l'humanité, ne montre pas, dès sa première jeunesse, les qualités extrêmes qu'il déploiera plus tard. Il faut attendre que son esprit se forme avec le corps. Il naît du peuple et sans que rien dans son hérédité le prédispose à uiie organisation supérieure. Ses ancêtres ont exercé, de père en fils, humblement, la profession de tanneurs.

C'est un enfant insouciant comme tous, sans précocité, sans marque spéciale de petit prodige. Il ne révèle même point de passion pour l'étude. Il joue autant qu'il peut avec des camarades de son âge, heureux parfois d'esquiver le thème ou la version pour les parties de pêche. Son père le croit si peu prédestiné aux grandes choses, qu'il forme seulement l'ambition de le voir devenir simple professeur au collège de .^a petite ville. Il sera alors l'homme le plus heureux du monde.

L'écolier semble même incliner vers la sensibilité de l'artiste, si éloignée du froid et rigoureux rationalisme du savant. Il occupe, en effet, ses loisir à dessiner, et on conserve encore, dans quelques intérieurs d'Arbois, des pastels qu'il fit à cette époque. Le portrait de sa mère, qu'il représente avec une grande exactitude et une certaine justesse de sentiment, orne une des salles de l'Institut de la rue Dutot.

Louis Pasteur est né à Dôle, le 27 décembre 1822. Son père, Jean- Joseph Pasteur, ancien sergent-major du 3® de ligne, décoré de la Légion d'honneur pendant la campagne de France, s'était retiré en cette ville, au sortir de l'armée, pour y reprendre la profession héréditaire. Il avait épousé Jeanne-Etiennette Raqui, la fille d'un jardinier, et Louis Pasteur était leur troisième enfant. En 1825, la famille quittait Dôle pour Arbois où elle se fixait définitivement.

Le lieu de sa naissance et le caractère de ses parents expliquent la

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