III. — Ceux a qui Stirxer s'adresse
Il faut procéder avec beaucoup de prudence lorsqu'on envisage l'œuvre d'un auteur ancien. Nous lui prêtons volontiers nos opinions, ne pouvant pas bien pénétrer dans la mentalité et, en conséquence, nous interprétons à un point de vue actuel des pensées formées à une autre époque. C'est en procédant ainsi qu'on a trouvé, par exemple, tant de précurseurs au syndicalisme, et dans tous les grands mouvements d'esprit on découvre vite des parentés douteuses — bien à tort, d'ailleurs, car cela ne donne aucune certitude à de nouvelles voies.
Avec Stirner, c'est différent. Point n'est besoin d'être accoutumé de faire l'analyse critique pour se convaincre que la philosophie de Stirner est essentiellement la philosophie sociale. Peu lui importe de fixer les rapports entre les hommes « en général » et la société « en soi ». Cette tâche, selon Stirner, doit incomber aux philosophes purs. Comme il le dit nettement, ces derniers ne comprennent ni la vie sociale ni la vie individuelle.
Dès que Stirner a senti le terrain ferme, il s'efforce de définir la position qu'occupe son « moi » dans la société. Il ne parle plus de l'individu en général, pas plus qu'il ne parle de l'égoïsme en général,
mais de deux égoïsmes, de celui des possédants et du sien. Il assimile ses intérêts à ceux des travailleurs.
Il parle aussi, et très souvent, non au nom du moi, mais au nom de notis, au pluriel. Cela est déjà un indice caractéristique. Quand il trace le tableau évoquant la situation de ces nous, le doute devient impossible. « Tout nous enlevé », s'écrie-t-il. « Vous imaginez — se tourne-t-il vers les possédants — que ces huîtres, par exemple, ne sont pas à nous, comme à vous ? Vous crieriez à la violence si vous nous voyiez en remplir notre assiette et nous mettre à les consommer avec vous, — et vous auriez raison. Sans violences, nous ne les aurons pas ; mais vous, ce n'est que parce que vous nous faites violence que vous les avez. » (L'Unique, p. 32^.)
Il prête à ses « moi » les intentions nettes et bien naturelles de s'affranchir de l'exploitation, de l'oppression. Il pose le problème avec toute la précision voulue : d'un côté, la classe riche avec son égoïsme bourgeois, de l'autre, — c'est nous — la plèbe, — comme il s'exprime volontiers, — avec notre égoïsme.
Et toutes ces pages où il parle au nom des travailleurs, du prolérariat : « Votre propriété est sûre parce que nous nous abstenons de l'attaquer. Et que donnez-vous en récompense ? Vous n'avez pour le « menu peuple « que du mépris et des coups de pied, la surveillance de la police, et un catéchisme avec ce principe : Respecte ce qui n'est pas à toi, ce qui est à autrui... » ces pages laissent-elles le moindre doute sur la question que vise Stiraer ?
En parcourant U Unique, il faudrait être bien myope pour ne pas remarquer que Stirner apportait le plus grand soin à faire ressortir son « moi » dans les cadres de son existence sociale; par toutes ses conditions vitales, « moi », et avec lui tous les « nous », tiennent à la classe ouvrière, et quand Stirner parle de leurs intérêts, nous voyons clairement à quelles revendications ils correspondent.
Certains critiques ont remarqué et annoté « la sympathie » de l'auteur de L'Unique pour « les humbles », et personne n'a vu que ce livre s'adresse directement à la classe ouvrière et qu'il ne serait même pas compréhensible autrement.
La plupart des critiques et des lecteurs, lisant Stirner avec parti-pris, le traitent d'individualiste, de petit bourgeois égoïste, et lui jettent à profusion des épithètes peu flatteuses. Pour justifier leurs affirmations malveillantes, il leur faudrait d'abord biffer de L'Unique tous ces passages — et ils sont nombreux — où Stirner fait appel à l'action de tous les « moi » — « uniques » - — pour secouer ensemble, d'un commun effort, le joug de l'oppression : « Défendez- vous, et on ne vous fera rien î crie-t-il à la masse. Si quelques millions d'autres sont derrière et vous soutiennent, vous êtes une puissance imposante, et vous n'aurez pas grand'peine à vaincre. » (L'Unique, p. 234.)
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Ce résultat est acquis : le « moi », chez Stirner, c'est l'opprimé.
Seulement, ne vous étonnez pas trop si parfois, dans L'Unique, vous rencontrez un individu cjui n'a rien d'humain, mais qu'un écriteau signale à votre attention : ceci est un « moi )». Cet individu ne sera que l'ombre du moi rée!. Ce sont les anciens fantômes métaphysiques qui reviennent troubler Stirner, leur créateur involontaire, et nous plus encore, bénévoles lecteurs. Mais il faudra s'habituer : point de notion concrète, chez Stirner, sans accompagnement de son ombre idéaliste.
Stirner, en général, a accumulé dans son ouvrage tant de difficultés d'ordre méthodologique qu'il donne un grand travail à un critique tant soit peu consciencieux.
Son « moi », qui est bien l'opprimé, l'exploité dans le monde social, figure encore comme une notion philosophique.
Un esprit ordonné aurait séparé ces deux « moi », à défaut de les nommer différemment. Or, Stirner le juge inutile. Et il saute d'une réflexion sur le postulat psychologique du « moi » en général à une esquisse de la vie du « moi » en tant que travailleur. On conviendra que le principe du moindre effort n'y est guère respecté (i).
Tâchons d'appliquer au moins ce principe dans notre étude ; poursuivons notre examen des notions cardinales chez Stirner.
Ayant constaté que L'Unique s'adresse aux travailleurs, il est facile de comprendre tout ce qui a trait à l'égoisme.
Les idées reçues qui pliaient la mentalité de l'opprimé sont reléguées au second plan. Stirner a démontré d'oi^i elles proviennent, par qui, dans quel but elles nous ont été imposées. Admettons ce changement accompli réellement. Que reste-t-il donc de la mentalité ? Il reste, comme résultat, l'individu conscient de tous ses vrais intérêts, de tous ses besoins non figurés par la fausse éducation. Cet individu n'est point isolé, comme le disent presque tous les critiques, y compris . j\I. Basch (i), mais en compagnie de ses semblables, de ces millions d'égoïstes, dont a parlé Stirner, sachant leur force méconnue et voulant l'affirmer. L'idéologie fausse jetée bas, roulée au « néant », finis les actes inspirés par les préjugés et les mensonges inoculés — cette vie cède la place à une vie nouvelle. Désormais l'individu « n'a pas de vocation ou de mission à remplir, mais il a des forces, et ces forces se déploient, se manifestent où elles sont parce que. pour elles, être c'est se manifester, et qu'elles ne peuvent pas plus rester inactives que ne le
(i) Ce serait sortir des cadres, déjà étroits, de 3a présente étude que de s'occuper de la partie psycho-physiologique de L'Unique. Xous pouvons noter seulement que Stirner n'accepte pas la distinction de principe entre le inonde psychique et le monde physique. Il se rattache ainsi aux théoriciens récents.
(2) Victor Basch. L'Individualisme anarchiste, Max Stirner, Paris, 1904.
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peut la vie, qui, si elle « s'arrêtait » une seconde, ne serait plus la vie. On pourrait donc crier à l'homme : emploie ta force » !
Le voilà, le « moi » réel. Et voilà aussi du matérialisme : ce sont les forces agissantes dans la vie qui font mouvoir le « moi », déterminent son intellect, lui donnent la conscience de ses besoins. Et il ne tardera pas, suivant Stirner, — ne devrait pas tarder, faudrait-il dire, — à tenter de les satisfaire.
Cette aspiration, qui est la base de la vie individuelle vers la satisfaction de tous les besoins vitaux jusqu'alors étoufïés, cette force motrice — c'est cela que Stirner désigne sous le terme d'égoïsme.
Il fallait chercher un autre terme, objectera-t-on. Cet égoïsme n'a rien de commun avec l'égoïsme que nous désignons tous les jours comme un mobile peu recommandable. Dans la bouche de Stirner, cet énoncé n'est nullement une catégorie morale, il ne sert aucunement comme critérium de la moralité et il n'est jamais non plus opposé à l'altruisme.
L'important pour lui c'est que la mentalité des hommes, notamment celle des ouvriers, soit leur propre mentalité.
Bref, l'individu, débarrassé de l'idéologie qui cache les mobiles de ses véritables actes, sait dès lors se diriger puisqu'il « ne voit dans le monde que tout juste le monde — prosaïquement ». C'est le sens aussi de sa fameuse et tant décriée devise : « Je n'ai basé ma cause sur rien ». Elle veut dire : les faits ne dérivent pas d'une idée quelconque, comme l'affirmèrent les philosophes idéalistes, non, elle est la résultante des forces matérielles, des conditions, des intérêts qui les déterminent. L'individu, avec son domaine d'idées, est subordonné aux faits de la vie. Ce n'est que par rapport à l'idéologie que la cause est basée sur rien. Cette définition se déduit d'ailleurs de celle de l'égoïsme. C'est une preuve de plus que les principes fondamentaux de Stirner sont ceux du matérialisme social. Et pourtant à cette formule, d'apparence bizarre, se heurtent les critiques de l'Unique. Au reste, il y a dans ce livre des phrases moins obscures d'aspect, mais réellement creuses. Ce n'est point, par contre, le cas de son épigraphe.
Afin de mieux tracer la ligne de démarcation qui sépare sa doctrine de celle de ses contemporains socialistes, Stirner a choisi ce mot, pour plus d'un redoutable, d'égoïsme.
Le socialisme dominant alors en Allemagne était un mélange de sentimentalisme, de collaboration de classes et d'humanitarisme abstrait avec quelques traces d'utopies, importation française. On sait que
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Fr. Engels répudiait en ce temps-là le titre de socialiste craignant d'être assimilé aux mielleux socialistes bourgeois.
Le socialisme philosophique, qui avait toute une littérature, pour qui les idées dominent la vie, considérait la révolution comme la réalisation de l'Idée.
Stirner attaqua ce socialisme, ses postulats philosophiques, ses bases « sociales ». Il avait absolument raison de répondre à un de ses critiques, INI. Hess : « Je ne suis pas contre le socialisme, mais contre le socialisme jocrr; mon cgoisme n'est pas opposé à l'amour..., il n'est pas ennemi du sacrifice ni du dévouement.... ni non plus du socia- Hsme. — bref, il n'est pas ennemi de véritables intérêts ; il se tourne non contre l'amour mais contre l'amour sacré, non contre la pensée mais contre la pensée sacrée, non contre les socialistes mais contre le socialisme sacré (i) ».
Ce socialisme sacré, sous le nom du socialisme « vrai », a été flétri aussi par ^larx et Engels (2) ; seulement Stirner fut vraiment un pionnier. En 1844, ^larx n'a pas encore élaboré toute sa doctrine. Sa Sainte Famille, — Die heilige Familie, — qui donna au socialisme vrai et à tous les idéologues genre Bruno Bauer le même coup que L'Unique, a paru quelques mois plus tard.
Le jeune Marx, sans doute, a eu, déjà, en cette période, des connaissances beaucoup plus étendues que Stirner. La science économique de celui-ci fut assez rudimentaire. Xous nous rappelons qu'il n'avait devant les yeux que les artisans de Berlin; par contraste, choqué de leur manque d'énergie, il prit la défense de la « plèbe ». Il faut reconnaître que l'intuition, parfois géniale, de Stirner, l'a guidé en suppléant souvent d'une façon étonnante à son manque d'expérience et de savoir. Tout son entourage le plus proche s'intéressait d'ailleurs à la question sociale. Ainsi Ludwig Buhl, un « Libre », a écrit une brochure curieuse sous le titre : Indications sur les besoins de la classe ouvrière et sur les associations ayant son bien-être pour but (1845). Marx voyageant déjà avait des vues plus profondes que Stirner et tous les écrivains d'alors ; il étudia à ce moment les écrivains révolutionnaires français aux sources mêmes, tandis que Stirner ne puisait sa « science » que dans le livre allemand de Stein qui contenait le résumé des doctrines les plus courantes, comme celle de Babeuf, de Fourier, etc. Ses connaissances philosophiques et historiques étaient également plutôt maigres.
La comparaison entre la théorie d'alors de Marx et celle de Stirner est des plus simples.
(i) M. St. Recensenteu Stiniers, Wigands Vierteljahrschrift, 1845, pp. 175, 176. (2) Voir, p. e. Axdler, Le Manifeste communiste, II, p. 177-184.
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Une idée domine la pensée de Stirner : ne plus envisager les idées en soi, les rapporter aux actions humaines.
Il a énoncé ce principe en ces termes : « On dit que c'est dans l'histoire universelle que se réalise l'idée de la liberté. Cette idée est, au contraire, réelle dès qu'un Jiomnie la pense, et elle est réelle dans la mesure où elle est idée, c'est-à-dire pour autant que je la pense ou c[ue je l'ai. Ce n'est pas l'idée de liberté qui se développe, mais ce sont les hommes qui se développent et qui, en se développant, développent natnrellement aussi leur pensée. » {L'Unique, pp. 437, 438.)
La conséquence immédiate de cette pensée est d'anéantir l'idéologie impropre, non conforme aux intérêts de classe. Il l'a exprimée ainsi : « La victoire des idées n'est complète que lorsqu'elles cessent d'être en contradiction avec les intérêts, c'est-à-dire lorsqu'elles donnent satisfaction à l'égoïsme. » (Id., p. 89.)
Cette idée implique la rupture avec le socialisme idéaliste : c'est l'affirmation de la lutte de classe. C'est justement ce qu'a fait Marx dans la Sainte Famille.
Rien d'étonnant donc que l'ouvrage de Stirner ait « frappé » Engels.
Prenez, dans la Sainte Famille, la thèse essentielle qui caractérise les vues de Marx et Engels dans cette période qui coïncide avec l'élaboration de la pensée stirnerienne (il est évident que L'Unique et la Sainte Faniillc se composaient parallèlement). Cette thèse est celle-ci : (( L'homme est reconnu être à la base de toute action humaine et de toutes les circonstances... L'Histoire seule ne fait rien, elle « n'a pas de trésors inépuisables », elle ne « mené aucune lutte ». Par contre, c'est l'homme qui fait tout, possède tout, mène la lutte, — l'homme réel, vivant ; ce n'est pas l'Histoire qui utilise l'homme, comme d'un moyen pour atteindre à ses fins, comme si elle était une personne, — non, l'Histoire, ce n'est que l'action des honimes pouxrsuivant leurs btits (i). »
Elle se rattache incontestablement à la théorie de Stirner, cette conception de l'Histoire qu'avaient alors Marx et Engels. Deux ans après, ils ont fixé la correspondance entre l'action des hommes avec leurs intérêts privés, et l'action de l'Histoire avec les intérêts communs d'une collectivité. Mais il fallait d'abord franchir cette étape. Ils y ont rencontré Stirner. La doctrine de celui-ci, en conséquence, fut un grand pas en avant. En effet, pour construire un système non idéaliste, pour pouvoir se servir de la méthode d'induction, il fallait avant tout « admettre » l'homme vivant, non comme chez Feuerbach d'une vie mi-inexistante, mais avec la plénitude de ses besoins dont le primordial est celui du pain. Dans l'évolution de la pensée socialiste
(i) Friedrich Engels u. Karl Mar.x, Die heilige Familic oder, etc., 1845, p. 139.
allemande, Stirner fut Técrivain qui a le plus contribué à la faire aboutir à cette phase. Les autres allèrent plus loin par la suite.
II reste, en conséquence, établi que le premier pas vers la conception de la lutte de classe — le réalisme historique, la critique de l'idéologie, la dispersion des illusions et des fausses idées voilant les véritables intérêts — cela fut fait d'une part par Stirner, dans U Unique, d'autre part par Marx, dans la Sainte Famille.
Quant aux autres points de contact, remarquons que la Sainte Famille n'est pas l'œuvre où on rencontre l'idée fondamentale de Marx, et nous pouvons trouver fort abstraite sa façon de s'exprimer sur le rôle du prolétariat.
\^oici notamment ce qu'il y dit : « Le prolétariat, cette partie destructive de la contradiction..., réalise le verdict prononcé par une partie de la société contre soi-même, vu la naissance du prolétariat... Si le prolétariat avait triomphé, il ne deviendrait nullement la partie absolue de la société, car il ne triomphera qu'en se détruisant luimême et en même temps son opposition (c'est-à-dire la propriété privée). Le prolétariat et la propriété privée disparaîtront alors (i). »
Stirner, en invoquant la grève générale, a été plus concret.
On comprend maintenant que Marx et Engels ne purent passer sous silence le livre de Stirner. Ils le critiquèrent. Mais, écrite deux ans après, cette critique n'a vu le jour qu'en 1904, grâce à ^I. E. Bemstein qui détient les papiers posthumes de Marx. Elle a pour titre ce mot ironique : Le Saint Max ; elle est impitoyable. Pas à pas, minutieusement, Marx examine chaque phrase de Max Stirner, employant le même procédé que dans son livre sur Proudhon. La critique est plus volumineuse que tout L'Unique. Mais ]\Iarx n'y tient compte que du côté métaphysique stirnerien. Il méconnaît, ou plutôt il ne veut pas reconnaître le matérialisme qui découle de L'Unique. Il lui dénie toute valeur, et parfois il défigure le sens des formules stimeriennes. L'impression d'ensemble qu'on reçoit de Stirner en lisant ce Saint Max est celle-ci : un métaphysicien sans savoir, un faible imitateur de Hegel, un représentant typique des philosophes désemparés, un homme qui, dans son imagination, s'approprie tout et qui, en vérité, ne comprend et ne voit goutte à la réalité, philosophe de la petite bourgeoisie allemande, un « vantard sentimental » en théorie et un réactionnaire en pratique. Don Quichotte et Sancho Pança en même temps. Elle n'est pas séduisante l'image que ]\rarx donne de Stirner, mais elle est surtout injuste.
On ne saurait reprocher à Marx, combattant Stirner pour mieux faire valoir sa propre doctrine alors naissante, de ne pas avoir envisagé
(i) Loc. cit., pp. 44-45-
8o PORTRAITS d'hier
sa théorie, comme nous le pouvons faire, sans passion, au point de vue historique.
Ajoutons que, si une grande confusion règne dans les opinions émises sur Stirner, c'est grâce aussi à sa terminologie essentiellement différente de la nôtre : les notions, les définitions dont il se sert ont maintenant un autre sens. Il faut les ramener à celles que nous utilisons aujourd'hui.