‹ Eugène DelacroixChapitre 5 sur 45 · ALFRED' DE MUSSET · texte numérisé non relu

ALFRED' DE MUSSET

Et ce* accès de dése?pt)if n'étoffe pornt chose nonvelle, car lî avait écTÏt*, quatre ans" aiiparavaTit r

J'ai gar.du ma force et ma vie, Et mes aûits. et ma gaieté....

Peut-être est-elle plus triste encore que la, mort prématU/rée de Chatterton, cette Tongue agonie,, physique et iatellectnelle,, d'Alfred de Musset!'

Des censeurs patentés se sont montres sévères pour celui-ci : ne î-es- i^mitons point. La vérité est simple et navrante : pendant toute la dernière partie de sa vie, Musset fut un malade.

Or, peut-on rendre- un malade responsable de sa maladie?

Ce que. furent ces dernières années, on le de\ane par les notes touchantes, mais qu'il ne faut aussi' consulter qu'avec prudence,, laissées sous ce titre: Dix ans chez Alfred de Musset, par '^l'^^ Alartellet,, sa gouvernante (i).

Néanmoins, cette dernière phase ne fut pas la léthargie complète ; ce fut un sommeil coupé, çà et là, par de séduisants réveils.

Somme toute, Cannosine est de 1850, avec sa fraîche « complainte )) i

Ta dire. Amour, ce qui cause ma peine...

Bettine est de 1S51, l'atinéé. qoi précédai soia> entrée à FAcadéïnfe. et rest postérieurement encore qu.'il compose ses vers à' ^M™"' Mistori':

Pour Pauline et Rachel, j'ai chanté l'Elspéraiice Et pour la Malibran je me suis attristé : Grâce a toi, j'aurar vu dans- leur feut-e pTOssance-, La Force, uiiie sa la Beauté...

C'est dans sa Biographie que ces. vers ont paru: po«r lai première, fois.

D'ai'lleur^s•„ err ce qui esncerne ^lusset.. Les mots Œnzres. co,mplci&s GOJOistituent une inexactitude constante,, pour rte pas- dire plua..

Il n'existe pas d'Œiizres GonH.piè:te& de Musset; eac on-, rencontre, disséminés çà et là, dans, des journaux et dans des revues^, une' cinquantaine de morceaux,, en vers et en prose, généralement fort intéressants, et qui ne figurent dans aucune édition!

Voîci le détut de la dernière pièce que composa le poète:

L'heirre de ma mort, depxrts dixrtitiit mois, De tous les côtés sonne à mes oreilles...

(i) M™^ Martellet est mcjTte en Tgaj. A^'a■^t elle, Mussef a^•ait eu; comme gardemalade, la sœur Marceline, à qui il a dédré une pièce- de vers- .guï- ne fttr aussi publiée que par Paul de- MnsBet.

1^6 PORTRAITS d'hier

Nous avons donné quelques lignes sur Musset jeune, voici une impression sur Musset à son déclin : « Une chevelure encore abondante, mais à laquelle de nombreux fils d'argent donnaient cette couleur incertaine qui n'est pas sans harmonie, couronnait un visage un peu froid et triste au repos, mais que l'esp'rit et la grâce animaient bien vite (i) ! »

Sa dernière inspiratrice fut une femme de lettres, Louise Colet, très injustement oubliée aujourd'hui, mais qui écrivit Lui, ouvrage encore plus regrettable qw'Elle et Lui.

Le douloureux poète s'éteignit dans la nuit du i®'' au 2 mai 1857, et c'est par un matin de printemps que disparut, après d'atroces souffrances, le poète de la souffrance humaine! Il y eut vingt-sept personnes à son enterrement....

« Disparut » est d'ailleurs un terme impropre. Musset vivra éternellement, et Edmond Haraucourt nous en donne la raison :

« D'aucuns ont pour eux les hommes, et d'autres les femmes : Musset eut pour lui les amants (2) ! »

En faisant l'histoire de la vie de l'écrivain, nous avons fait aussi, ainsi qu'on l'a pu voir, celle de son œuvre: toutes deux, en effet, sont intimement liées, et étudier l'une est étudier l'autre.

Mais nous n'avons pas suffisamment parlé de son théâtre. Voici d'abord la liste de ses pièces, avec l'année de leur représentation, la date de la publication en librairie n'étant ici que secondaire:

ha. Nuit vénitienne (Odéon, 1830); Un Caprice (Th. Français, 1847); // faut qu'une porte soit ouverte ou fermée. Il ne faut jurer de rien (Th. Français, 1848); le Chandelier (T. Historique, 1848); André del' Sarto, Louison (Th. Français, 1849); ^ Habit vert (Variétés, 1849); On ne saurait penser à tout (Salle Pleyel, 1849); les Caprices de Marianne (Th. Français, 1851); Bettine (Gymnase, 1S51); On ne badine pas avec l'Amour (Th. Français, 1861) ; Carmosine (1865) ; Fantasio (1866); Barberine (1882); Lorensaccio (1896), adapté, par A. d'Artois.

Ainsi qu'on peut le voir, neuf pièces de Musset furent jouées, de 1848 à 1851 : en sorte que le plus aristocrate des écrivains, l'ami du prince d'Eckmùl et du prince de Belgiojoso (3) fut surtout représenté lors d'une des périodes les plus démocratiques de notre histoire.

(i) Emile Asse^ Revue de France, du i^"" mars 1881.

(2) Le Mussettiste, de décembre 1907.

(3) Citons aussi parmi ses amis le comte d'Alton-Shée et M. Jaubert.

ALFRED DE :NrUSSET 1^7

Singulière destinée, d'ailleurs, que celle du théâtre de Musset, qui, conçu exclusivement pour le livre, connut un engouement subit qu'auraient envié des œuvres conçues, au contraire, en vue de la rampe !

Maintenant, cet engouement est-il justifié? Pas complètement.

Tout du moins, entendons-nous. Le théâtre de ]\Iusset restera toujours, à la lecture, un fin et délicieux régal, que Musset rappelle ^larivaux (dans Un Caprice, par exemple) ou Shakespeare (par exemple, dans On ne badine pas avec ï Amour), il est difficile de voir plus de fantaisie, plus d'imprévu, plus de piaffante désinvolture : c'est fou et c'est délicieux!

]\Iais toutes ses qualités sont des qualités de « livre » et non des qualités de « pièce ».

Qu'on dise ce qu'on voudra, le théâtre de ^Musset est anti-rhéâtral. Comparez, par exemple, son Lorenzaccio, même retouché pour la scène, et le Lorcnzino de Dumas père (i). Certes, le premier ouvrage l'emporte de beaucoup par le style, l'ampleur des sentiments, la profondeur des idées, mais le second a toutes les qualités scéniques manquant à l'autre.

Et cependant, le succès des comédies de Musset est indéniable.

C'est qu'à travers l'auteur dramatique hésitant et inexpérimenté, l'on voit toujours l'admirable poète; le souvenir des Xuits rend le spectateur indulgent, et c'est par reconnaissance que l'on applaudit Camille ou Cécile !

X'oi:blions pas, du reste, que ]\Iusset lui-même avait écrit ses pièces pour être lues, et non pour être jouées. La postérité ratifiera d'ailleurs cette conception de l'écrivain: on ne se lassera jamais de relire: les Comédies et Proverbes, tandis que Ton entrevoit très bien un temps où on ne les représentera que rarement, à titre de curiosité littéraire, sauf peut-être le Chandelier, Un Caprice et // faut qu'une porte soit ouverte ou fermée.

Cela ne veut pas dire que [Musset n'ait pas eu une grosse influence sur le théâtre du xix^ siècle. Il a beaucoup imité, mais on l'a aussi beaucoup imité, et sans A quoi révent les jeunes filles, je ne sais pas si notre Chantecler national eût écrit les Romanesques (2).

Il y aurait une intéressante étude à faire sur les idées théâtrales de Musset.

Tout d'abord, après son échec de la Xuit vénitienne, il se drape dans une indifférence superbe :

(i) Représenté au Théâtre-Français le 24 février 1842.

(2) A quoi rêvent... ne figure pas dans la liste dressée ci-dessus, parce que Musset n'a pas classé cet ouvrage dans ses Comédies, non plus que la Coupe et les lèvres et les Marrons du Feu.

^0- PORTRAITS' D'HîER

Uiî' spectacle emimyeux' est cli'ose asser ccinm«ne, E'ti ttu ventasi le mien sans- qmtter ton' fauteuili

Puis,, peu. à. peu, dix ansv avant que le. gp-û-t dus public tliéâtralv se manifestât en» sa^ fa.veirr, il est pris^ pour le tliéâtre, d'ua enthousi-asme araquel la réalité ne devait don-aer qia'une très lente satisfactdorî, et, le 15- novembre 1839,, il écrit à. Aimée. d'Alton :.

« Voilà deux mo-is qu.e,. jour et nuit, j,e suis poursuivi paE u.ne' idée fixe, invariable,, niQji. idée de théâtre. Cela ne m'était j^aimais arrivé. »

Pour conclure à propos du théâtre de Musset, il ne. faut pas. dire, avec Sainte-Beuve, ce capitaine des pompiears de la critique;, que (( Musset est le caprice d'une époque blasée et libertine »., mais: il serait aussi, exagéré de dire avec M. Alfred Capus que « le mouvement dramatique, l'émotion, et L'ironie des comédies ne s'étaient pas rencontrés depuis Molière en de si exquises,, en de si parfaites proportions ».

Et maintenant, on doit se demander quelle fut la part prise: par Musset au mouvement romantique (i).

Son premier ouvrage,, les Contes d'Es^pagàie, est franchement romantique; on y devine le jeune homme q^ue son ami Paul Foucher a. introduit chez Hugo.

Puis il fait une très nette déclaration d'indépendance^ dans Rafaël :

Racine, rencontrant Shakespeare sur ma table, S'endoict pjrès. de Boiteara; qui leur a pardonné.

Cette indépendance s'accentue encore dans la Coupe et les lèzres :

Je n'ai plirs d'e système et j'aime mieux mes aises

Dan» la même pièce, d^ailleurs, il persifle ces deux procédés, ehers aux romantiques : la richesse de la rime et la, couleur locale.

Enân,, dans- ses Lettres de Dupuis et Coton&t (15: septembre 1836), il rompt décidément avec le romantisme.

Ou plutôt,, il essaie de rompre! En effet, par l'indépendance de sa pensée, par la souplesse de. son rythme, par la fantaisie et l'éclat de son style, pair son goût pour les figures imprévues, et colorées, par son lyrisme impitoyablement jaillissant, Musset était et restera, un romantique, un des plus grands noms du romantisme : il a renié- le Cénacle, mais il n'a pu s'en évader.

Aujourd'hui, la gloire de Musset est universelle.

Il y a, d'ailleurs, déjà longtemps que l'écrivain anglais Francis

(i') Sur k romaTitisine, voir les" premières pages de la; belle étude sur Vigny^. publiée par Han Ryner dans les Portraits d'Hier, d'à' ly oct. rgog'.

ALFRED DE ilUSSET 159

Palgrave déclarait (j) .que ses compatriotes préféraient IMusset à Lamartine et à Hugo, -et qu'il fallait «reconnaître dans son génie quelque chose dont l'histoire de la poésie française n'avait pas encore offert d'exemple ».

Heine considérait Musset comme le premier poète lyrique de France (2).

C'en est, en tout cas, le plus personnel, et c'est pour cette raison que s'il a -eu ëes imitat-euTS, il ne pou-vait au^oir de disciples.

Oublié pendant quelqu-es années, enseveli sous sa réputation de « maître des gandins », il reprend aujourd'hui la place qu'il -mérite, l'une des premières.

En effet, un poète est -grand des qu'il a su imprimer d'une façon indélébile la -marque de soii génie sur un sentiment, ou un ordre de sentiments arrxqtiels son nom reste des lors rmi pour jamais : voilà pourquoi Alfred de Musset est un -gra-nd poète.

Palt^l Peltier.

(i) Dans ses Oxford Essays. Il est mort en 1897.

(2) Voir Alfred de Musset, P. Lixdau^ 1876, BerJin. Voir aussi, tout récemment, Musset et Gœthe, Witrner, -iqoq, -Fra-ncîtHt.

«DftwwtgC^^wwfCTE ^^ Gérant: Ernest Reyjîaud.

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REMIÈRE ANNÉE. — N" 24

= I Mars 1910 =

Portraits d'Hier

Richard Wagner

par J.-G. PROD'HOMME

Richard Wagner, par \'allottox. OR -

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Portraits d^hier

N» 24. — P' Mars 1910

Richard Wagner

a Pauvreté, dure indigence, compagne habituelle de l'artiste allemand, c'est à toi que, en écrivant ici ces pieux souvenirs, je doirt adresser cette invocation première. Je veux te célébrer, toi, ma patronne fidèle, qui m'as suivi constamment en tous lieux ; toi qui (le ton bras d'airain, m'as préservé des vicissitudes d'une fortune décevante, et qui m'as si bien abrité contre les rayons enivrants de son soleil, grâce au nuage épais et sombre dont tu as toujours voilé à mes regards les folles vanités de ce monde. Oui, je te remercie de ta sollicitude maternelle ; mais ne pourrais-tu pas désormais la pratiquer en faveur d'un nouveau protégé ? Car la curiosité m'aiguillonne, et je voudrais, ne fiit-ce que pour un jour, essayer de l'existence sans ta participation. Pardonne, austère déesse, à cette velléité d'ambition. Mais tu connais le fond de mon cœur, et tu sais quelle dévotion sincère j'aurai toujours pour ton culte, alors même que je cesserais d'être l'objet favori de ta prédilection. Amen. »

« L'adoption de cette prière quotidienne doit vous dire assez que je suis musicien, et qu-e l'Allemagne est ma patrie. Une ville de moyenne importance me donna le jour... » (i).

Ainsi débutait, dans la Gazette musicale de Paris du 19 novembre 1840, une nouvelle semi-autobiographique et semi-romanesque. Une Visite à Beethoven, dont l'auteur, un jeune musicien allemand de vingt-six ans, n'était guère connu à Paris, que des lecteurs de la Gazette de Schlesinger ; il y avait déjà publié trois articles, sur la musique allemande, sur le Stabat mater de Pergolese, et sur le métier

(i) Ufie l'isite à Beethoven, Œuvres en prose de R. Wagner, t. I, p. 60 sqq. ('Paris, Ch. Delagrave, 1907). ^

164 PORTRAITS d'hier

de virtuose. Entre temps, désespérant, malgré l'appui apparent de Meyerbeer, de se faire jouer sur une scène parisienne, Opéra, Opéra- Comique, ou Renaissance, voire Vaudeville..., ce jeune homme mettait en musique, pour ie même Schlesinger, Les Deux Grenadiers de H. Heine, des poésies de Ronsard et de Victor Hugo, et faisait toutes sortes d'arrangements des opéras en vogue : l'Elisire d'Av.wre, la Favorite, la Reine de Chypre, etc. Il terminait en outre un grand opéra, en cinq actes, à la façon de Scribe et Meyerbeer: Rienzi ou le dernier des Tribuns, et composait, paroles et musiques, un « opéra romantique » en trois actes, le Vaisseau fantôme ou le Hollandais volant, dont il ne parvenait qu'à vendre... le livret, moyennant cinq cents francs, au directeur du Grand Opéra...

Il s'appelait Wilhelm-Richard Wagner.

Les soixante-dix années de sa vie, que d'innombrables publications nous apprennent de jour en jour et jour par jour, à connaître en ses moindres détails, ont quelque chose de providentiel — pour employer un mot bien vide de sens aujourd'hui — de symbolique, plus exactement : symbolique dans l'histoire du xix" siècle en général et surtout dans l'histoire de la nation germanique contemporaine.

Wagner naît, en effet, à Leipzig, le 22 mai 18 13, à Leipzig où va avoir lieu la mêlée des peuples, cette « bataille des .nations », au moment où toute l'Allemagne unie se .soulève contre le joug napoléonien, dans le Befreiungskrieg.

Le milieu du siècle, la Révolution de 1849, où les idées d'unité et de liberté nationale acquièrent un commencement de réalisation, marque « le point culminant de sa vie, qui se trouve là divisée en deux périodes nettement distinctes l'une de l'autre. Chacune de 'ces périodes comprend trente-cinq ans. La première est la période où l'artiste est encore inconscient ; la seconde, celle où il est désormais pleinement conscient » (i).

Au triomphe de l'Allemagne enfin unifiée, correspond le triomphe wagnérien. Le 18 mai 1871, le roi de Prusse est couronné empereur allemand; le 22 mai 1872, Wagner, pour son quarante-neuvième anniversaire, pose solennellement la première pierre du Festspielhaus, sur la colline de Bayreuth, et, du 14 au 17 août 1876, a lieu la première et solennelle représentation cyclique de VA)uieau du Nibelung, dont la première idée remonte à l'année 1848.

« De la même source émanent l'enthousiasme patriotique de 1870. qui nous a donné l'Empire, et celui de 1856, qui nous a donné VArt », a pu écrire justement Ludwig Nohl (2).

^^i) Houston-Stewart Chamberl.\ix. Le Drame zi'cigncrien, p. 24. (Faris, Chailley,

(2) Nohl, Wagner, biographie dans la Reclam-Bibliothek (Leipzig), p. 94.

Enfin, Parsifal, le chef-d'œuvre sublime, parait en 1882, et. l'année suivante, Wagner s'éteint, à Venise, âgé de soixante-dix ans.

Ces soixante-dix années ne résument-elles pas toute l'histoire de notre xix* siècle? Et l'existence de Wagner, qui se développe parallèlement à celle de sa patrie, qu'il dote d'un art inconnu, insoupçonné avant lui, n'a-t-elle pas quelque chose de merveilleux (i)?

(i) XoTE Bibliographique. — Une bibliographie wagnérienne est presque impossible à faire. Nul artiste n'a provoqué, sur sa personne comme sur son œuvre, un nombre aussi prodigieux d'études, de pamphlets, etc. Les quatre volumes du Katalog einer R. Wagner-Bibliothek (Leipzig. 1882-1895), de Nicolas Œsterlein, en signale près de 11.000 ! Et, depuis son apparition, c'est par centaines que' peuvent se chififrer chaque année, les articles ou volumes consacrés à Wagner. On trouvera à la fin du R. Wagner jugé en France, de M. G. Servières, une bibliographie française, très complète jusqu'en 1887. Depuis, ont paru les ouvrages capitaux, quasi-définitifs, et presque les seuls utiles à lire, au point de vue esthétique du regretté A. Ernst, de H. -S. Chamberlain et de M. Henri Lichtenberger.

Aux dix volumes des Œuvres complètes (dont j'ai entrepris la traducion française, sous le titre : Œuvres en prose de R. Wagner), sont venus s'ajouter plusieurs volimies d'œuvres inédites et environ dix volumes de lettres.

Les poèmes dramatiques de Wagner, sont insérés à leur ordre chronologique, dajns les Œuvres complètes, sauf celui des Fées, paru depuis sa mort. Tous, à partir du Hollandais volant, ont été traduits en prose, en français, par Challemel- Lacour, Brinn'Gaubast et Barthélemj% Judith Gautier, J. d'Offoël, Delpit. le comte de Chambrun, et autres.

La plus importante biographie de Wagner, est celle de Cari-Friedrich Glasenapp. dont la quatrième édition est en cours de publication, à Leipzig.

l66 PORTRAITS d'hier

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