SA RECONNAISSANCE ENVERS DIEU
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La reconnaissance qu'avait Eugène Pour tous ceux qui Jui rerdaient quelque service, il l'entretenait profondément gravée dans son cœur à l'égard de Dion, le Souverain bieufai. teur et l'auteur de tout don parfait. I] Convient d'en dire un mot dès maintenant ainsi que de l'union de son cœur au bon Dieu, parceque cette union fut comme Je fruit de sa reconnais. sance.
Comprenant toute l'excellence du bienfait d'une éducation chrétienne. il bénissnit chaque jour la Providence de l'avoir tire: de ce monde rempli de scandales pour le placer dane une maison où il avait toute facilité de travailler à sa sanctification. Aussi était-il animé du même sentiment que le prophète lorsqu'il disait : « Ze Seigneur s'est fait mon guide, etil ne me Manquera rien; Je suis dans le gras paturuge où
il m'a placé.” (Ps. 22)
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La reconnaissance dunt 1 était animé envers Dieu l’engagoait à considérer souvent les moyens dont Dieu s'était servi pour accomplir ses deskeins de miséricorde sur lui.
“Simon père n'était pas mort, disait.il, à un de ses maftres, je ne serais probablement pas au collége. Ah ! si Dieu a pertuis ca pourme faire du bien, Jour me sauver, quelle
leconnaissince ne Jui dois-j: pas ? Héias! Si je n'avais pas
eu le bonheur de venir ici, je serais conime les autres dans le monde, et peut être plus méchant ; je ne connaîtrais pas mia religion comme à présent; je commettrais souvent des péchés, je me perdrais.”
C'est ainsi que parlait un enfant de treize ans ; et ses paroles, sorties d'un cœur touché d«la bonté divine à son é. gard et accompagnées de larmes abondantes, rempliren d'émotion le confident du pieux enfant. Eles nous marquent bien aussi combien. dans un âge si tendre, Eugène réfléchissait déjà sur sa position toute providentielle.
: Un jour il exprimuit encore les mêmes pensées à l’un de ses condisciples : ‘‘ Nous avons, nous écoliers, beaneoup plus
‘sujet de remercier Dieu que ceux que nous avons laissés
dans le monde. Pourquoi nous a-t-il choisis ainsi entre mil. le? Nous ne le méritions pas plus que beaucoup d’autres
qui, s'ils étaient à notre place, serviraient Dicu plus fidèle-
ment que nous le faisons. C'est donc sans mérite de notre part, o6 par amour pour nous qu'Il nous préfère à eux. Puis, comment nous comportons-nous à son égard ? Ah ! c'est une question qui est bien propre à nous faire réfléchir, et à nous remplir de confusion. Cependant nous n'y pensons pas.”
IT est surprenant que dans un âge si peu avancé, il aiteu des dangers du monde une si vive horreur, D'un autre côté, cette horreur du monde devenait en luila cause d’un accroissement d'amour et de reconnaissance pour Dieu dont le main
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paternelle l'avait retiré du danger pour le placer en un lieu de sûreté. Aussi, même en présence des personnes du monde.
il s'apitoyait sur leur sort; combien les plaisirs qu'ils re.
cherchent avec tant d’empressement et qu'ils savourent avec tant d’avidité sont vils et passagers! que de fois il a déploré l’aveuglement des chrétiens qui s'occupent si peu de Jeur salut, et quine placent tout leur bonheur que dans ki jouissances que le monde leur présente ! Il disait qu'entre les pluisirs du monde et le bonheur que l'on éprouve à servir Dieu, il voyait toute la différence de lu nuit avec le jour. [l était singulièrement touché du sort bes héritiques qui ne jouissent pas des consolations de notre religion sainte, On le vit eucore verser des larmes sur l'état malhenreux de tant de peuples qui vivent dans les ténèbres de l'idolâtrie et s’endorment de la mort spirituelle,
Et en même temps il éclatait en sentiments de reconnaissance à l'égard de son Dieu qui l'avait fait naître dans la religion catholique, préferablement àtant d'autres qui, disaitil, auraient mieux que lui usé de cette grâce. Alors son zèle s embrasait, il désirait alle: prêcher la foi chez les infidèles. ‘ Oh! Mon plus grand désir est de preudre la soutane, et ‘ de me faire missiouaire, Que je voudrais mourir martyr ‘‘et verser mon sang pour la foi au milieu des peuples bar- “ bares,