K U ( ; K X E F ROM E X T I X
fonde du cheval, j’entends du cheval arabe, qu'il a été chercher dans son milieu et qu'il a rendu dans son cadre, c’est peut-être pour le dessin si difficile de cet animal et pour son anatomie essentielle que Fromentin laisse le plus visiblement percer l'insuffisance de ses études premières. D’ailleurs, si l’on s’en rapportait au témoignage d’un de ses camarades d’atelier, Alex. B..., qui avait travaillé avec lui au manège, en même temps que Pils, peignant alors le Passage de l'Alma, il faudrait noter que Fromentin a bien plus souvent et beaucoup mieux dessiné le cheval, de souvenir ou d’intuition, j'allais dire de chic , que d’après la nature. Ceci ne me surprend pas. Pendant tout le courant de sa carrière de peintre, on peut dire que le cheval a été pour lui l'objet d'une lutte continue et bien des fois décevante. Ses épanchements intimes, ses lettres en portaient souvent la trace. 11 s'irritait avec amertume des obstacles qu’il rencontrait là plus qu’ailleurs. Je ne citerai, comme preuve, qu'une lettre adressée de la Rochelle, en septembre 1874, à M. Charles Busson, le paysagiste, un de ses meilleurs amis. Je ne me refuserai pas le plaisir de la donner presque entière, d’autant que certaines notes un peu vives de découragement jettent un jour curieux sur des côtés peu connus de sa nature d’artiste et tendent à confirmer ce que je disais plus haut :
Saint-Maurice, vendredi soir, 18 septembre.
Pardonnez-moi, cher ami, jamais je ne vous ai abandonné pareillement. Il est vrai que jamais je n’ai, un mois durant, mené pareille vie. Cependant votre lettre fort triste exigeait que j’y répon-
COURRIERS DU PAYS DES OULED NAYLS ( Musée du LuxemEourô )
fc
LE PEINTRE
disse sur l’heure. Elle m’a fort affligé. Et je ne vous en ai rien dit. Voilà surtout ce dont je m’accuse. Si je vous avais su parfaitement content, je me ferais moins de reproches. Avez-vous au moins repris courage ?
Deux études manquées, dites-vous. D’abord le sont-elles? Rappelez-vous qu’avec un tableau deux ou trois fois perdu vous avez finalement fait la meilleure de vos œuvres et, au lieu d’un échec, saisi un grand succès. N’en serait-il pas de même de vos tentatives momentanément compromises? Et puis, le fussent-elles tout à fait, il vous resterait deux mois, trois mois peut-être, c’est-à-dire grandement le temps de vous rattraper, de faire de nouvelles études et de les réussir. Ne vous demandez pas trop, et que le tableau du Salon vous serve de point d’appui sans vous rendre trop exigeant. Il faut qu’il vous rassure et ne vous entrave pas. Dites-moi, si vous n’avez pas perdu toute amitié pour votre ami, où vous en êtes présentement...
...Pour moi, cher ami, j’ai beaucoup pioché. Je n’ai même fait que cela tous les jours et tout le jour. Sauf une course à la Rochelle et trois visites de parents, et les quelques moments donnés hors de chez moi à Armand, je n’ai pas cessé d’appartenir à mon travail. Cette lettre est la première que j’écris depuis mon arrivée. Ce simple détail vous donnera l’idée de l’emploi de mon temps.
J’avais, vous le savez, Euloge et un cheval arabe. J’ai fait de l’un et de l’autre, malheureusement sans beaucoup de méthode, apprenant tout et n’étudiant rien bien à fond. De sorte qu’après avoir beaucoup, mais beaucoup travaillé, je ne suis, moi non plus, pas content de moi. Je ne suis guère plus avancé qu’avant dans la connaissance exacte de mon animal. C’est un monde à étudier. Je commence à peine, non pas à le rendre, mais à en comprendre les proportions, et, quant à la science des détails les plus nécessaires à la simple construction, je n’en sais pas le premier mot. La seule utilité peut-être des nombreuses études ou croquis que je rapporte, c’est d’avoir changé de lumière et d’atelier, et d’avoir à Paris, sous les yeux, pour me soutenir et me guider, quelque chose qui par l’aspect rappelle un peu plus la nature.
Avec un mois de plus, j’apprendrais certainement ce que je veux savoir. Mais ce mois je ne l’ai plus. Nous partons vendredi prochain. C'est donc à recommencer l’année’ prochaine, si je vis, et si je ne
suis pas trop vieux. J’ai pris à ces exercices vraiment pénibles, mais attachants, le goût de l’étude; c’est là le plus clair de ce que j’y ai gagné.
Je renvoie Eulogc dans trois jours. Je vais m’occuper, à mon grand regret, de vendre Salem, dont je ne saurais que faire, et nous déménageons.
Au vrai, je suis las. Et j’aurai besoin de me reposer à Paris. Drôles de vacances ! J’en attendais mieux. Ce n’est pas faute d’assiduité, d'efforts et de continuel labeur, si je n’ai pas obtenu mieux. Mais vous savez que je suis un pauvre copiste. Ce que je ne sais pas, je ne le vois pas. Je rends beaucoup mieux ce que je devine que les choses que je consulte. 11 en résulte que mes vraies études sont détestables. Je découvrirai peut-être, dans un mois ou deux, qu’à mon insu j’ai appris. Souhaitons-le.
En voilà trop long sur moi .
... Il est dix heures et demie. Je vous quitte pour me coucher. Car le soir, je tombe de fatigue, comme un ouvrier, après sa tâche, qui commence de bonne heure.
Les très nombreux dessins de chevaux qui ont paru à la vente posthume témoignent mieux encore de ses efforts. Le mouvement en est toujours d'une justesse extrême. La bonne moitié des études peintes qu'il a laissées étaient aussi des études de chevaux. Il y en avait notamment une série, quelques-unes de la plus fine qualité, portant la date de 1874 (n0s q3 à 63 du catalogue de vente); j'ai tout lieu de penser que ce sont les études faites à la Rochelle. Je ne veux pas quitter les chevaux sans citer ce beau passage du Sahel sur le cheval arabe : « Douce et vaillante bête ! Dès que l’homme a posé la main sur son cou pour en empoigner les crins, son œil s'allume, et l’on voit courir un frisson dans ses jarrets. Une fois en selle et la bride haute,
LE PEINTRE
rhomme n’a pas besoin de lui faire sentir l’éperon. Elle secoue la tète un moment, fait résonner le cuivre ou l'argent de ses harnais ; son cou se renverse en arrière et se renfle en un pli superbe; puis le voilà qui s’enlève, emportant son cavalier avec ces grands mouvements de corps qu’on donne aux statues équestres... »
Le Salon de 1 86 1 a montré une des meilleures toiles de chevaux de Fromentin, les Cavaliers revenant d’une fantasia, et l’une de ses plus curieuses, au point de vue des singulières recherches de la couleur, les Courriers du pays des Ouled-Nayls, au printemps (nous en donnons une reproduction; c’est la seconde planche de notre pauvre ami Jules Jacquemart). En même temps il exposait : les Bergers sur les hauts plateaux de la Kabylie, un spectacle austère et triste, rencontré sur la route de Médéah à Boghar; le Lit de foued M\i; la gracieuse toile des Maisons turques, à Mustapha d’Alger ; et Une ancienne Mosquée, à Tebessa. En 1 863, il donne le calme et mélancolique tableau du Bivouac arabe au lever du jour, dont les chétives fumées, sur le ciel glacé du matin, donnent une si nette perception, par un détail admirablement observé, de la dureté farouche de la vie nomade; le Fauconnier arabe, une de ses œuvres les plus brillantes entre les petites; et la Chasse au faucon, en Algérie, il a répété souvent, à l’huile, à l’aquarelle, au crayon, ce fauconnier hardi qui court dans la steppe de toute la rapidité de sa monture. En 1864 il n’a qu’un tableau au Salon, mais c’est une de ses œuvres les plus émouvantes par la poésie expressive : le Coup de vent dans les plaines d’ Alfa. Le khamsin, ce
ETC ; È N E F R O MEX T I X.
vent funeste contre lequel les voyageurs n'ont d'autre ressource que de s’envelopper dans leur burnous et de se coucher à terre, fait rage autour de trois cavaliers surpris par la tourmente; la résignation morne des chevaux, l'effroi des hommes dont les vêtements recouvrent la tète comme un suaire, tout concourt à une expression terrible. Ce drame du vent sur les plateaux d’Alfa peut être mis en pendant de la Lisière d'oasis pendant le sirocco. Aussi énergique comme composition, il est presque aussi beau comme peinture.
Le tableau du Fauconnier arabe appartient à M. Lepel-Cointet. Son coloris magnifique a pour dominante le rouge coquelicot, ce pur rouge « à peine exprimable par la palette, enflammé par le soleil, et poussé à l'extrême ardeur par des contacts irritants ». Nous en reproduisons aussi l’esquisse au crayon. Celui de la Chasse au faucon, en Algérie, connu aussi sous le nom de la Curée, appartient au Musée du Luxembourg. L’eau-forte, de Laguillermie, entièrement dessinée devant le tableau, est des plus remarquables; elle rappelle la manière nette, précise, bien entaillée dans le cuivre, élégante et claire des petits graveurs du xvme siècle. Je doute qu'il soit possible de mieux rendre la fraîcheur et la finesse du pinceau de Fromentin. Dans ce tableau type, un des mieux composés de tout l’œuvre du maître, brillent les verts d’émeraude, les gris d’opale, les bleus de saphir. Le superbe cheval du premier plan, d'une blancheur immaculée, est plein de feu et de race. J'ai rencontré dans le Sud un exemple de cette robe extraordinaire où tout est blanc et rose, les crins, les
LE PEINTRE
sabots, les yeux et la bouche. C’est la plus belle bête que j’aie jamais vue. Elle appartenait à Si-Ali-Bey, alors caïd de Tuggurt.
La grande Chasse au héron, de la collection du duc d’Aumale, éclate comme un feu d’artifice au Salon de 1 865*, avec le tableau moins remarqué des Voleurs de nuit dans le Sahara. La Chasse au héron peut faire pendant à la Chasse au faucon de 1874, qui a figuré à la dernière vente de M. Laurent Richard. Ces deux chasses méritent au même degré leur célébrité; elles se font pendant : mêmes dimensions de la toile, même importance du ciel chargé de vapeurs transparentes et de nuages lumineux, cardés et soyeux, même horizon bas, même sentiment d'étendue, de profondeur et d’air, même gaieté d’aspect, même limpidité de l'exécution tissée dans des jeux de valeurs du choix le plus rare, même équilibre, même noblesse de composition d’un paysage su de souvenir, exact, réel, frappant et cependant inventé, mêmes paillettes, mêmes clartés dans une lumière étincelante comme de l’argent, avec je ne sais quelles dégradations insensibles qui rappellent Claude et Turner. Ainsi que le résumait parfaitement notre ami M. Charles Timbal, dans son article du journal le Français sur l’Exposition des œuvres de Fromentin : « La manière du peintre se déploie là dans toute sa fraîcheur; il est impossible d’unir dans une plus juste harmonie les eaux, le ciel et l’horizon. » On pourra éternellement proposer en exemple, aux jeunes peintres dédaigneux des sourires de la nature, l’étude de tels ciels.
Je passe rapidement sur les tableaux de 1866 (Une tribu nomade en marche vers les pâturages du Tell , chefd’œuvre d’animation et de lumière, et Un étang dans les oasis) et de 1867 (les Bateleurs nègres et les Femmes des Ouled-Nayls , qui ne sont que des répétitions, pour arriver à ceux de 1868, où Fromentin exposa les Arabes attaqués par une lionne, toile qui rendait avec un beau sentiment de nature une des gorges sauvages de l’Aurès, et son œuvre la plus discutée, les Centaures et Centauresses
s'exerçant à tirer de l’arc.
Pour beaucoup de bons esprits, les Centaures sont une erreur. Un critique regretté, Grangedor, dans le compte rendu du Salon de la Ga\ette des Beaux-Arts , était mis sur le qui-vive. 11 craignait que Fromentin, en cherchant à fuir la banalité, ne se fût trouvé avoir fait une chose laborieusement maniérée et qui discordât avec la franchise de son esprit et la haute réserve de son talent. Pour moi, les Centaures sont l'effort très respectable et très intéressant d’un peintre qui, dans son art, a plutôt péché par excès que par manque d’ambition. Fromentin n’a été qu’un peintre de genre. Il eût voulu être un peintre d'histoire. Ayant des dons supérieurs pour la composition d’un tableau, il rêva toujours de passer de la vie réelle et des anecdotes à la vie idéale et à l’épopée. Le souffle lui aurait peut-être manqué, ou mieux que le souffle, certains moyens d’exécution que l’on n’acquiert que par les longues et pénibles études de l’école, par exemple, l’étude du nu. Il le sentit, quoiqu’il ne se déclarât jamais vaincu. S’il eût vécu davantage, peut-être eût-il réussi
LE PEINTRE
dans cette voie, vers laquelle il tendait sans cesse. Son ambition était, après tout, légitime, car personne ne saurait nier que, comme peintre de genre, il n’ait déployé, au point de vue de la composition, de la pondération des lignes, du geste et de l’expression passionnée,
CENT AURESSEj PAR FROMENTIN.
(Dessin à la mine de plomb pour le tableau.)
du sentiment pittoresque et du style, les qualités les plus rares du peintre d’histoire. Le tableau des Centaures appartient à M. Alexandre Dumas. Celui-ci n'a point à regretter de l'avoir acquis. C'est une œuvre un peu pénible et d'une signification assez compliquée, d’un coloris un peu pale, mais très fine en somme, très curieuse en bien des parties, et d'une exécution très délicate. Les figures
sont tiers de nature. Centaures et centauresscs s'ébattent dans un vert paysage dont les frondaisons printanières font un rideau de couleur tendre sur lequel les silhouettes se découpent en clair. Une lumière douce, mais très vive, anime tout le tableau. Le groupe des femmes, au premier plan à gauche, me paraît de beaucoup le mieux réussi. J’aime cependant assez peu le caprice qui leur a donné leurs croupes blanches de jument et leurs rousses chevelures de femme; l’effet en est bizarre. Mais que de délicieux détails! que d’accents pleins de grâce et d'originalité! La centauresse vue de dos, dont nous reproduisons ici l'étude au crayon noir, est d'un modelé excellent.
Peut-être verra-t-on l'origine allégorique du tableau dans ce passage si plastique des dernières pages du Sahel : « Le galop d'un cheval bien monté est encore un spectacle unique, comme tout exercice équestre fait pour montrer, dans leur moment d’activité commune et dans leur accord, les deux créatures les plus intelligentes et les plus achevées par la forme que Dieu ait faites. Séparez-les, on dirait que chacune d'elles est incomplète, car ni l’une ni l’autre n'a plus son maximum de puissance; accouplez-les, mêlez l’homme au cheval, donnez au torse l'initiative et la volonté, donnez au reste du corps les attributs combinés de la promptitude et de la vigueur, et vous avez un être souverainement fort, pensant et agissant, courageux et rapide, libre et soumis. La Grèce n’a rien imaginé ni de plus naturel ni de plus grand. Elle a montré par là que la statue équestre était le dernier mot de la statuaire humaine, et, de ce monstre aux proportions réelles qui n’est que
LE PEINTRE
l'alliance audacieusement figurée d’un robuste cheval et d’un bel homme, elle en a fait l'éducateur de ses héros, l’inventeur de ses sciences, le précepteur du plus agile, du plus brave et du plus beau des hommes. »
Fromentin tenait beaucoup à cette œuvre de la maturité de son talent. Il s’en expliquait volontiers à ses amis. La forme humaine, qu’il avait toujours peinte habillée ou drapée, l’attirait invinciblement, et il voulait se prouver à lui-même qu'il pouvait échapper au cercle un peu étroit où le succès et, disons-le, de merveilleuses aptitudes l’avaient enfermé. Tentative pleine d'écueils et de déboires, mais généreuse! 11 avait une âme résolue et l’espérance d'un long avenir. Hélas! rêve sans lendemain, la mort le guettait au milieu de ses plus nobles ardeurs! On sait qu'il revint à plusieurs reprises sur le même sujet. Un autre tableau, Centaure et Centauresse , d’exécution déjà plus libre, se trouvait à sa vente posthume. Le même sujet devait figurer sur des panneaux commandés par le prince DemidofF. Les charmantes études pour une femme nue, morte et étendue par terre, intitulées dans le catalogue Y Incendie, étaient destinées à un tableau du même ordre qu’il n’eut pas le temps de mener à fin. Une d'elles, rachetée par Mme Fromentin, très petite ébauche dans la gamme des gris argentés, était ravissante. J’ai tenu à en donner une gravure.
Maintenant, en examinant la carrière du peintre avec sang-froid et en tenant compte de son tempérament plus délicat que robuste, de son esprit plus fait pour butiner comme l’abeille que pour labourer dans un dur sillon,
E U G È X E F ROMENTI N.
n’est-il pas permis de dire qu’il eût usé ses forces dans cette tentative, sans grand profit pour son repos et sa renommée? Le bon La Fontaine nous dit qu’il ne faut jamais forcer son génie.
Ce sentiment des grandes choses et ce goût pour les larges horizons de l’art se traduisaient par son amour et son respect des maîtres anciens. Ses opinions à l’égard du style ne transigeaient jamais. Je puis donner, en exemple, une longue et curieuse lettre qu’il écrivait, de Saint- Maurice, à son jeune ami le peintre Humbert, l'auteur de la Dalila du Salon de 1873. 11 s'agissait d'une Judith dont celui-ci lui avait soumis l’esquisse. Cette lettre présente un grand intérêt de forme et de pensée :
Saint-Maurice, 6 septembre 1872.
Pardonnez-moi, mon cher ami, de vous avoir fait attendre ma
réponse quelques jours de trop. Vous me demandez un avis des plus graves, et l'intérêt que vous voulez bien y attacher m’embarrasse autant qu’il m’honore . Je ne puis me taire puisque vous me priez de parler; et, d'autre part, je ne voudrais pas, sous prétexte de conseil discuter un projet que je n’ai pas sous les yeux, jeter ma manière de voir à travers la vôtre et gêner la libre conception de votre œuvre.
Tout ce que je puis faire, c'est d’insister avec vous sur ce qu'elle a de délicat, et de vous indiquer le point de vue où je me placerais pour l’entreprendre, où je me maintiendrais surtout pendant toute la durée de l’exécution.
Très beau sujet, mais très délicat; c’est convenu. Vous en sentez comme moi les ressources, le charme et les dangers. La difficulté naît du moment où l’esprit littéraire s’en empare, où, la situation ne vous suffisant plus, vous prétendez en faire un symbole. Elle s’accroît de toutes les nuances que vous vous proposez d’y mettre : attitude,