SUR LA FALAISE
A MON AMI O. GREARD.
Villcrs, 1878.
Dans un petit sonnet mettre rimmensitc :
Y renfermer le ciel profond, la mer, la grève, Le flot mouvant, le roc miné, le bruit sans trêve, Et la brume d'hiver, et l'ouragan d'été ;
Montrer à l'horizon, sur la vague emporté, Le navire, fétu que l'abîme soulève ; Et jeter dans cette ombre, et mêler à ce rêve Ta lumière, Seigneur, et ton éternité :
Ah ! c'est vraiment alors écrire un long poème ; C'est introduire l'âme aux régions qu'elle aime, Et grandir l'humble vers qui promettait si peu !
Le cadre est assez vaste, et le poète à l'aise Peut vivre tout un jour, au bord de la falaise,. De ce petit sonnet qui lui parle de Dieu.