‹ Eugène Manuel: Poésies complètes, augm. de pièces inéd. et ornées d'un portr (volume 2)Chapitre 15 sur 167 · MÉDAILLONS · texte numérisé non relu

MÉDAILLONS

Je confie à ces vers une part de moi-même,

Afin de la laisser, quelque jour, à qui m* aime.

O lecteur curieux des longs enchantements.

Qui veux des passions, des cris et des tourments,

D'un poème nouveau la savante imposture.

Ou le concert des voix de toute la nature :

Referme ce volume, où la joie et les pleurs

Prennent, pour se mcfntrer, de discrètes couleurs.

La Muse du foyer, que je garde sans tache,

Y lève à peine un coin ^u voile qui la cache.

Jouet capricieux d'un déïnon familier,

Je suis peintre à mon heure, et n'ai point d'atelier.

Ne me demande pas de ces toiles vantées.

Aux combats de l'enchère à prix d'or disputées!

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