MÉDAILLONS
Je confie à ces vers une part de moi-même,
Afin de la laisser, quelque jour, à qui m* aime.
O lecteur curieux des longs enchantements.
Qui veux des passions, des cris et des tourments,
D'un poème nouveau la savante imposture.
Ou le concert des voix de toute la nature :
Referme ce volume, où la joie et les pleurs
Prennent, pour se mcfntrer, de discrètes couleurs.
La Muse du foyer, que je garde sans tache,
Y lève à peine un coin ^u voile qui la cache.
Jouet capricieux d'un déïnon familier,
Je suis peintre à mon heure, et n'ai point d'atelier.
Ne me demande pas de ces toiles vantées.
Aux combats de l'enchère à prix d'or disputées!