A JEANNE HUGO
Le Grand-père, sublime et souriant génie, Sentait près des enfants son âme rajeunie ; Il aimait les joyeux entretiens des petits ; Il avait des festins pour tous leurs appétits; Changeait en liqueur d'or, goutte à goutte versée, L'intarissable flot de sa large pensée; Trouvait pour eux des chants d'ineffable bonté : Mais son livre immortel ^ n'a pas tout raconté.
Un jour, pour dissiper quelque songe morose,
Jeanne sur ses genoux posa sa tête rose,
Et, levant jusqu'à lui son regard caressant :
a Une histoire, grand-père !... une belle !.. . » Il consent,